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5 mars 2026Municipales 2026 : un débat animé entre Michel Jammes et Jean-Michel Lallemand, candidats à la mairie de Sigean
À l’occasion des Municipales 2026 dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, L’Indépendant vous propose de suivre une série de débats enregistrés en studio sur les principales villes à enjeux des deux départements. Pour la commune de Sigean, Michel Jammes et Jean-Michel Lallemand ont débattu ce jeudi 5 mars. L’occasion pour eux d’aborder, en substance, plusieurs points de leur programme.
Jeudi 5 mars, dans le studio de L’Indépendant à Perpignan, Audrey Poma, journaliste responsable du pôle vidéos et réseaux sociaux de notre titre, a interrogé Michel Jammes (DVD) et Jean-Michel Lallemand (SE), candidats à la mairie de Sigean. Des thèmes comme le centre-ville, le logement social, la santé ont été abordés. En voici les grandes lignes.
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Les questions sont issues généralement d’un micro tendu par notre rédaction lors d’un récent marché. Parmi celles posées par les habitants, une Sigeanaise s’interroge sur l’attractivité commerciale. Le maire sortant, en place depuis 2014, répond d’abord : « La première aide qu’on peut apporter au commerce de centre-ville, c’est d’y aller et de les fréquenter à longueur d’année ». Puis il se lance dans une rétrospective de la zone commerciale, du droit de terrasse et de la transformation du centre afin d’« essayer de pouvoir le faire partager sereinement autant par les commerçants, les clients, les cyclistes, les automobilistes et les piétons ».
Sur le stationnement qui fait aussi débat dans la commune, Michel Jammes appuie : « Nous avons une place de stationnement de plus puisque nous avons dû en supprimer une sur les avenues. Nous en avons créé deux juste à côté sur la place qui n’existait pas. Et puis surtout, cette zone 20 nous permet aujourd’hui de ne pas neutraliser cinq places d’avant-travaux, parce que vous savez que, cette année, nous devons mettre en application la loi qui interdit à des véhicules de se garer juste à côté des passages protégés ». Jean-Michel Lallemand réagit : « Oui, le stationnement est une vraie problématique. Ces aménagements n’ont pas été faits dans la concertation et les commerçants ne sont pas satisfaits. Il y a des réductions du nombre de places. Certes vous en avez créé, mais n’avez que matérialisé des places existantes. Ensuite, sur l’avenue principale, non seulement il est difficile de se garer, mais c’est surtout compliqué car les trottoirs sont beaucoup trop hauts et bon nombre de voitures ont été détériorées ».
Celui-ci rebondit alors sur un autre sujet en avançant, toujours au centre-ville, « un accord de permis de construire de huit ou neuf logements sociaux. On sait très bien que, pour un logement, il faut deux places de stationnement. Or, vous n’en avez prévu que neuf ». Il propose : « Au niveau de la traversée, de créer des stationnements en épis en réduisant la voirie et, de fait, la vitesse. » Michel Jammes, lui, avance : « Nous avons identifié sur le centre-ville un certain nombre d’îlots qui, justement, pourraient correspondre à des stationnements ».
Concernant le logement, le concurrent au maire sortant ne veut que modérément des logements sociaux et le fait savoir : « Jusqu’à présent, on n’a vu que la réalisation de logements sociaux comme dernièrement les 89 à l’ancienne cave coopérative ». Michel Jammes explique : « D’abord, il y a une réglementation, donc nous l’appliquons. Nous avons une obligation à 25 % du parc de résidence principal. Quand je suis arrivé en 2014, il y avait 57 logements sociaux répertoriés, soit 2,31 %. Nous sommes depuis pénalisés par l’État puisque nous n’avons pas atteint ce taux et avons versé 731 000 € pénalités ».
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Sur la santé, Valérie, dans le sujet visionné par les candidats, souhaiterait la réalisation d’un centre médical ou cette mère de famille une maison pour les personnes âgées. À ce sujet, Jean-Pierre Lallemand déroule : « Leucate, Portel, La Nouvelle… ils ont tous des médecins dans le canton. Nous, il y a urgence. Il y a dix jours à peine et en pleine campagne, vous avez annoncé des travaux pour lesquels je suis en total désaccord, mais nous les poursuivrons puisqu’ils sont engagés. Mais ils vont prendre du temps et ça va porter l’ouverture en août ou septembre alors que les médecins partent début juillet. À votre place, nous nous serions servis du Sivom, dont vous êtes le président, puisqu’il y a une partie des locaux qui sont vides. En revanche, si rien ne fonctionne, on se dirige vers un centre médical avec trois médecins embauchés par la commune. Ça coûtera 35 000 € de reste à charge par médecin, puisque nous encaissons toutes les consultations. Si l’État se désengage sur la sécurité, sur la santé, il faut que la commune puisse assumer derrière ».
Michel Jammes réplique : « Ce projet a demandé du temps et on ne s’est pas saisi de la problématique à la veille des élections. Nous avons étudié toutes les solutions. Toutes. Pourquoi on n’a pas acheté les locaux du Sivom ? Parce que nous n’étions pas d’accord sur le prix et je sais que finalement c’est un bon choix de ne pas l’avoir acheté. Nous avons un médecin italien qui a déposé un dossier et qui sera agréé, un autre est sur le point de le faire et nous avons des contacts ».

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