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5 mars 2026La cour d’appel d’Athènes l’a confirmé. Mercredi 4 mars, les quarante-deux accusés − dont onze anciens députés − du parti néonazi Aube dorée ont de nouveau été reconnus coupables d’appartenance à une organisation criminelle. Ils risquent jusqu’à quinze ans d’emprisonnement ; la présidente de la cour d’appel doit annoncer leurs peines de prison ultérieurement.
“L’arrêt rendu hier par la cour d’appel […] constitue un rappel nécessaire de la véritable nature d’Aube dorée : une organisation criminelle nazie qui utilisait le parti comme paravent. La violence n’était pas un élément accessoire de son idéologie, mais bien son essence même”, affirme Efsyn dans son éditorial du jour.
“Phénomène fasciste”
Dopée par la crise économique, sociale et politique en Grèce, la formation néonazie avait fait son entrée au Parlement en 2012 en obtenant 7 % des votes. Mais “Aube dorée n’est pas apparue soudainement. Depuis les années 1980, elle œuvrait en marge de la vie politique, avec un noyau idéologique néonazi et des pratiques rappelant le phénomène fasciste en Europe”, retrace To Vima.
Surfant sur un sentiment de légitimité, Aube dorée multiplie alors les violences, les exactions et les meurtres. Mais “les attaques dans les espaces publics, les patrouilles nocturnes dans les quartiers, les opérations d’intimidation contre les immigrés, les syndicalistes et les journalistes ont mis du temps à faire l’objet d’enquêtes systématiques”, poursuit le grand journal dominical.
L’assassinat de Pavlos Fyssas, un rappeur antifasciste tué dans une banlieue d’Athènes en septembre 2013, ouvre les yeux d’une partie de la société grecque sur la nature d’Aube dorée.
“L’assassinat de Pavlos Fyssas a permis d’ouvrir des enquêtes sur d’autres affaires criminelles et a conduit les autorités judiciaires compétentes à examiner, pour la première fois de manière cohérente et approfondie, les activités du groupe néonazi”, indique I Kathimerini.
Les éléments recueillis tout au long d’un procès-fleuve − conversations téléphoniques, vidéos, photographies, témoignages d’anciens membres − ont démontré l’existence d’une organisation à la structure hiérarchique claire fonctionnant avec des rôles bien définis, notamment une équipe dirigeante et ses membres élus au Parlement, avec une transmission d’ordres, puis les actions des bataillons d’assaut et des milices.
“Rappel que le fascisme peut être vaincu”
“Fyssas n’a pas pas la seule victime. En 2014, avant même le début du procès en première instance, les avocats de la partie civile ont déposé un dossier de 223 pages dans lequel ils ont recensé des dizaines d’autres actes criminels, parmi lesquels les meurtres de Shahzad Luqman à Petralona en 2013 et d’Alim Abdul Manan lors du pogrom de 2011 dans le centre d’Athènes”, rappelle le grand journal de centre droit.
Reste à mener la “dernière bataille”, celle d’éventuelles réductions ou aménagements de peines. Dans tous les cas, “l’audience d’hier a été qualifiée d’historique, marquant la fin de l’une des affaires politiques les plus importantes de la période suivant la dictature militaire [1967-1974]”, se félicite de son côté News247.
Pour le journal de gauche Efsyn, cette condamnation doit être considérée comme un “rappel que le fascisme peut être vaincu lorsqu’on l’affronte méthodiquement et collectivement, mais aussi comme une responsabilité : celle de ne plus jamais permettre aux ténèbres qui l’ont engendré de revenir sous le voile d’une proposition politique.”

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