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Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l’Iran ».
Résumé synthétique
Mohammad Bagher Ghalibaf a aujourd’hui 64 ans, une petite barbe poivre et sel, le crâne dégarni, et des lunettes carrées. Il avait à peine 19 ans quand il a rejoint le corps des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique au service de la République islamique d’Iran. Nous sommes alors en 1980. C’est le déclenchement de la guerre Iran-Irak. Mohammad Bagher Ghalibaf part combattre. Puis, il prend du galon.
En 1998, il est nommé commandant de l’armée de l’air. L’année suivante, il devient commandant de la police iranienne. Et il joue un rôle central dans la répression menée contre les manifestations étudiantes à cette période. Apparaissant avec un double visage : celui qui se présente comme une force plutôt apaisante devant les contestataires, tout en se vantant, en 2003, d’avoir ordonné de tirer sur les manifestants.
Ancien maire de Téhéran, devenu président du parlement iranien
Ensuite, Mohammad Bagher Ghalibaf a tenté de devenir président de la République d’Iran. En 2005, il démissionne de la police islamique pour se présenter une première fois à la présidence de la République. Quatre fois, il tentera sa chance, quatre fois, il échouera. Mais dès 2005, il parvient à être élu maire de Téhéran, un fauteuil dans lequel il reste de nombreuses années, il modernise les infrastructures de la capitale iranienne, le métro, il achève ses mandats, accusé de corruption.
Depuis 2020, Mohammad Bagher Ghalibaf est le président du Parlement iranien. Etiqueté comme un conservateur populiste, partisan d’une ligne dure. En janvier dernier, il a qualifié les manifestants de terroristes. Et le voilà devenu l’homme-clé du pouvoir, depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei, en février et alors que son fils Mojtaba Khamenei n’est toujours pas apparu en public. Mohammad Bagher Ghalibaf est désormais celui qui mène le bras-de-fer face aux Américains. Voici ce qu’il déclarait il y a quelques jours lors d’une interview face caméra.
Mohammad Bagher Ghalibaf : « Nous sommes les vainqueurs de cette guerre »
« Je tiens à préciser une chose : militairement, nous ne sommes pas plus forts que l’Amérique. Bon, deux et deux font quatre. Il est clair que les Américains ont plus d’argent, plus d’équipement et plus d’infrastructures que nous. Il suffit de voir qu’ils ont commis des crimes dans le monde, car leur but est toujours l’agression : ils ont plus d’expérience que nous. Le régime sioniste est aussi à leur service, c’est un agent dans la région. Autrement dit, en réalité, c’est leur gendarme, il veut faire son travail ici. Il a aussi un grand pouvoir ».
« Parfois, je vois nos chers compatriotes dire que nous les avons détruits, et non nous ne les avons pas détruits. Nous voulons le faire savoir : Nous sommes les vainqueurs de cette guerre. »
La guerre qui n’est toujours pas achevée. Ce matin, on en est à une possible reprise des pourparlers à Islamabad, alors que les négociations étaient depuis plusieurs jours au point mort. « Un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin », écrivait Mohammad Bagher Ghalibaf ces jours-ci sur les réseaux sociaux.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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