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26 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Voici notre analyse rapide sur « l’histoire des « liquidateurs », héros sacrifiés de l’Union soviétique ».
Ce qu’il est utile de savoir
Le 26 avril 1986, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl faisait exploser le quatrième réacteur de la centrale ukrainienne. Dès les premières heures et jusqu’au début des années 1990, des centaines de milliers de « liquidateurs » ont été envoyés sur place pour tenter de sauver ce qui pouvait l’être. Mal protégés, mal informés, ils en ont payé le prix fort.
Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, se produisait la catastrophe nucléaire de Tchernobyl: des réactions en chaîne ont conduit à la fusion du cœur du quatrième réacteur de la centrale. Dès le premier jour et jusqu’à 1992, des « liquidateurs » ont été envoyés en première ligne afin de contenir le drame.
Ce drôle de mot, « liquidateurs », désigne les militaires et civils soviétiques chargés de refroidir les réacteurs, limiter les dégâts et décontaminer le site. Leur effectif demeure encore aujourd’hui difficile à estimer, jusqu’à un million de personnes, d’abord principalement volontaires, puis réquisitionnées.
Cancers, maladies cardiovasculaires, troubles psychologiques…
La première des priorités était d’éteindre le graphite du quatrième réacteur brûlant à plus de 600°C. Les scientifiques soviétiques avaient calculé qu’il fallait y parvenir avant le 8 mai, sans quoi une explosion thermique était à craindre. Les premiers liquidateurs ont donc été appelés pour une mission ponctuelle d’urgence, tandis que d’autres sont restés durant plusieurs années.
Mal informés sur les risques encourus, les liquidateurs n’étaient pas dotés de protections appropriées, certains ont improvisé des sortes d’armures de fortune. Des cachets d’iode ont été distribués, mais pas de manière systématique, et la consigne de les prendre n’a pas toujours été respectée.
Les liquidatrices, quant à elles, occupaient plutôt des postes subalternes: cuisinières, femmes de ménage, aide-soignantes… Natalia Manzurova est revenue sur son expérience auprès de Reporterre: une liquidatrice pour 1.000 hommes, des violences sexistes et sexuelles, ainsi que des avortements forcés pour éviter les malformations.
L’entièreté des membres de son équipe sont morts de cancers depuis, comme beaucoup de liquidateurs, malgré un bilan controversé. Une cinquantaine d’entre eux sont morts peu de temps après l’explosion et l’exposition aux radiations, ce qu’on appelle le syndrome d’irradiation aiguë.
Sur le long terme, nombre de cancers, cataractes radio-induites, problèmes cardiovasculaires et troubles psychologiques ont été observés. Tout cela en addition à la presque mort sociale des liquidateurs, ostracisés parce que perçus comme contaminés à leur retour.
Des « héros » en manque de reconnaissance
un revue provisoire de l’ONU en 2005 avait dressé un bilan de 2.200 morts dues à l’exposition à la radioactivité. Depuis revus à la hausse, les chiffres ne sont toujours pas reconnus et avérés et dépendent de projections statistiques encore débattues.
Une loi, votée en 1993, permet aux survivants d’être pris en charge par l’État ukrainien. Les liquidateurs sont assignés aux plus hauts niveaux d’invalidité, sont logés et aidés financièrement. Certains ont été reconnus « héros de l’Union soviétique », à l’image du major Leonid Telyatnikov, dont le monument a été érigé à titre posthume en 2006 dans le cimetière de Baïkov, à Kiev.
Cependant, beaucoup n’ont pas eu accès au certificat officiel reconnaissant leur statut, et les subventions diminuent depuis plusieurs décennies. En avril 2011, plus de 2.000 liquidateurs ont manifesté à Kiev en opposition à la volonté du président Viktor Ianoukovitch de baisser drastiquement les indemnités et pensions de retraite.
40 ans après, les survivants se battent toujours pour conserver leurs maigres indemnités et se faire une place dans la mémoire nationale.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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