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26 avril 2026Reuters.com
26 avril 2026Vers une pénurie de carburant? « Nous avons des réserves qui permettent de tenir 2 ou 3 mois »
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Points importants
Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a mis en garde sur une potentielle pénurie de carburant, hypothèse ensuite réfutée par Emmanuel Macron. Pour le spécialiste Philippe Chalmin, « nous sommes dans une situation de déficit pétrolier mondial », estime-t-il sur RMC.
En déplacement à Athènes, Emmanuel Macron a assuré samedi que la guerre au Moyen-Orient ne permettait pas, à ce stade, « d’envisager aucune pénurie » de carburant en France. Il a toutefois mis en garde contre les scénarios alarmistes susceptibles de provoquer des « comportements de panique ».
Cette prise de position intervient après les déclarations du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui estimait vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz devait se prolonger « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
« On n’est pas ce scénario », répond Emmanuel Macron
Interrogé sur cette hypothèse, Emmanuel Macron a répondu : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter. »
« Nous avons des réserves qui nous permettent de tenir deux ou trois mois », rappelle Philippe Chalmin
Derrière ces positions divergentes, la question est avant tout celle du temps et de l’ampleur de la crise. Dans l’immédiat, aucune pénurie n’est à craindre en France, malgré des répercussions déjà visibles, notamment sur les prix à la pompe, explique pour RMC l’économiste Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine. « Ça va essentiellement se ressentir sur les prix à la pompe. Nous avons quand même au niveau français des réserves stratégiques qui nous permettent de tenir deux ou trois mois », souligne-t-il.
« Impasse »
En revanche, si le blocage du détroit d’Ormuz devait se prolonger au-delà de cette période, la situation pourrait basculer vers une pénurie à l’échelle mondiale. « Patrick Pouyanné a totalement raison, nous sommes dans une situation de déficit pétrolier mondial », ajoute Philippe Chalmin.
Pour l’économiste, l’issue de la crise dépend essentiellement d’un accord entre États-Unis et Iran. « On peut espérer que d’ici une dizaine de jours une solution sera trouvée. Si jamais le conflit perdurait, nous serions confrontés à une situation qui deviendrait extrêmement difficile, c’est une forme d’impasse », estime-t-il. La veille, Emmanuel Macron avait déjà appelé à « une réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation et sans péage du détroit d’Ormuz ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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