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À gauche, Jordan Broisin, en décembre 2024, à Courchevel, en France. À droite, Cécile Hernandez, en mars 2022 à Zhangjiakou, en Chine.
Ils s’apprêtent à faire vibrer les supporters tricolores pendant dix jours de compétition. Jordan Broisin et Cécile Hernandez ont été choisis par leurs pairs pour être les porte-drapeaux de la délégation française aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina 2026, qui s’ouvrent ce vendredi 6 mars.
Les deux athlètes ne défileront toutefois pas lors de la cérémonie d’ouverture, organisée à Vérone dans la soirée de vendredi, en raison de l’éloignement entre leurs sites de compétition et la ville hôte. Leur participation prendra donc la forme d’une vidéo. Ils seront néanmoins présents tout au long des Jeux et porteront le drapeau français lors de la cérémonie de clôture, prévue le 15 mars.
La désignation des porte-drapeaux a été effectuée par vote des membres de la délégation française, selon une tradition désormais bien établie au sein de l’équipe paralympique. Elle récompense les athlètes à la fois pour leurs performances sportives et pour leur engagement au sein du collectif tricolore.
Lorsqu’il avait été choisi par ses pairs, Jordan Broisin n’a pas caché son émotion : « Je ne m’y attendais pas spécialement, mais là c’est une très bonne fierté. Je… Waouh ! », s’est-il exclamé. « Je sais que c’est pas forcément par des médailles que j’ai brillé mais plus par engagement pendant ces douze années. Et de voir que mes pairs ont su reconnaître ça et ont confiance en moi pour ce rôle-là, c’est une belle fierté », a-t-il ajouté.
Jordan Broisin, para-skieur alpin « ambitieux et jovial »
Âgé de 33 ans et originaire d’Annecy, Jordan Broisin est spécialiste du paraski alpin et fait partie de l’Équipe de France depuis 2015. Il évolue dans la catégorie debout (LW4) et participera à ses troisièmes Jeux paralympiques à Milan-Cortina, après PyeongChang en 2018 et Pékin en 2022.
Bien qu’il n’ait pas encore décroché de médaille paralympique, il s’est illustré sur la scène internationale avec le titre de vice-champion du monde en slalom en 2023, ainsi que plusieurs podiums en Coupe du monde en 2024 (médaille d’argent et de bronze).
Amputé d’une jambe à la suite d’un accident de moto en 2009, alors qu’il avait 16 ans, il a également perdu l’usage de deux nerfs dans une épaule. Après seulement sept mois de rééducation, il a rechaussé les skis.
Ce sport a été pour lui un moteur pour se reconstruire après son accident, jusqu’à atteindre un niveau de compétition paralympique : « Le ski, c’est un peu ce qui m’a permis de me relever, de repartir de l’avant, de m’illustrer à ce niveau-là et d’aller pousser ce handicap jusqu’à trois fois aux Jeux », a-t-il expliqué à France Inter.
Jordan Broisin se décrit comme « ambitieux, persévérant et jovial », rapporte France Bleu. Il milite depuis plusieurs années pour une meilleure prise en compte des handicaps dans les classifications sportives, afin de garantir plus d’équité lors des compétitions.
Cécile Hernandez, para-snowboardeuse parée d’or
À 51 ans, Cécile Hernandez s’apprête à disputer ses quatrièmes Jeux paralympiques à Milan-Cortina. Originaire de Perpignan, elle est l’une des athlètes les plus titrées du para snowboard français, avec quatre médailles paralympiques : l’or en snowboard cross à Pékin 2022, l’argent à Sotchi en 2014, et l’argent et le bronze à PyeongChang en 2018.
La championne paralympique espère accroître son palmarès : défendre son titre en snowboard cross les 7 et 8 mars et décrocher l’or qui lui manque en banked slalom, prévu le 14 mars.
En tant que porte-drapeau, elle a à cœur de mettre en lumière le handicap invisible. Elle compose en effet quotidiennement avec la sclérose en plaques, diagnostiquée brutalement en 2002. « Tous les matins au réveil, je teste mon handicap. Dès que je pose mon pied sur le sol, j’ai un avant-goût de la manière dont ma journée va se dérouler : s’il va falloir adapter sportivement, humainement », a-t-elle confié à Ouest-France.
« La sclérose en plaques (SEP) se traduit par un gros manque de force, des problèmes de coordination, d’équilibre. Je peux bégayer, avoir du mal à trouver mes mots, moins bien voir. Et je dors beaucoup. Écouter de la musique à basse fréquence est un des leviers pour me fatiguer un peu moins vite », explique encore la sportive.
Avoir été choisie comme porte-drapeau pour ces Jeux est pour elle « une immense fierté ». Elle a ainsi déclaré : « Je suis convaincue que notre équipe brillera sur la neige italienne et j’espère être à la hauteur de la confiance de mes coéquipiers ».

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