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6 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « La France est dans une position défensive », affirme Catherine Vautrin, ministre des Armées
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Temps de lecture : 5min – vidéo : 11min
Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, était l’invitée du journal de France 2 jeudi 5 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
France Télévisions : Un vol Air France qui devait rapatrier des ressortissants français des Émirats arabes unis de Dubaï à Paris ce jeudi 5 mars au soir a dû faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone. Qu’est-ce qui s’est passé exactement ?
Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants : Comme vient de le dire le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ce qui s’est passé, c’est qu’un avion Air France affrété, qui était parti de Paris pour aller à Dubaï, quand il a passé l’Égypte et qu’il est arrivé vers la zone, a dû faire demi-tour. Le ciel, malheureusement, n’était pas net puisqu’il y avait des missiles. C’est la raison pour laquelle Air France a annoncé que le vol était suspendu en attendant que toutes les conditions de sécurité soient réunies, puisque c’est un des grands enjeux du rapatriement de nos concitoyens, qui est une priorité. Il doit se passer dans des conditions de sécurité maximales tant pour nos concitoyens que pour les équipages.
Il y a ce chiffre : 400 000 Français qui sont actuellement dans la région. Ils ne veulent pas tous rentrer. Il y a encore beaucoup, des dizaines de milliers de touristes qui veulent rentrer.
Il y a effectivement [jeudi 5 mars au soir] plusieurs milliers de touristes qui se sont fait connaître partout auprès de nos postes. C’est une mobilisation du ministère des Affaires étrangères, épaulée par le ministère des Transports. Nous travaillons également avec le gouvernement des Émirats, puisque eux aussi ont des avions qui partent. Je pense notamment à la compagnie Emirates. Emirates a des A380. Normalement, ils desservent Paris chaque semaine trois fois par jour avec de gros avions. Nous avons des contacts avec eux pour que le nombre d’avions mis en place augmente, ce qu’ils acceptent. Maintenant, tout ça doit se faire dans des conditions de sécurité. Je voudrais dire combien nous mesurons évidemment l’impatience de celles et ceux qui attendent, mais rien n’est plus fort que leur sécurité.
Vous ne pouvez pas nous dire quand ils seront tous rentrés.
C’est impossible. L’objectif, comme vous le savez, c’est qu’au plus vite chacun soit rentré. Les critères sont des critères de vulnérabilité. Les personnes les plus fragiles, les malades, les enfants non accompagnés, c’est cet ordre-là qui est mis en place par nos postes. Il y a des vols qui sont prévus, mais tout dépend évidemment de la qualité de l’espace aérien.
Ce sont des vols commerciaux et pas des vols militaires.
Pour l’instant, il y a eu deux avions militaires, qui avaient convoyé du matériel, qui ont été utilisés pour ramener près de 400 personnes.
Le porte-avions Charles de Gaulle est en route pour la Méditerranée. On a envoyé une frégate, on a envoyé des Rafale, des systèmes de défense anti-aériens. C’étaient les annonces d’Emmanuel Macron. Est-ce qu’on est de fait entré dans cette guerre ?
Vous le savez, le président de la République l’a dit dans son adresse aux Français mardi dernier. Le premier objectif, c’est la sécurité de nos compatriotes. Deuxièmement, nos emprises. Troisièmement, accompagner des pays avec lesquels nous avons des accords de défense qui sont des pays qui ont été attaqués. C’est cela le sujet. La France est dans une position défensive. Elle répond à une demande de pays attaqués. Voilà la position de la France : défensive, réponse à des pays attaqués avec lesquels nous avons des accords de défense.
Ces pays-là, prenons les Émirats arabes unis, par exemple, ou le Qatar, sont attaqués aujourd’hui. Alors, que fait la France précisément ?
Alors, pour être très concrète, dès le début des hostilités, la France a été évidemment en contact avec ces pays et nous sommes parfaitement dans le cadre du droit international puisque ce sont des pays attaqués qui nous demandent de l’assistance. Donc nous sommes dans une position de défense, c’est très important. Que faisons-nous ? Nous avions six Rafale positionnés dans la zone. Six Rafale supplémentaires sont partis. Ce qui veut dire qu’au moment où je vous parle, il y a 12 Rafale sur zone avec des pilotes français. Ces pilotes, quand ils volent, interceptent des drones. C’est cela, très concrètement, qui s’est passé. Parallèlement à cela, les Émirats arabes unis, par exemple, nous ont demandé des moyens supplémentaires de défense aérienne, ce qu’on appelle de la défense sol-air. Ce sont des éléments que nous avons adressés aux Émirats pour compléter l’arsenal qui était le leur. Quand on dit qu’on a un accord de défense, on nous demande de l’activer, nous l’activons. C’est cela la fiabilité de la parole française.
Pour découvrir l’intégralité de l’interview, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

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