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27 avril 2026Attaques au Mali: après la mort du ministre de la Défense, les populations inquiètes malgré un certain calme
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Résumé pour le lecteur
La journée de dimanche 26 avril a été mouvementée au Mali, quelques jours après le lancement des attaques coordonnées entre rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes. Alors que Bamako a reconnu la mort du ministre de la Défense, les mercenaires russes ont demandé et obtenu le feu vert des nouveaux maîtres de Kidal pour quitter les lieux. La population, de son côté, s’inquiète de la violence et craint une instabilité encore plus importante qu’avant.
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Des coups de feu ont été encore entendus ce dimanche à Kati, fief des militaires. D’après nos informations, au moins un civil a été retrouvé mort côté entrée nord de la ville, rapporte notre correspondant régional, Serge Daniel.
Kati est encore sous le choc des attaques, notamment celle qui a coûté la vie du ministre de la Défense Sadio Camara : les assaillants ont utilisé un camion bourré d’explosifs, touchant la maison du ministre et des habitations voisines, dont une mosquée voisine. Outre le général Sadio Camara, plusieurs autres personnes ont été tuées.
À Kati, les activités économiques tardent à reprendre. Pour un commerçant du grand marché de cette ville, la situation n’est pas rassurante, car les marchés restent fermés et les commerçants vivent toujours la peur au ventre.
Nous avons eu peur. Car ils ont commencé tôt le matin. Personne n’a pu mettre les pieds dehors. Le bruit des détonations était tellement fort que chacun est resté chez soi. Samedi soir, nous avons eu un peu d’accalmie. Et nous avons commencé à sortir un peu. Mais nous avons eu des informations selon lesquelles certains terroristes se sont échappés. Entre samedi et dimanche, la nuit a été paisible. Mais tôt dimanche matin, ils ont recommencé. Là le calme revient peu à peu mais le marché est toujours fermé. Aucun commerçant n’a osé ouvrir sa boutique. Personne n’est allé au marché. Les gens commencent tout juste à sortir un peu de leur maison pour aller se promener un peu en ville.
À Kati, «le calme revient peu à peu, mais aucun commerçant n’a osé ouvrir sa boutique»
À 15 kilomètres de là, le calme règne dans la capitale malienne Bamako. Mais l’inquiétude se lit sur les visages. À Mopti, dans le centre du pays, l’inquiétude règne, même si « les activités reprennent peu à peu ».
Ce qui s’est passé, ça nous a vraiment choqué. Toute la population de Mopti a senti ce choc. Les événements ont causé beaucoup de dégâts. Nous disons à l’armée de redoubler d’effort afin que la ville de Mopti soit sécurisée et stabilisée. Ce dimanche, le calme est revenu, les populations commencent à vaquer à leurs occupations habituelles. Les activités reprennent peu à peu. Mais nous demandons toujours aux autorités militaires de tout mettre en œuvre pour que la population de Mopti retrouve la quiétude. Ce qu’elles font déjà, c’est bien, mais nous souhaitons davantage.
«Nous demandons toujours aux autorités militaires de tout mettre en œuvre pour que la population de Mopti retrouve la quiétude», dit un habitant de la ville du centre du Mali
Au Nord, la ville de Kidal est repassée sous le contrôle des rebelles. Ils y avaient été chassés en novembre 2023 par l’armée malienne et les mercenaires russes. Ces derniers ont demandé aux rebelles et obtenu dimanche l’ouverture d’un couloir humanitaire pour abandonner leurs positions. Ce départ fragilise davantage les troupes régulières sur le terrain.
À Gao, également visée par des attaques coordonnées, des dégâts importants sont encore visibles aux postes de contrôle du pont de Wabariya et de Bourem. Mais selon un habitant, les activités économiques reprennent peu à peu.
Dieu merci, le moral des populations est bon et nous pensons que la collaboration entre la population et les forces de défense et de sécurité a permis de stabiliser la situation. La sensibilisation continue pour permettre à l’ensemble de la population de la région de Gao à comprendre ce qui s’est réellement passé et à se mettre au même d’informations et d’éviter les intox, les fake news, des informations que l’on ne vérifie pas et de faire des diffuser des choses qui ne correspondent pas à ce qui se passe sur le terrain. Dieu merci, la population vaque librement à ses activités, on remercie le bon Dieu, le calme est revenu.
À Gao, «le calme est revenu»
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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