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27 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « vers la fin de l’indemnisation publique de certaines catastrophes naturelles? ».
Résumé à retenir
un bulletin de la Cour des comptes, publié vendredi 24 avril, remet en cause le système d’indemnisation publique des catastrophes naturelles face à la multiplication des événements climatiques. Le maire de Saintes, en Charente-Maritime, s’inquiète sur RMC d’un passage à l’assurance privée pour assurer les biens. Ce qui risque d’augmenter les coûts pour les habitants.
L’indemnisation des catastrophes naturelles va-t-elle évoluer ? un étude de la Cour des comptes, publié ce vendredi 24 avril, alerte sur la soutenabilité financière « fragilisée » du régime d’indemnisation publique des catastrophes naturelles, face à un une situation de plus en plus critique face au réchauffement climatique.
Créé en 1982, le régime Cat-Nat (pour catastrophe naturelle) est financé par une « surprime », que chaque particulier verse à son assurance habitation chaque année. Mais avec le réchauffement climatique et la multiplication des événements extrêmes, ce régime est « fortement sollicité » selon l’institution. L’augmentation du coût des catastrophes naturelles est estimée entre 47% et 85% d’ici 2050.
Sa « soutenabilité financière » est menacée, selon la Cour, qui demande à ne plus qualifier certains événements climatiques de « catastrophes naturelles ». Ces dernières devraient rester exceptionnelles et le régime d’indemnisation ne devrait pas aider les victimes d’inondations ou de sécheresses, qui se répètent trop souvent sur un même territoire.
« Les dommages causés par la sécheresse (…) ont atteint 1,35 milliard d’euros par an en moyenne (…), contre 700 millions d’euros en moyenne par an depuis l’inclusion de ce risque dans le régime en 1989 », met notamment en avant le dossier de la Cour des comptes.
Une assurance inégale ?
Selon ce dernier, ces événements devraient être couverts par les assureurs privés. Mais c’est inenvisageable selon le maire (Divers centre) de Saintes, en Charente-Maritime, Bruno Drapron. La ville a subi trois inondations en cinq ans, dont une particulièrement marquante cet hiver 2025-2026.
« Ce serait purement scandaleux et insoutenable pour les habitants de notre commune », attaque l’édile.
« Si demain on leur dit ‘attention plus de catastrophes naturelles’, on va leur demander 3.000 ou 4.000 euros pour assurer une maison de 100 mètres carrés à Saintes. Ce n’est pas possible. Ce serait purement et simplement abandonner une partie de la population. Ce serait une lâcheté de l’État », affirme Bruno Drapron.
Les assurances privés pourraient, en effet, faire exploser les tarifs, avec le risque que des habitants ne réussissent plus à s’assurer. Olivier Moustacakis, fondateur du comparateur Assurland.com, craint que cela crée « une France à deux niveaux ». « C’est-à-dire des territoires couverts et des territoires non-couverts. Le débat est politique, c’est un choix de société », analyse-t-il sur RMC.
La Cour des comptes recommande également d’améliorer la prévention des risques, en aidant les territoires les plus exposés à s’adapter aux événements climatiques.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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