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27 avril 2026Est-on certain que ce sont les émissions de gaz carbonique qui provoquent le réchauffement climatique ? OnVousRépond Climat – franceinfo
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Nous vous le répétons souvent : la hausse des températures, année après année, résulte de l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère, du fait des activités humaines. Mais est-ce prouvé scientifiquement ?
À moins de n’avoir pas du tout suivi l’actualité ces… vingt dernières années, vous l’avez forcément lu ou entendu : la hausse inexorable des températures sur la planète depuis le XIXe siècle, et encore plus ces dernières décennies, est une conséquence des activités humaines. Principalement de l’industrie, de l’élevage et des transports, qui rejettent dans l’air d’importantes quantités de gaz à effet de serre.
Parmi ces gaz à effet de serre, le plus connu (et le plus important en quantité) est le CO2, alias gaz carbonique. C’est lui qui est émis chaque fois que nous brûlons du charbon, du gaz ou du pétrole, que ce soit dans nos chaudières, nos gazinières ou nos véhicules. Mais il n’est pas le seul : il y a aussi le méthane, issu par exemple de la fermentation dans les décharges publiques, ou bien du tube digestif des bovins, dont la rumination dégage d’importantes quantités de ce gaz que l’on note également CH4. Du méthane dont le pouvoir réchauffant est hélas encore pire que celui du CO2.
Il existe un très grand nombre d’études scientifiques qui montrent que le réchauffement est dû aux activités humaines
Christophe Cassou, climatologue et co-auteur du 6e rapport du GIEC
Citons encore le N2O, ou protoxyde d’azote, issu de l’industrie ou des engrais, ou encore différents gaz à base de fluor, eux aussi résultant des procédés industriels qui fabriquent nos objets du quotidien. Mais à chaque fois l’effet est le même : il s’agit de gaz qui ont la propriété, dans l’atmosphère, de retenir la chaleur du soleil. Plus nous en émettons, plus le climat se réchauffe donc.
Comme le souligne Christophe Cassou, climatologue, membre du CNRS et co-auteur du 6e rapport du GIEC, « il existe un très grand nombre d’études scientifiques qui montrent que le réchauffement que l’on est en train de vivre est dû aux activités humaines, et donc à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. On appelle ces études les études des sciences de l’attribution ».
Et elles ne datent pas d’hier : dès 1979, le réchauffement est reconnu comme un problème planétaire, et cette année-là a lieu la première conférence mondiale sur le climat à Genève, qui met en place le Programme mondial de recherche sur le climat. Puis, dès 1988 lors de la conférence de Toronto, des scientifiques, politiciens et fonctionnaires de 48 pays et des Nations unies appellent déjà à une réduction des émissions de CO2.
On peut même remonter plus loin : le CNRS lui-même date à… 1896 les débuts de la compréhension du changement climatique, car c’est l’année où le chimiste suédois Svante Arrhenius soupçonne, le premier, le rôle réchauffant du CO2. Des soupçons qui se matérialiseront au cours des années 1950 et 1960, notamment grâce aux scientifiques américains qui, disposant des premiers ordinateurs, pourront suivre plus finement l’augmentation des températures de par le monde.
Plus près de nous, l’institut Laplace explique comment ces gaz empêchent la chaleur terrestre de s’évacuer vers l’espace : un phénomène désormais bien connu, et dont les scientifiques sont absolument certains.
Toutes ces études, explique Christophe Cassou, « portent à la fois sur la température, mais aussi sur les changements du niveau de la mer, et des changements aussi d’énergie. C’est l’ensemble de ces études, qui viennent de modélisations, d’observations et de théories, qui nous permettent d’attester de manière sans équivoque que le réchauffement que l’on vit aujourd’hui est bien dû à cette augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère ».
Certes, même la simple vapeur d’eau contenue naturellement dans l’air a, elle aussi, un pouvoir réchauffant. Mais contrairement aux gaz émis par l’industrie et les transports, elle n’est pas produite de plus en plus abondamment par l’homme. *
Or c’est bien cette surproduction des gaz à effet de serre qui a fait basculer le climat : à peu près stable pendant des siècles, il se réchauffe anormalement depuis le début de la révolution industrielle il y a deux cents ans, et particulièrement depuis les années 1980, ce que prouvent sans conteste toutes les mesures de températures réalisées dans le monde depuis cette époque.
Dans l’autre camp, les climatosceptiques n’ont que très peu d’arguments. Le principal est qu’au moyen-âge, le climat aurait aussi connu une période de réchauffement, à une époque où l’industrie n’existait pas, et où on ne brûlait ni pétrole ni gaz. Cela exonérerait donc les activités humaines ? Pas du tout : ce soi-disant « optimum médiéval » de température n’est en réalité pas du tout certain, et s’il a vraiment existé il était bien plus faible que le rapide réchauffement actuel.
Et ce n’est qu’une des nombreuses théories fausses propagées par ceux qui s’auto-baptisent « climato-réalistes » sur les réseaux sociaux. Des sceptiques dont les thèses sont catégoriquement rejetées par tous les scientifiques sérieux…
Pour poser vous aussi votre question, c’est ici
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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