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27 avril 2026« Pourquoi casser les pieds à des gens qui entreprennent? » La « bataille » Master Poulet-Karim Bouamrane fait débat
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Un résumé rapide de « « Pourquoi casser les pieds à des gens qui entreprennent? » La « bataille » Master Poulet-Karim Bouamrane fait débat » selon notre rédaction.
Récap des faits principaux
Le maire de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, Karim Bouamrane s’est engagé dans une bataille juridique, mise en scène sur les réseaux sociaux, contre le fast-foot Master Poulet, ouvert depuis deux semaines.
Un fast-food sème la discorde à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Le restaurant rapide Master Poulet et le maire PS de la ville Karim Bouamrane sont engagés dans un véritable bras de fer depuis quelques jours.
Ouvert depuis le 11 avril dernier, le fast-food avait fait l’objet d’un communiqué de la municipalité seulement trois jours après. Dans celui-ci, la mairie annonçait la fermeture de l’établissement « en raison d’une ouverture réalisée sans autorisation préalable », et de l’installation d’une terrasse illégale.
Des blocs de béton ont même été installés devant le fast-food pour y gêner l’accès et la visibilité. La mairie met aussi en avant le sujet de la malbouffe pour justifier son opposition à son installation.
« On aimerait effectivement avoir d’autres commerces, plutôt que ce genre de fast-food », défend une habitante.
L’odeur émanant du restaurant est également pointée du doigt. « L’odeur de la friture, ça sent fort. C’est bien ce que fait le maire », défend une habitante de Saint-Ouen. Ce n’est pas un sujet, selon la chroniqueuse des Grandes Gueules Joëlle Dago-Serry, qui a, un temps, habité dans la ville. « Les odeurs […] c’est aussi ce qui ramène le client. Moi, j’adore les rôtisseries. Quand je sens l’odeur à quelques mètres, je me dis ‘Ouh là là, c’est où ?’ J’ai le nez et j’ai la truffe qui prétille », explique-t-elle.
Des actions en justice
Estimant être en règle, la direction de Master Poulet a décidé d’afficher des banderoles sur la devanture: « Karim, l’argent public n’est pas au service de ton ego » ou « Comment les mairies attribuent-elles les locaux? #MasterPoulet contre la corruption ». La mairie a annoncé porter plainte pour des propos diffamatoires. Le restaurant a, à son tour, le 18 avril, saisit la justice pour retirer les blocs de béton.
La chaîne de fast-foods, qui compte 28 points de vente en Île-de-France, a obtenu gain de cause. Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné à la mairie de retirer les barrières bétonnées installées le long du restaurant. Mais Karim Bouamrane n’a pas lâché l’affaire. Sur son compte Instagram, le maire a renchérit: « Je dois faire respecter la puissance publique, nous sommes rentrés dans une bataille juridique. En attendant un message pour Master Poulet: bien joué, rendez-vous au prochain épisode. »
Quelques jours plus tard, une dizaine de grands pots de fleurs oranges ont remplacé les barrières bétonnées devant le restaurant. L’avocat de la société Group Version Café, qui gère le Master Poulet, Me Sefen Guez Guez a dénoncé cet acte sur les réseaux sociaux.
Certains riverains ne comprennent pas cet acharnement. « Je vis à Saint-Ouen depuis 20 ans, il y a ce type d’enseignes tous les 100 mètres à Saint-Ouen. Il y en a pleins dans l’avenue. Il y en a partout. Pourquoi on leur fait un procès à eux ? », s’interroge Nicolas, qui estime que ces restaurants correspondent à l’ADN de la ville.
« La liberté d’entreprendre »
« Il y a un moment, je trouve que c’est un petit peu trop », estime de son côté l’ancienne Audonienne Joëlle Dago-Serry. « Je suis pour la liberté d’entreprendre. Je n’aime pas qu’on vienne casser les pieds à des gens qui entreprennent, qui créent des emplois, qui vont aussi dynamiser la ville », argue la membre des GG.
Un avis partagé par l’avocat Charles Consigny sur RMC: « Je suis favorable à la liberté du commerce, je suis par ailleurs favorable à la junk food, j’adore les fast-foods, je trouve ce Master Poulet tout à fait appétissant. »
« Je serais Monsieur Bouamrane, je laisserais Master Poulet. Je pense qu’il y a d’autres sujets quand on est maire d’une ville comme Saint-Ouen », ajoute Charles Consigny.
Des habitants de Saint-Ouen défendent également l’établissement en mettant en avant les prix proposés. « Le riz au poulet est à 3.50, ma commande est à 7 euros, j’ai un repas complet. Il n’y a rien de moins cher et plus accessible pour nous aujourd’hui, qui sommes des jeunes. On est en alternance, on n’a pas forcément les moyens », plaide un Audonien.
La France insoumise, s’est mélée à la polémique. Le député Eric Coquerel accuse la mairie de favoriser l’intallation de restaurants à destination des plus aisés en oubliant une partie de la population.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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