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27 avril 2026«Ça bout»: en colère, les agents pénitentiaires français bloquent les prisons pour demander plus de moyens
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « «Ça bout»: en colère, les agents pénitentiaires français bloquent les prisons pour demander plus de moyens ».
Points saillants
Environ 80 prisons françaises sont bloquées ce lundi 27 avril, à l’appel du principal syndicat du secteur, l’Ufap-Unsa Justice. Les agents pénitentiaires demandent plus de moyens face à une population carcérale qui ne cesse d’augmenter. En mars, le taux d’occupation des prisons françaises a atteint 137%, un record.
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Il est 7 heures du matin à la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine. Le soleil vient tout juste de se lever, ce lundi 27 avril, laissant entrevoir un grand feu de pneus, signe du mécontentement de la cinquantaine d’agents présents devant la prison. Désormais, et jusqu’à nouvel ordre, seul le personnel médical et les agents en service sont autorisés à entrer. Un blocage, à l’initiative de l’Ufap-Unsa Justice, le principal syndicat du secteur. « L’ambiance de travail est délétère », confie un agent pénitentiaire, qui préfère rester anonyme. Ce dernier explique qu’il y a seulement « un agent pour 120 à 140 détenus » dans l’établissement, « à cause de la surpopulation carcérale ».
À Nanterre, ils sont 1 300 détenus pour seulement 592 places. Des conditions inhumaines pour ce surveillant : « Ce sont tout de même des humains qui sont incarcérés, peu importe la raison de leur incarcération. » Une situation qui créer de vives tensions entre les détenus, mais aussi avec les agents, pourtant « responsables de leur sécurité », regrette-t-il.
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5 000 postes vacants à l’échelle nationale
C’est pour dénoncer ces conditions que les agents souhaitent bloquer la prison le plus longtemps possible. « Sur le tableau de service, on est à moins 30 », confie Samir, à la tête du syndicat à la prison de Nanterre. Trente postes vacants, auxquels s’ajoutent les arrêts de travail des agents. « L’absentéisme n’est pas dû à un manque de volonté de travailler. Il est dû à un épuisement », estime Samir, qui constate que de plus en plus de collègues « craquent ».
La situation n’est pas propre à cet établissement. Avec un taux d’occupation de 137%, la France fait partie des mauvais élèves européens en matière de surpopulation carcérale. Seuls Chypre et la Slovénie font pire. En tout, ce sont 87 126 détenus qui s’entassent dans les prisons françaises, pour seulement 63 500 places. L’Ufap-Unsa Justice demande donc 5 000 postes supplémentaires pour faire face à cette surpopulation carcérale.
Un projet de loi pour réformer la justice doit être présenté au Parlement d’ici l’été. Mais pour Samir, les effets d’annonces ne sont jamais suivis des faits. « Des projets de loi, il y en a eu plein. Mais sur le terrain, on ne voit rien », s’insurge le délégué syndical.
Des solutions pour éviter la prison
Augmenter les effectifs d’agents pénitentiaires n’est pas la seule solution proposée par le syndicat. Ils demandent également de reconsidérer le recours systématique à l’incarcération. « On a des personnes qui arrivent le vendredi et qui ressortent le dimanche », reprend Samir, qui aimerait que des alternatives soient trouvées pour les courtes peines. Parmi elles, il y a par exemple le bracelet électronique, qui permet de purger sa peine chez soi.
L’autre point mis en avant par la mobilisation : le manque de considération pour les surveillants pénitentiaires de la part du gouvernement et des magistrats. « Sans nous, ils ne peuvent pas travailler, mais sans eux, on travaille quand même », dit Samir. Il se sent méprisé. « On ne nous voit pas, parce qu’on est dans les murs. Mais à l’intérieur [des prisons, NDLR], ça bout ! », conclut-il.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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