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27 avril 2026Beuron et Transfrigo en redressement judiciaire à Carcassonne : de la casse sociale en perspective
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Beuron et Transfrigo en redressement judiciaire à Carcassonne : de la casse sociale en perspective ».
Éléments à garder en tête
Les deux entreprises appartiennent au groupe breton Vivo. Deux repreneurs se sont manifestés avant l’audience du tribunal de commerce ce mercredi 29 avril. Et notamment le réseau Le Saint qui a présenté son plan de reprise ce lundi aux salariés.
« C’est un coup dur. Cela faisait 29 ans que j’étais chez Transfrigo. » À la sortie de la rencontre avec un des deux candidats à la reprise des entreprises Transfrigo et Beuron, les salariés faisaient grise mine ce lundi 27 avril, en fin de matinée. Le repreneur en question, en l’occurrence le réseau Le Saint, a présenté son projet par l’intermédiaire d’un de ses cadres. Et il n’apporte pas de bonnes nouvelles. « Onze postes seraient conservés chez Beuron alors qu’il y a 29 salariés. Cinq préparateurs, six télévendeurs et commerciaux mais plus personne au niveau administratif », souffle Laurent Rossi, délégué du personnel chez Transfrigo. « Et chez nous, ils licencient tout le monde, 25 personnes. Mais ils pourront reprendre quatre chauffeurs poids lourds et quatre chauffeurs véhicules légers, en passant sur un contrat ‘marée’, et plus ‘transport’, moins avantageux pour nous. » Ce qui faisait dire à un chauffeur : « Je préfère partir. J’en ai plein le c… Cela fait six mois que ça dure. On nous balade depuis tout ce temps. » Et il y aurait un déplacement d’activités vers les entreprises Occitane Fruits et Rigaill Marée, installées dans la zone de Béragne, puisqu’elles sont dans le giron du réseau Le Saint.
La consommation du poisson a baissé et les coûts du transport comme ceux de la matière première ont explosé
Transfrigo avait été placé en redressement judiciaire en octobre 2025 tandis que Beuron l’a été début mars 2026. Les deux entreprises, Beuron achetant et vendant les produits de la mer, Transfrigo les livrant, appartiennent, depuis octobre 2015, au même groupe, Vivo. D’origine nantaise, celui-ci a plusieurs sociétés dans le négoce, la transformation, le transport et la distribution de produits de la mer frais, vivants et surgelés à destination des professionnels de l’alimentaire. « Nous avons été touchés de plein fouet par les crises successives depuis le Covid », constate Stéphanie Martinez, attachée de direction chez Beuron et déléguée du personnel. « Nous avons soutenu le plus possible depuis trois ans mais ce n’était pas assez rentable », assure Philippe Vigneaux, le PDG de Vivo, présent ce lundi. « La consommation du poisson a baissé et les coûts du transport comme ceux de la matière première ont explosé. »
Le sort de Transfrigo et Beuron se décidera ce mercredi 29 avril au tribunal de commerce, qui examinera les deux propositions de reprise dont celle du réseau Le Saint. En plus de soixante ans, cette entreprise familiale, née dans le Finistère nord, est passée de grossiste en fruits et légumes à leader national dans les produits frais.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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