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27 avril 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Victor Belmondo et Camille Razat dépoussièrent « Le rouge et le noir » en série ».
Récap des faits principaux
C’est un classique de la littérature française, adapté maintes et maintes fois au cinéma et à la télévision. Le Rouge et le Noir compte désormais une version de plus. Le roman de Stendhal, publié en 1830, fait cette fois l’objet d’une mini-série avec Victor Belmondo dans la peau de Julien Sorel. Les actrices Camille Razat et Virginie Ledoyen complètent l’indémodable triangle amoureux.
Le Rouge et le Noir raconte le parcours d’un jeune homme en quête d’ascension sociale dans la France post-napoléonienne. Aussi doué pour le latin que pour la séduction, il va se faire une place auprès de la noblesse, grâce à l’aide de deux femmes, Mme de Rênal et Mathilde de la Mole.
Le premier épisode de la série dont vous pouvez retrouver la bande-annonce ci-dessous, a été présenté en avant-première au festival Canneséries le 24 avril, avant une diffusion prochaine sur France Télévisions. Le réalisateur Gaël Morel et le scénariste et producteur Georges-Marc Benamou étaient présents sur la Croisette, ainsi qu’une partie du casting.
Le HuffPost a pu échanger avec Victor Belmondo et Camille Razat dans une interview vidéo à voir en tête d’article.
Le HuffPost : Quand avez-vous lu Le rouge et le noir pour la première fois et quel souvenir en avez-vous ?
Camille Razat : C’était au lycée je pense. Je ne l’ai pas relu avant le tournage. Pour le coup, il m’avait assez marquée. Sous l’ère post-napoléonienne, il y avait quand même quelque chose de très frais et moderne. Je dis ça pour les jeunes d’aujourd’hui : c’est un peu une sorte de Gossip Girl historique en vrai, parce que ça parle d’amour, de trahisons, de familles qui ont de l’argent, qui n’en ont pas, de déterminisme et d’ascenseur social. En fait, Julien Sorel est un peu un Dan [Humphrey, personnage de Gossip Girl, ndlr].
Victor Belmondo : Moi je l’avais découvert au lycée aussi, dans un cadre scolaire donc un peu laborieux. Et en le redécouvrant et me replongeant dedans avec mon regard d’aujourd’hui, j’ai effectivement trouvé qu’il y avait une modernité immense dans ce personnage et dans ce livre. On retrouve cette modernité dans la série. Je trouve que la force de Gaël Morel, c’est d’avoir trouvé cet équilibre parfait entre le texte classique et le monde d’aujourd’hui.
Avez-vous des points communs avec vos personnages, Mathilde de la Mole et Julien Sorel ?
CR : Oui, je pense que, comme Mathilde, je refuse un peu qu’on me mette dans une boîte ou qu’on trace mon destin professionnel. Je pense que je suis assez déterminée, et peut-être un petit brin d’insolence aussi.
VB : Moi, je n’ai pas énormément de choses en commun avec lui. On est assez éloignés. Mais il a parfois de la malice et je peux être malicieux également de temps en temps.
Julien Sorel est constamment tiraillé entre deux choses : devenir prêtre ou soldat, Mme de Rênal ou Mathilde de la Mole, l’amour ou l’ambition… Entre quoi et quoi êtes-vous tiraillé dans la vie ?
CR : J’aime bien cette question. Pour moi, ce serait l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Trouver le temps pour les gens qu’on aime et ce que demande ce travail, c’est-à-dire d’être disponible, tout le temps sur le qui-vive et pas mal en déplacement. Comme j’aime tellement mon métier d’actrice, et maintenant aussi de productrice, j’ai parfois du mal à trouver un équilibre et donc je rate beaucoup de choses avec ma famille. C’est un peu le revers de la médaille.
VB : Moi je suis très gourmand donc je suis souvent tiraillé entre deux plats, entre deux desserts, entre deux cookies.
CR : [rires] C’est vrai en plus !
Est-ce que ça vous a plu de tourner dans des costumes d’époques et de vrais décors ?
CR : C’est très agréable, ça aide tellement à se mettre dans le personnage, c’est vraiment une capsule temporelle. C’est presque bizarre, on arrive en jogging le matin et trois heures après on est dans cet état-là. Moi j’ai adoré tourner de l’époque, c’était la première fois que j’en faisais et j’adorerais en refaire avec grand plaisir.
VB : Oui, pareil. C’est presque un voyage dans le temps. On arrive le matin, on est dans nos quotidiens et d’un coup on bascule totalement ailleurs, presque 200 ans en arrière. C’est hyper excitant.
CR : Et puis il y a le travail de la langue. Je trouve ça hyper intéressant d’avoir d’aussi beaux mots à se mettre en bouche, mais à l’écran, pas au théâtre. C’est encore un travail différent. Ce n’est pas si facile que ça à faire. Aujourd’hui, on parle en faisant tout le temps en faisant des élisions : « j’te jure ». Tu ne peux pas faire ça à cette époque. Et en même temps, il faut que ça paraisse naturel. C’est un travail qui m’a beaucoup intéressée aussi.
VR : Oui c’est vrai. C’était à la fois le respect de l’époque, de ce qui est écrit, de l’historique, et la modernité, pour ne pas non plus rendre ça plombant ou déclamant. Il fallait trouver le juste équilibre entre le monde d’aujourd’hui et le classique.
Vous allez sûrement faire aimer Stendhal à tous les lycéens.
CR : Yes, mais c’est ça le job qu’on essaie de faire !
VB : Espérons-le !
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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