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6 mars 2026Contre le Mercosur, les agriculteurs en colère mettent la pression dans les rues de Bruxelles
• Des heurts éclatent entre manifestants et forces de l’ordre, alors que des leaders européens discutent de l’accord.
• Le texte, soutenu par l’Espagne et l’Allemagne, est contesté par la France, la Pologne et l’Italie, qui demandent un report.
Ce jeudi 18 décembre, jour où les chefs d’État et de gouvernement des 27 se réunissent en sommet à Bruxelles, des milliers d’agriculteurs européens, venus pour certains en tracteurs, manifestent dans la capitale belge pour protester contre l’épineux accord de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique latine (Mercosur), accusé de mettre en danger de nombreuses filières.
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, des heurts entre forces de l’ordre et manifestants ont éclaté dès la matinée près des institutions de l’UE, où la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devait rencontrer au même moment une délégation d’agriculteurs. La Copa-Cogeca, principal lobby agricole européen, a dit attendre au moins 10 000 manifestants venus de plusieurs pays, notamment de nombreux agriculteurs français. Mercosur, taxes sur les engrais, réforme de la Politique agricole commune (PAC) : les sujets de mécontentement sont nombreux, ont rappelé plusieurs manifestants interrogés par l’AFP.
« On est là pour dire non au Mercosur, surtout parce qu’on a l’impression qu’aujourd’hui, Ursula (von der Leyen) veut passer en force, elle veut imposer sa loi », a protesté Maxime Mabille, un producteur laitier belge. « Les gens en ont ras le bol des normes, des contraintes », a lancé Antoine Delefortrie, un des responsables des Jeunes Agriculteurs (JA) dans le nord de la France, dénonçant aussi le risque d’« une concurrence déloyale » de la part des pays sud-américains du Mercosur.
L’exécutif européen et le Brésil (pays qui préside cette alliance l’associant à l’Argentine, au Paraguay et à l’Uruguay) insistent pour parapher avant la fin de la semaine cet accord commercial en négociations depuis un quart de siècle, qui créerait la plus grande zone de libre-échange au monde.
« Le compte n’y est pas »
Or, Ursula von der Leyen a besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée de pays membres, et plusieurs d’entre eux réclament un report de l’accord, dont la France et la Pologne, rejoints mercredi par l’Italie. Au grand dam de l’Espagne et de l’Allemagne, fervents supporteurs du texte.
« Nous ne sommes pas prêts, le compte n’y est pas pour signer cet accord », a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron depuis Bruxelles.
L’accord permettrait à l’UE d’exporter davantage de véhicules, de machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées.
Ces pays sud-américains sont accusés par de nombreux agriculteurs européens de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis, avec à la clé l’opportunité de vendre des produits moins chers.
« C’est un accord qui est mal monté, malhonnête. Encore une fois ce qui compte c’est la réciprocité, c’est que l’Europe garantisse que les conditions de production soient respectées », a déclaré le président du syndicat français FNSEA, Arnaud Rousseau, à RMC/BFMTV.

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