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27 avril 2026L’armée israélienne accusée d’accroître les difficultés des Gazaouis à accéder à l’eau potable en tuant un ingénieur hydraulique et deux chauffeurs
Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « L’armée israélienne accusée d’accroître les difficultés des Gazaouis à accéder à l’eau potable en tuant un ingénieur hydraulique et deux chauffeurs ».
Éléments essentiels
En l’espace de quatre jour ce mois-ci, l’armée israélienne est accusée dans une enquête du Guardian publiée ce lundi 27 avril d’avoir tué à Gaza un ingénieur en hydraulique et deux chauffeurs transportant de l’eau à la population. Ces trois morts interviennent de difficultés chroniques d’accès à l’eau après des années de guerre et le maintien des contrôles aux frontières.
Les Gazaouis peinent à accéder à l’eau potable et le cessez-le-feu n’améliore pas leur situation. Dans une enquête publiée par le Guardian ce lundi 27 avril, le quotidien britannique accuse l’armée israélienne d’avoir tué à Gaza, « à quatre jours d’intervalle », trois personnes travaillant dans le domaine de la fourniture de l’eau à la population palestinienne.
Un ingénieur hydraulique a été tué dans une frappe sur la localité d’al-Zein, au nord de Gaza, alors qu’il était en train de travailler à une opération de maintenance. Selon un dossier d’incident consulté par le Guardian, l’attaque a fait un mort, quatre blessés et causé d’importants dégâts structurels à « une source d’eau essentielle pour la population environnante ».
Vendredi 17 avril, deux chauffeurs de camion employés par l’Unicef ont été tués par Tsahal alors qu’ils se trouvaient sur un facteur de distribution à Mansoura, au nord de Gaza. « Le site de Mansoura est actuellement le seul point de ravitaillement de camions en service sur le réseau d’approvisionnement en eau de Mekorot qui dessert la ville de Gaza », a rappelé l’Unicef dans un communiqué où elle condamne ces actes.
« Les travailleurs humanitaires, les prestataires de services essentiels et les infrastructures civiles, y compris les installations hydrauliques vitales, ne doivent en aucun cas être pris pour cible. La protection des civils et des personnes qui fournissent une aide vitale est une obligation en vertu du droit international humanitaire », a ajouté le Fonds des Nations Unies pour l’enfance.
Une situation sanitaire catastrophique
La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d’évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l’attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.
Selon les Nations Unies, 1,7 million d’habitants du territoire palestinien sur un total de plus de deux millions vivent toujours dans des camps, dans l’impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.
Dans ces installations, « les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites », a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.
« Des attaques ciblées »
Les frappes israéliennes ont causé, au cours des 2,5 ans de guerre, des dégâts dévastateurs notamment sur les réseaux d’approvisionnement d’eau potable.
« Depuis le début de la guerre, nous avons perdu environ 19 employés des services des eaux qui effectuaient des travaux de réparation et de distribution », a déclaré Omar Shatat, directeur adjoint du service des eaux des municipalités côtières de Gaza auprès du quotidien britannique. « Les attaques ciblées font désormais partie de la réalité opérationnelle. »
Selon les données de l’Unicef, les Gazaouis ont accès au quotidien à sept litres d’eau potable, et la plupart des habitants atteignent péniblement les six litres. L’eau à usage domestique (autre que pour être bue) avoisine les 16 litres quotidiens en moyenne. Les Nations Unies estiment que la proportion d’eau standard à laquelle toute personne doit avoir accès oscille entre 50 et 100 litres par jour.
Laureline Lasserre, responsable des affaires humanitaires d’urgence pour Gaza chez Médecins Sans Frontières, a déclaré au Guardian que cette situation provoquait des maladies.
« Pas d’eau potable, pas de savon, des conditions de vie surpeuplées: voilà la cause profonde d’une grande partie des cas que nous traitons chaque jour. De nombreux Palestiniens doivent choisir quotidiennement entre boire, cuisiner et se laver. »
Contacté par BFMTV, le bureau de communication de l’armée israélienne nous a renvoyé vers le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens. Contacté, l’organisme n’a pas encore répondu à nos sollicitations.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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