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28 avril 2026Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Les retraités doivent-ils être pointés du doigt? « Ils se sont gavés, gavés, gavés » ».
À ne pas oublier
Les anciennes et nouvelles générations se rejettent régulièrement la responsabilité de la dette française et des maux de la société. Le compte parodique Bernard et Chantal caricature un couple de retraités aisés, pour mettre en avant les inégalités entre générations. Mais les retraités clament leur opposition.
Un conflit intergénérationnel, mis en scène par le compte parodique Bernard et Chantal sur les réseaux sociaux. Suivi par plus de 35.000 abonnés, ce compte caricature, avec humour, le mode de vie d’un couple de retraités aisés, qui passent leur temps à critiquer les jeunes, qualifiés, notamment, de fainéants.
Des publications parodiques pour souligner la fracture et les inégalités entre les générations. Un compte qui « fait rire » Yaël Mellul, mais la chroniqueuse d’Estelle Midi en a marre que les retraités soient pris pour les « boucs émissaires », qui seraient « responsables d’absolument tous les maux de la société ».
« Comme si la société n’était pas assez fracturée, on crée une nouvelle fracture intergénérationnelle et moi c’est ça qui me déplaît fortement », se désole Yaël Mellul.
Les générations plus âgées sont souvent pointées du doigt pour une prétendue forme d’égoïsme. C’est leur principal problème selon Juliette Briens. « C’est quand même une génération avec une part d’égoïsme. Ils ont bénéficié d’un contexte historique et économique extrêmement favorable, ils ont voté pour tous les avantages dont ils ont profité toute leur vie. Et ils viennent nous expliquer que c’est la jeune génération qui est une génération de fainéants et qui ne bosse pas assez », explique-t-elle au micro d’Estelle Midi.
Des retraités susceptibles?
Cadre dans les ressources humaines, en Seine-et-Marne, Benjamin partage cet avis. Selon lui, les retraités ont profité d’une période faste. « Ils se sont gavés, gavés, gavés », répète-t-il.
La chroniqueuse Juliette Briens met également en avant la « susceptibilité » des retraités, alors qu’ils ne sont pas tous « directement visés ». Benjamin regrette de passer pour un « fasciste » dès qu’il critique ses aînés. « Quand on essaye de tirer la sonnette d’alarme, on se retrouve dans un système de fascisation. Je pense sincèrement qu’il faut qu’ils regardent un petit peu ce qu’ils ont », argue le cadre sur RMC.
L’économiste Pierre Rondeau insiste sur la distinction à faire entre les différentes catégories de retraités. « Les retraités à moins de 1.000 euros qui galèrent, il faut les défendre. Et il y a ceux qui sont à 3.000, 4.000 euros, qui partent en croisière tous les ans, qui ont une maison secondaire, qui en profitent et qui derrière vont critiquer des gens qui ne travaillent pas assez », avance le chroniqueur.
« Ceux-là, je les critique, et ceux-là, il faut les critiquer », insiste Pierre Rondeau.
Mais auprès de la population plus âgée, toutes ces critiques ont du mal à passer. « Je fais partie de la génération où on est parti travailler très jeune, à 14 ans, et on faisait pas 35 heures. On faisait 45, 48 heures, 60 heures par semaine quand j’étais apprentie. J’ai travaillé toute ma vie », rappelle Jeanne, aujourd’hui retraitée.
La Française de 80 ans ne comprend pas cet acharnement. « Si on gêne à 80 ans ou plus vieux, il faut installer une loi à 70 ans, et arrêter de nous soigner », propose-t-elle catégoriquement.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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