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28 avril 2026EDITO. Des « mabouls » : Emmanuel Macron s’en prend aux partisans d’une rupture avec Alger
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Selon notre équipe, l'article intitulé « EDITO. Des « mabouls » : Emmanuel Macron s’en prend aux partisans d’une rupture avec Alger » mérite un regard attentif.
Points essentiels
Lors d’un déplacement lundi 27 avril dans le département de l’Ariège, Emmanuel Macron s’en est pris aux politiques qui veulent « se fâcher avec l’Algérie ». « Tous des mabouls ! », a lancé le chef de l’État. En clair, des démagos irresponsables dont la surenchère menacerait le fonctionnement de l’économie et des services publics.
**Emmanuel Macron a profité d’une rencontre avec des personnels soignants à l’hôpital de Lavelanet pour prendre l’exemple de la médecine. Les déserts médicaux s’étendent, le système de santé manque de bras. Pour tenir, il a besoin de praticiens étrangers et Emmanuel Macron a dénoncé un dispositif trop complexe qui les oblige à repasser des concours même s’ils exercent déjà à l’hôpital. « C’est le bordel ! Un système qui marche sur la tête ! », a-t-il critiqué sur un ton qui rappelait sa fameuse sortie sur le « pognon de dingue »Ouverture dans un nouvel onglet des dépenses sociales. Rompre avec Alger, ce serait donc suicidaire, un vrai comportement de « mabouls », comme on disait à la récré.
Qui vise le président ?
Il n’a cité aucun nom, mais Bruno Retailleau s’est reconnuOuverture dans un nouvel onglet. Partisan de la fermeté, le patron de LR a répliqué en fustigeant « la politique des bons sentiments avec le régime d’Alger », selon lui, « condamnée à l’échec ». Et il a brandi l’épouvantail des individus sous OQTF qu’Alger ne veut pas récupérer. Quand il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau était déjà un adepte du coup de menton permanent. Il voulait dénoncer l’accord franco-algérien de 1968 sur la circulation des travailleurs, supprimer les facilités de voyage pour les dignitaires du régime, ou restreindre la délivrance de visas. En mars 2025, il avait même menacé de quitter le gouvernement Bayrou si celui-ci renonçait à contraindre l’Algérie d’accepter ses ressortissants en situation irrégulière.
Quelle est la méthode la plus efficace ? Ni l’une ni l’autre, ou un peu des deux. Place Beauvau, Bruno Retailleau haussait le ton pour obtenir la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, détenu par le régime algérien, qui a pris un malin plaisir à le relâcher cinq semaines après son remplacement par Laurent Nuñez. Et celui-ci a renoué le dialogue avec Alger sans débloquer la délivrance de laissez-passer consulaires nécessaires à l’exécution des OQTF.
**Pour répondre aux besoins de la société française, le pragmatisme devrait prévaloir tant nos deux pays sont imbriqués. Par exemple, près de 20 000 médecins exerçant en France ont obtenu un diplôme à l’étranger, dont 8 000 en Algérie ; sans eux, notre système de santé s’écroule et sans doute faut-il faciliter leur installation. Mais pour racoler des voix en période de campagne présidentielle, on peut craindre que la surenchère électoraliste domine.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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