Aurore Bergé appelle à respecter les « victimes » et la « présomption d’innocence »
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28 avril 2026« Restreindre le droit à la critique, non » : Aurore Bergé face au défi de réécrire la loi Yadan contre l’antisémitisme
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « Restreindre le droit à la critique, non » : Aurore Bergé face au défi de réécrire la loi Yadan contre l’antisémitisme ».
Faits marquants
Ne l’appelez surtout pas la « loi Yadan 2 ». Le gouvernement assure que ce nouveau texte ne sera pas la copie conforme du précédent, mais plutôt un texte de compromis. La proposition de loi du nom de la députée Caroline Yadan pour « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » n’avait finalement pas été examinée à l’Assemblée nationale. Elle avait été retirée du calendrier parlementaire face à la levée de boucliers d’une partie de la classe politique, qui y voit notamment une volonté d’empêcher toute critique de la politique d’Israël.
La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé croit pouvoir remettre le texte sur le métier en le retravaillant avec les groupes parlementaires qu’elle reçoit mardi 28 avril. Une pétition contre le texte initial a recueilli plus de 700 000 signaturesOuverture dans un nouvel onglet sur le site de l’Assemblée nationale.
Polémique autour du mot « implicitement »
Au cœur des négociations à venir : la rédaction de l’article 1. Dans le texte initial, il prévoyait 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour « le élément de provoquer directement, même implicitement, à des actes de terrorisme ». Le mot « implicitement » crispe à gauche et jusque dans le camp présidentiel. « C’est n’importe quoi », s’emporte une députée macroniste. « Lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme, oui, restreindre le droit à la critique, non », résume un autre, qui craint qu’avec cette formulation, la moindre remise en cause du gouvernement de Benyamin Nétanyahou devienne condamnable par la loi.
Aurore Bergé, qui va tenir la plume, a une idée en tête : retirer ce mot qui fâche en échange d’un texte enrichi. Par exemple, en rendant inéligible tout élu coupable de propos anti-juifs ou en incluant les actes racistes dans ce texte sur l’antisémitisme. Reste à savoir si cela sera suffisant pour toper avec une partie de la gauche. « On y va pour trouver un vrai compromis, pas pour faire des postures », promet un négociateur socialiste.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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