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28 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Berlin, champion du réarmement | France Inter ».
Les faits essentiels
C’est un institut indépendant de Stockholm faisant référence, le SIPRI, qui a comptabilisé près de 3 000 milliards de dollars de dépenses militaires l’année dernière. C’est la 11ᵉ année consécutive de hausse.
Évidemment, personne ne doute que ces sommes considérables seraient plus utiles ailleurs, mais c’est tout aussi évidemment un vœu pieux et naïf.
Si toutes les régions du monde se réarment, trois pays concentrent à eux trois exactement la moitié de ces dépenses mondiales : les États-Unis, loin loin devant, puis la Chine, puis la Russie.
À noter que les dépenses militaires américaines ont reculé, mais ce n’est qu’un effet d’optique : Washington a totalement arrêté de financer l’envoi d’armements à l’Ukraine, ce sont les Européens qui les paient.
L’Allemagne veut être la première puissance militaire européenne
Qui est le 4ᵉ ? C’est donc l’Allemagne, dont les dépenses militaires ont grimpé d’un quart en 2025, à 114 milliards de dollars. Pour se rendre compte, la France affiche 68 milliards. Berlin veut clairement endosser la position de première puissance militaire européenne et s’en donne les moyens.
La semaine dernière, le ministre de la Défense Boris Pistorius a présenté la stratégie militaire du pays, une première dans l’histoire de la République fédérale. La Russie y est présentée comme « la plus grande menace pour la paix et la sécurité en Allemagne ». Noir sur blanc.
Choix politique, enjeu géostratégique mais aussi économique : l’industrie de la défense, avec un nouveau géant comme Rheinmetall, peut contrebalancer les déboires de l’industrie automobile, notamment en Chine. Des usines sont d’ailleurs recyclées en ce sens.
La France doit-elle s’inquiéter ? Oui, mais pas de voir arriver les chars allemands à Paris, même si le réarmement outre-Rhin s’est mal fini deux fois avec deux guerres mondiales restées dans nos mémoires et dans la chair des générations qui nous ont précédés.
Depuis 1945, dans le vrai-faux couple franco-allemand, l’Allemagne dominait (largement) de la tête économique, la France avait le leadership politique et militaire. Bonn, puis Berlin, avait un budget militaire plus faible et, surtout, n’existait que dans le cadre de l’OTAN. Eh bien, c’est fini.
Une chasse gardée de moins pour la France
Les industriels français se consolent en expliquant que le volume n’est qu’un aspect de la chose militaire, et qu’ils ont une avance technologique indéniable, avec Dassault, Thalès etc. C’est fort possible.
Avant de s’affoler, un objectif ne doit pas être oublié : il s’agit de dissuader Vladimir Poutine, et la puissance allemande impressionne forcément. Mais pour la France, c’est une chasse gardée de moins.
Dernière précision , sur une question souvent posée. Sur le papier, si on additionne les dépenses militaires allemandes et françaises, c’est à peu près le budget militaire russe en dollars. Or, l’OTAN, ce sont 32 membres. Se fait-on peur pour rien ?
Non, car les coûts industriels sont beaucoup plus faibles en Russie tandis qu’une part importante des dépenses militaires occidentales sont des salaires et des retraites.
C’est une confirmation : comparaison n’est pas raison.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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