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28 avril 2026Reuters.com
28 avril 2026Analyse : L'équipe examine cette actualité et partage son avis global.
Quelques points clés à retenir concernant « En Angleterre, les propriétaires ne pourront plus expulser sans raison ».
Points saillants
“C’est une loi qui s’apprête à changer la manière dont nous vivons”, prophétise The Times. À partir du 1er mai, poursuit le journal libéral, le marché locatif anglais va connaître “un chamboulement inédit depuis quarante ans” avec l’entrée en vigueur du Renters’ Rights Act. Promesse phare de la majorité travailliste en matière de logement, ce texte doit renforcer de façon significative les droits des quelque 11 millions de locataires du parc privé en Angleterre, nation la plus peuplée du Royaume-Uni.
“Dans quelques jours, la majorité des baux classiques à durée fixe prendront fin et seront remplacés par de nouveaux contrats de location renouvelables automatiquement chaque année”, explique le quotidien londonien. Au passage, changement de taille : les no-fault evictions, soit les expulsions sans motif, seront alors rendues illégales. “Ce principe permet aux propriétaires de congédier l’occupant des lieux sous deux mois sans lui donner de raison, indique le site de la chaîne de télévision Sky News. Selon les associations de lutte contre le mal-logement, il s’agit d’un facteur majeur de la crise actuelle du sans-abrisme.”
Parmi les autres mesures contenues dans le texte figurent l’interdiction d’augmenter le loyer plus d’une fois par an et l’obligation pour les propriétaires de refuser les contre-offres plus élevées que le loyer demandé, “afin de mettre un terme à la guerre des enchères parmi les candidats à la location”, symptôme d’un marché en surchauffe, note The Times. “Certains appellent désormais à aller plus loin avec un encadrement des loyers, glisse Sky News. En mars 2025, relativement aux revenus, le prix moyen des loyers a atteint un niveau historiquement élevé.”
Expulsions de dernière minute
Dans les colonnes de la presse conservatrice, le nouvel arsenal législatif fait bondir journalistes et propriétaires. “Pour reprendre un logement, il va falloir donner une justification, comme des impayés de loyer, un comportement antisocial ou la volonté de vendre le bien, déplore The Daily Telegraph. En conséquence, les litiges entre propriétaires vont être amenés à se multiplier.” D’après les calculs du journal de Londres, les procédures d’expulsion pourraient durer jusqu’à trois cent trente-quatre jours.
“Des propriétaires commencent à réorganiser leurs portefeuilles [outre-Manche, 55 % des propriétaires bailleurs possèdent deux logements ou plus] et à se retirer du marché”, prévient l’Association nationale des propriétaires bailleurs (NRLA). Sur les trois premiers mois de l’année, les expulsions sans motif ont augmenté de 46 % par rapport au premier trimestre 2025. “Les propriétaires délogent leurs locataires avant le durcissement de la loi”, regrette le journal de gauche The Guardian.
“Nous assistons à un rééquilibrage drastique du rapport de force entre propriétaires et locataires, analysait la rédactrice en chef du magazine New Statesman Pippa Bailey, au moment de l’adoption du texte au Parlement à la fin de 2025. Depuis que je vis à Londres, j’ai eu six propriétaires, côtoyé neuf colocataires, vécu deux expulsions sans motif, squatté à deux reprises chez des amis et subi un logement où la moisissure recouvrait mes vêtements. Pour la première fois de ma vie, j’ai le sentiment qu’une loi a un réel impact positif sur mon existence.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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