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Accusé par de nombreux usagers de profiter du conflit au Moyen-Orient, Francis Pousse, président national des stations-services et énergies nouvelles chez Mobilians, rappelle ce vendredi sur RMC que les pompistes subissent également la hausse des prix.
5 à 15 centimes pour l’essence, 15 à 20 pour le gazole. C’est la première conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient: les prix à la pompe explosent en France. Pourtant, le conflit a débuté il y a une semaine et les stocks de pétrole sont au plus haut. Sauf que la spéculation commence à faire son effet et certains en profitent. Beaucoup accusent les pompistes de faire de l’argent sur le dos de la guerre.
« Ce n’est pas de notre faute à nous », défend Francis Pousse, président national des stations-services et énergies nouvelles chez Mobilians, invité d’Apolline Matin. « On est comme le consommateur: nous subissons la hausse des prix, qui est effectivement rapide. Cela s’explique par deux raisons: l’augmentation du prix du baril et surtout la hausse du coût du produit fini sur le marché international de Rotterdam. »
« C’est probablement une anticipation des fournisseurs, des producteurs et des distributeurs sur un prix qui continuerait à monter. La hausse est là malheureusement », précise-t-il au micro RMC.
« Il ne faut pas espérer une baisse »
Depuis le début de la semaine, les usagers sont déjà pris à la gorge par la hausse des prix. La facture a augmenté de 10% en moyenne pour le gazole, tandis que le plein d’essence a pris environ 5%. Résultat: les usagers doivent s’adapter.
« Je suis déjà obligé d’adapter les livraisons. Nos fournisseurs ont prévenu qu’il allait y avoir une hausse des prix », souligne Aurélien, boulanger, au 3216. « Je dois rentrer à pied de l’hôtel où je travaille pour faire des économies », ajoute Valentin, réceptionniste.
Pour éviter des abus sur les prix à la pompe, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, qui refusait de croire à une flambée des prix, a annoncé des « contrôles sur le terrain » et a appelé tout le monde à « garder son sang froid » pour éviter des dérives.
« Je n’ai pas peur des contrôles, la plupart de mes adhérents sont tout à fait vertueux », explique Francis Pousse. « Le contrôle des marges est possible. Mais je tiens à rappeler que le carburant bénéficie d’une liberté des prix au même titre que la baguette de pain et je ne vois pas comment la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pourrait sanctionner des stations qui profiteraient de la situation. »
Face au bloquage du détroit d’Ormuz et une possible pérennisation du conflit, la crainte de la pénurie croît de plus en plus.
« Par rapport à d’autres périodes de tension, nous avons des stocks très importants, tant au niveau national que mondial », rassure Francis Pousse. D’autant plus que la France « peu dépendante des approvisionnements venant du détroit d’Ormuz » possède un stock stratégique de carburant en cas de crise. En revanche, « il ne faut pas espérer une baisse dans les prochains jours », admet le spécialiste.

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