
« Sans nous vous parleriez français » : en visite aux États-Unis, le roi Charles III répond avec humour à une pique lancée par Trump à l’Europe
29 avril 2026/2026/04/29/69f19af3a36b6571288525.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
les réservations en hausse de 15% en mai avec des séjours « plus courts, plus accessibles et faciles à organiser » – franceinfo
29 avril 2026Il a tenu tête à Trump, l’a corrigé en direct devant les caméras, n’a pas cédé à ses menaces… Comment le patron de la Fed Jerome Powell a fait ce qu’il a voulu sans flancher face au président américain
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Il a tenu tête à Trump, l’a corrigé en direct devant les caméras, n’a pas cédé à ses menaces… Comment le patron de la Fed Jerome Powell a fait ce qu’il a voulu sans flancher face au président américain ».
À retenir absolument
Le président de la Fed Jerome Powell, en fin de mandat, s’est imposé comme une figure de résistance face aux pressions de Donald Trump, quitte à envisager de rester en poste malgré la tradition et les attaques politiques. Respecté pour son indépendance et son bilan économique, il est salué comme un dirigeant à « colonne vertébrale » ayant su défendre l’autonomie de la banque centrale dans un contexte de fortes tensions.
Réputé pondéré, le président sortant de la banque centrale des Etats-Unis Jerome Powell est devenu en fin de mandat l’une des rares figures à résister aux assauts de Donald Trump.
Powell donnera mercredi à 14H30 locales (18H30 GMT) ce qui devrait être sa dernière conférence de presse en tant que patron de la Réserve fédérale (Fed). Son office – débuté en 2018 sous la première présidence de Donald Trump – s’achève en principe le 15 mai.
Mais à 73 ans, Jerome Powell n’en aura peut-être pas fini avec l’institution monétaire où il pourrait continuer à siéger comme gouverneur (ce mandat finit début 2028). La tradition veut qu’il laisse le champ libre à son successeur, Kevin Warsh, qui devrait être confirmé prochainement par le Sénat.
L’actuel patron de la Fed a fait comprendre qu’il resterait tant qu’il se sentirait menacé par des poursuites judiciaires cautionnées par la Maison Blanche. Un séjour prolongé sonnerait comme un revers pour Donald Trump qui cherche à l’évincer depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
Le président américain le couvre d’injures, juge qu’il pilote une politique monétaire trop austère, l’accuse aussi de mal gérer l’argent de la Fed.
Policé, habitué à peser ses mots pour ne pas affoler les marchés financiers, M. Powell s’est gardé pendant des mois de répondre. Sa mue a été d’autant plus spectaculaire en janvier dernier, quand il a diffusé un message vidéo solennel de deux minutes.
Il annonçait faire l’objet d’une procédure diligentée par le ministère de la Justice au sujet du chantier de rénovation du siège de la Fed à Washington, dont la facture a dérapé. Il dénonçait un « prétexte » dans « le contexte plus large des menaces et des pressions constantes exercées par le gouvernement ».
De nombreuses personnalités ont, dans la foulée, donné de la voix, tant pour défendre l’indépendance de l’institution que le bilan et la probité de l’homme qui l’incarne.
« Colonne vertébrale »
Sans être économiste de formation, Jerome dit « Jay » Powell a gagné le respect de ses pairs et d’une large part de la classe politique américaine avec une carrière détachée des strictes appartenances partisanes.
Le natif de Washington, républicain modéré, a bâti une fortune personnelle comme avocat et banquier d’affaires. Il a oeuvré au début des années 1990 en tant que haut responsable du Trésor sous le républicain George Bush (père), puis il a été nommé en 2012 gouverneur de la Fed par un démocrate, Barack Obama.
Devenu président à l’initiative de Donald Trump, qui a très vite regretté son choix, il est renouvelé pour quatre ans en 2022, sous le démocrate Joe Biden.
Pendant ses huit ans à la tête de la Fed, la première économie mondiale a notamment traversé la pandémie de Covid-19, une forte inflation, et tout récemment les secousses liées aux droits de douane de Donald Trump et à la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran.
Economiste classé à gauche, Dean Baker a salué mardi le « bilan global » de Powell. Trop timoré à ses yeux sur le plan de la régulation des banques, il le crédite d’avoir maintenu les Etats-Unis dans une situation de plein-emploi, épargnant le chômage « à des millions de personnes ».
« Jay Powell restera dans l’histoire comme un président de Fed doté d’une solide colonne vertébrale », a dit à l’AFP David Wessel, expert à la Brookings Institution.
« Il a fait quelques concessions » face à l’exécutif, notamment en détournant la banque centrale des sujets climatiques estime-t-il, mais il a cherché selon lui à préserver « l’essentiel »: l’indépendance de l’institution.
Une image forte restera la visite surprise par Donald Trump du chantier de la Fed, à l’été 2025.
Casque sur la tête, le président américain posait aux côtés de Jerome Powell lorsque ce dernier, lunettes chaussées, a corrigé en direct une affirmation présidentielle. Cela avait été perçu comme d’une rare audace.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

9999999
/2026/04/28/69f11df68c3e3845423392.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)