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29 avril 2026Un mariage à 29,4 milliards d’euros dans les ascenseurs… Le finlandais Kone va racheter son concurrent allemand TKE
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Un mariage à 29,4 milliards d’euros dans les ascenseurs… Le finlandais Kone va racheter son concurrent allemand TKE ».
Récapitulatif des informations
(BFM Bourse) – Les deux groupes cumuleront un chiffre d’affaires d’environ 20,5 milliards d’euros. L’opération risque de faire face à d’importants obstacles anti-concurrentiels.
C’est une méga-opération de consolidation dans le secteur des producteurs d’ascenseurs et d’escalators.
Le fabricant finlandais Kone a annoncé mercredi le rachat de son concurrent allemand TKE, détenus par des fonds, dans une opération en action et en cash valorisant sa cible 29,4 milliards d’euros.
Le groupe issu de la fusion sera près de deux fois plus important que l’actuel groupe Kone, avec plus de 100.000 employés dans plus de 100 pays pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 20,5 milliards d’euros, précisent les deux groupes dans un communiqué.
Le résultat opérationnel du nouvel ensemble afficherait un résultat opérationnel ajusté de 2,7 milliards d’euros.
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Synergies de 700 millions d’euros
Kone estime que ce rapprochement dégagera des synergies de coûts 700 millions d’euros en rythme de croisière annuel.
« Cette opération, qui va redynamiser le secteur, réunit deux entreprises mondiales d’exception dont les implantations géographiques et les plateformes d’innovation sont hautement complémentaires », affirme Kone dans un communiqué.
« Le groupe issu de cette fusion bénéficierait d’une présence mondiale équilibrée, de capacités de pointe en matière de services et de modernisation, ainsi que des ressources nécessaires pour accélérer le évolution de nouvelles solutions et de services numériques. Il serait ainsi mieux à même de répondre à la demande croissante de ses clients en matière de solutions de transport vertical urbain sûres, durables et fondées sur les données », développe le groupe.
La présence de Kone en Asie sera complétée par celle de TKE sur le continent américain, ouvrant ainsi de nouveaux marchés ,explique encore la société finlandaise.
Obstacles antitrust
« Une base de maintenance plus importante permettra également au groupe combiné de mieux répondre aux besoins croissants des clients en matière de solutions de modernisation sûres et durables, dans le contexte du vieillissement du parc mondial d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques », précise encore Kone.
Le groupe combiné générerait environ 65% de ventes récurrentes provenant des services et de la modernisation, assurant ainsi stabilité et résilience, assure l’entreprise.
Les deux sociétés s’attendent à ce que l’opération soit finalisée au deuxième trimestre 2027 au plus tôt.
Bloomberg avait rapporté en septembre puis en mars et en avril derniers l’existence de discussions entre TKE et Kone. L’agence de presse évoquait alors un « deal » à 25 milliards d’euros dette comprise.
« Selon nous, les avantages potentiels de cette opération incluraient une consolidation plus large du secteur des escalators et ascenseurs (passant d’un ‘Big Four’ à un ‘Big Three’), des synergies de coûts potentielles pour Kone, notamment grâce à une plus grande densité de son parc installé, et des synergies de revenus potentielles (par exemple, Kone pourrait étendre sa présence en Amérique, où elle est légèrement sous-représentée) », développait alors Royal Bank of Canada.
« Étant donné que le secteur est déjà fortement consolidé, nous pensons que la procédure antitrust pourrait être longue, avec un risque non négligeable que l’accord soit torpillé ou considérablement revu à la baisse. Un accord plus ‘chirurgical’, dans le cadre duquel Kone acquerrait des parties plus limitées de TKE, aurait plus de chances de passer le cap de l’examen antitrust, mais au prix d’une portée réduite de l’accord et de synergies moindres », ajoutait la banque canadienne.
Citi écrivait également que des obstacles concurrentiels pourraient se poser à une telle transaction, nécessitant que les deux groupes cèdent des actifs, notamment en Europe centrale.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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