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29 avril 2026Ce 1er mai, ils seront au repos pour la seule fois de l’année… Zoom sur ceux qui livrent les journaux 364 nuits sur 365
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Un point rapide sur l'article « Ce 1er mai, ils seront au repos pour la seule fois de l’année… Zoom sur ceux qui livrent les journaux 364 nuits sur 365 » selon nos journalistes.
Analyse rapide
Comme de tradition, la presse papier ne paraît pas le 1er mai. L’Indépendant en profite pour mettre en lumière ceux qui dormiront, pour une fois, un peu plus longtemps…
Leurs nuits sont-elles plus belles que nos jours ? La question n’a pas forcément de réponse, mais L’Indépendant voulait, en cette veille du 1er mai, rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui se lèvent en pleine nuit pour déposer, avant le lever du jour, le journal dans les boîtes aux lettres de nos abonnés.
Comme tous les ans, les journalistes de la presse papier ne travaillent pas ce 30 avril. S’ils devancent le repos obligatoire du 1er mai, c’est en raison d’un accord très ancien avec les syndicats du livre pour que les journalistes puissent assurer la couverture des manifestations du 1er mai et en publier le compte rendu dans l’édition du lendemain.
Le journal ne sera donc pas présent dans les kiosques ce vendredi et, en bout de chaîne, les livreurs, tous vendeurs-colporteurs de presse indépendants, seront au repos. Un moment rare pour ceux qui sillonnent les routes et les rues du département, toutes les nuits de l’année, pour livrer L’Indépendant et d’autres journaux nationaux aux abonnés.
Parmi la centaine de ces collaborateurs, votre quotidien a suivi Pascal, la cinquantaine, qui livre les journaux une semaine sur deux depuis six ans dans la proche périphérie de Perpignan.
1 h 45 de livraison, 30 km en voiture, 2,2 km au sprint
Le rendez-vous avait été fixé un jeudi matin. S’il était beaucoup trop tôt pour un correspondant qui avait bouclé ses pages quelques heures avant, Pascal, lui, était parfaitement réveillé et déjà actif à 3 h 45 du matin. Avec son survêtement des Dragons Catalans sur le dos, il était déjà affairé à plier les journaux à livrer dans la foulée. Et à peine deux minutes plus tard, c’était parti pour 1 h 45 d’une livraison menée sur un rythme effréné.
Pascal pourrait faire son parcours les yeux fermés. Jour après jour, avec la précision d’un métronome, il parcourt ces rues plongées dans le noir qui n’ont plus de secret pour lui. Cette nuit-là, 121 boîtes aux lettres ont été nourries des nouvelles du jour. « Il y en a un peu plus le week-end avec les abonnés au journal du dimanche », expliquait-il.
Cette routine nocturne, Pascal l’effectue au volant de sa vieille Peugeot désormais dédiée uniquement à cette tâche. Une voiture qui affiche 30 kilomètres de plus au compteur chaque matin après la tournée. Et à bondir de la voiture entre chaque boîte aux lettres, Pascal, lui, parcourt 2,2 kilomètres au sprint chaque nuit. Autant dire qu’il faut être sportif !
Notre livreur l’avoue, ce job d’appoint permet d’arrondir ses fins de mois. Pour d’autres, ce complément de revenu permet de payer une partie des études des enfants. Comme il partage sa tournée, une semaine sur deux, avec son binôme, Pascal peut compter sur 350 à 380 euros grâce à cette activité. Une somme qui peut doubler pour ceux qui effectuent leur tournée sans binôme.
Comme Pascal, ils sont une centaine dans les Pyrénées-Orientales à couvrir la quasi-totalité du territoire pour livrer les 12 000 journaux de nos abonnés quotidiennement.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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