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29 avril 2026
Affaire Pelicot, guet-apens homophobes : le site Coco fait son retour et devient Cocoland
29 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Un point rapide sur l'article « Ouverture d’une enquête après la réapparition du site Coco qu’utilisait Dominique Pelicot » selon nos journalistes.
Résumé des éléments principaux
La plateforme Coco est “connue pour être celle où Dominique Pelicot a pu recruter au moins une cinquantaine d’hommes pour qu’ils violent sa femme Gisèle Pelicot alors qu’elle était inconsciente”, rappelle le journal espagnol El País. Fermée en 2024, elle a pourtant récemment réapparu sous le nom de Cocoland. Mardi 28 avril, le parquet de Paris a ouvert « une enquête sur la réouverture du site internet », confiée à l’unité cyber de la gendarmerie nationale.
Coco “a été mis en cause dans plus de 23 000 affaires criminelles, dont des meurtres homophobes et les viols à répétition de Gisèle Pelicot”, décrivait le quotidien britannique The Times, la semaine dernière, en évoquant la réapparition du site. Cette dernière a été qualifiée de “vraie gifle à la promesse de protection” des autorités par Sarah El Haïry, la haute-commissaire à l’Enfance, sur RMC.
“Il y a des procédures qui s’engagent et qui sont lancées. Elles permettront, j’en ai la certitude, de le faire fermer. On les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit.”
La justice française, précise El País, avait fermé le site deux mois avant le début du procès des viols de Mazan. Coco a été “un élément clé de l’enquête : c’est là que pendant dix ans Dominique Pelicot a recruté des inconnus pour qu’ils violent celle qui était alors son épouse, à son insu. Si cinquante d’entre eux ont été identifiés et condamnés, en plus du mari, on estime que les agresseurs ont été près de quatre-vingts en tout”.
La justice saisie pour deux autres sites
Comme le rapporte The Times, les responsables de Cocoland assurent que leur site, immatriculé à l’étranger, n’est pas lié à Coco, qu’ils n’encouragent aucun “comportement illégal” et que le créateur de Coco, l’Italien Isaac Steidl, n’est pas impliqué dans cette nouvelle version de la plateforme.
En janvier 2025, quelques mois après la fermeture de Coco, Isaac Steidl avait été “mis en examen pour huit infractions, dont complicité de trafic de stupéfiants, détention et diffusion d’images pédopornographiques, corruption de mineurs et association de malfaiteurs”, énumère El País.
Mercredi 29 avril, Sarah El Haïry a par ailleurs annoncé avoir saisi la justice concernant deux autres sites, Chaat.fr et Legarçon.net, qui “mettent en contact des pédocriminels”. “Les enfants et des mineurs sont accostés par des prédateurs, il faut mettre fin à ces zones grises”, a-t-elle déclaré sur RMC, précisant qu’un autre site, Chatiw, était également dans son viseur.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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