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Un résumé rapide de « Le gouvernement se déchire sur le travail le 1er-Mai (et maintient le flou) » selon notre rédaction.
Récap des faits principaux
Le gouvernement avait promis de démêler le sac de nœuds du travail le 1er-Mai, mais force est de constater qu’on n’y voit toujours pas très clair. Ce mercredi 29 avril, à la sortie du Conseil des ministres, Jean-Pierre Farandou a annoncé n’avoir donné « aucune instruction » aux inspecteurs du travail pour ne pas sanctionner les boulangers et fleuristes qui décideraient, au mépris de la loi, de faire travailler leurs salariés ce 1er-Mai.
S’il dit faire confiance à « l’intelligence collective », le ministre du Travail promet donc que les inspecteurs seront « libres de faire des contrôles ». Une déclaration bienvenue pour les syndicats, mais en totale contradiction avec la volonté jusque-là affichée par le gouvernement de permettre aux boulangers et aux fleuristes de mobiliser leur main-d’œuvre le jour de la fête des droits des travailleurs.
Ainsi, mi-avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu expliquait que les services de l’État recevraient « des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi ». Sur la même ligne, Jean-Pierre Farandou avait ensuite précisé que les consignes passées par le gouvernement consistaient à ce « que les commerçants n’aient pas à payer d’amende », à condition que les salariés soient bien volontaires, et qu’ils soient payés double.
Pourquoi un tel revirement ? Déjà sans doute parce que Sébastien Lecornu a senti le potentiel inflammable de cette affaire. Dès le départ, quand Gabriel Attal a repris à son compte le texte à l’Assemblée, l’opposition de gauche s’était fortement mobilisée, allant jusqu’à brandir la menace d’une censure du gouvernement. Pas le moment de se fâcher avec les socialistes, avait estimé le Premier ministre, conscient qu’ils lui avaient jusque-là sauvé son siège.
Ensuite parce qu’au sein même du gouvernement, des voix discordantes se sont fait entendre, et pas des moindres. Le ministre de l’Économie Roland Lescure aurait expliqué en Conseil des ministres ce mercredi que le 1er-Mai était « le seul jour de l’année qui était vraiment férié pour mon père », communiste et journaliste à L’Humanité.
« Le Noël des ouvriers »
Gérald Darmanin, ministre de la Justice et fidèle compagnon de route d’Emmanuel Macron, a lui aussi exprimé des réticences, rappelant l’histoire du 1er-Mai, « un acquis social obtenu de haute lutte pour lequel des gens sont morts dans ma région, le Nord-Pas-de-Calais ». Plus tard, sur les réseaux sociaux, l’ancien maire de Tourcoing a expliqué que « le 1er-Mai n’est pas n’importe quelle date ». À Fourmies (Nord), en 1891, l’armée avait tiré sur les ouvriers et fait neuf morts.
Sur une tonalité très sociale, l’ancien ministre de l’Intérieur a exprimé : « Ne pas travailler le 1er-Mai n’est pas dépassé. C’est un moment de repos, en dehors de la frénésie du monde, pour, en famille, en société, chérir la mémoire des humbles qui se sont battus pour une vie meilleure ». Selon lui, faire travailler les salariés le 1er-Mai, « c’est ne pas respecter notre histoire sociale et nationale ». Ce jour étant, selon lui, « un Noël des ouvriers et des employés ». Gabriel Attal appréciera sûrement, lui qui vante une mesure de « bon sens ».
Enfin, le gouvernement sait que le Conseil d’État doit rendre une décision importante jeudi matin, après avoir été saisi de plusieurs recours déposés par les Écologistes et la CGT. En cause : la déclaration du Premier ministre, mi-avril, qui ouvrait la porte à un élargissement du travail le 1er-Mai. « Les salariés nous ont dit que, suite à cette annonce, leurs patrons avaient tout simplement modifié le planning ou leur avaient dit “Maintenant, vous travaillez le 1er-Mai” », a révélé Baptiste Pagnier (CGT).
Pour appuyer sa parole, Sébastien Lecornu avait fait paraître un communiqué de presse, promettant « un projet de loi, dans les prochains jours ». Projet de loi qui n’est jamais arrivé, et communiqué de presse qui a été retiré mardi soir. Voilà pour le flottement au sommet de l’État. Ce qu’il faut retenir, c’est que les boulangers et les fleuristes n’ont toujours pas le droit de faire travailler leurs salariés ce 1er mai 2026. Quant au 1er mai 2027, c’est une autre histoire.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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