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Invité des Grandes Gueules ce vendredi 6 mars, Pierre Chasseray, délégué général et porte-parole de l’association 40 Millions d’automobilistes, a dénoncé les nombreuses taxes sur le carburant qui permettraient à l’État de s’enrichir avec la guerre.
En toute discrétion, l’État pourrait profiter de la guerre. C’est en tout cas ce que dénonce l’association 40 Millions d’automobilistes, qui pointe la flambée des prix des carburants due au conflit au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, point de passage mondial du pétrole, est actuellement bloqué.
Avec l’explosion des prix du carburant, le gouvernement appelle au calme. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a notamment demandé de « garder son sang froid » face à la situation. Pour Pierre Chasseray, porte-parole de l’association, la situation arrange bien l’État.
« Je suis abasourdi de voir que le gouvernement ne réagit pas. On est en train de commettre une grave erreur », dénonce-t-il au micro des Grandes Gueules alors que son association dénonce dans un communiqué un « hold-up fiscal ».
« On regarde les prix qui s’envolent avec comme impact celui de la TVA à 20 %. On est en train de couper du pouvoir d’achat aux Français. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Économie et des Finances gagne de plus en plus », ajoute-t-il.
L’État y gagne sur le court terme
En effet, dans le prix du carburant, près de la moitié est constituée de taxes prélevées par l’État. Plus son prix augmente, plus l’État gagne de l’argent. Plusieurs taxes touchent l’essence ou le diesel: 20% de TVA et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui elle-même est soumise à la TVA.
« Sans taxe, le litre est à 80 centimes », explique Pierre Chasseray au micro de RMC. « Une surfiscalité sur les carburants est une erreur fondamentale pour relancer le pays. On a asphyxié les Français. »
Pour réduire l’impact de la situation sur le portefeuille des Français, la classe politique s’écharpe à trouver des solutions. Jordan Bardella a demandé d' »anticiper » la flambée des prix, tandis que Éric Coquerel, député de La France insoumise, appelle à un blocage des prix.
« Chacun a son idée… les prix bloqués, la TVA, la TICPE. Au final, personne ne fait rien », peste le porte-parole de l’association 40 millions d’automobilistes. « Mettez-vous d’accord ! Pendant qu’Emmanuel Macron est en Falcon, il ne se préoccupe pas de celui qui est en dessous en train de faire le plein. On est dans un pays qui plombe son économie. Ça crée une cassure entre une France des villes qui peut se passer de la voiture et celle des régions qui ne vit qu’à travers sa voiture. »
Même si la hausse des prix pourrait bénéficier momentanément à l’État, la situation devrait s’inverser sur le long terme. Plus les prix augmentent, plus les automobilistes réduiront leur consommation et prendront moins la voiture, ce qui réduira mécaniquement les entrées fiscales de l’État. « Il faut redonner du pouvoir d’achat aux Français et leur redonner confiance à l’avenir », conclut Pierre Chasseray.

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