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– / AFP
Des ambulances attendent du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de l’Égypte, le 1er février 2026.
Le passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Égypte, fermé depuis mai 2024, a rouvert ce lundi 2 février, et laissera passer les habitants dans les deux sens, mais sous des conditions très strictes. La frontière, dont la réouverture était réclamée par l’ONU et les organisations humanitaires, devrait pour l’heure rester fermée à l’entrée de l’aide internationale dans le territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Cent cinquante personnes pourront quitter lundi la bande de Gaza par le point de passage de Rafah, soit 50 patients avec deux accompagnateurs chacun, ont déclaré à l’AFP trois sources officielles à la frontière égyptienne. Ces mêmes sources ont indiqué que 50 autres personnes seraient autorisées à entrer dans le territoire palestinien via le poste-frontière, dont la fermeture est prévue à 13 heures GMT.
La frontière devrait ouvrir environ six heures par jour, selon Kan. Une source à la frontière a indiqué à l’AFP que quelques dizaines de personnes étaient arrivées du côté égyptien en attendant de passer. Le gouvernement israélien a tenté de n’autoriser que les sorties du territoire palestinien, mais sous la pression de l’Égypte et d’autres pays voisins, le président américain Donald Trump a imposé d’autoriser les retours d’habitants qui avaient pu fuir.
Malgré cette réouverture, le point de passage est loin de revenir à son fonctionnement d’avant-guerre. Plusieurs milliers d’habitants pouvaient l’emprunter chaque mois et traverser la frontière entre Gaza et l’Égypte, seule porte de sortie de l’enclave vers le monde.
Une réouverture attendue pour les malades
« Pour les malades et les blessés de Gaza, la réouverture est une bouée de sauvetage », a souligné sur X la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas, ajoutant que la mission civile de l’UE à ce poste-frontière était en place « pour surveiller les opérations de passage ».
Les autorités israéliennes, qui contrôlent le poste-frontière du côté palestinien, n’ont pas mentionné en l’état une éventuelle augmentation de l’aide vers Gaza, qui se trouve en proie à une crise humanitaire majeure. L’aide internationale venant d’Égypte transite jusqu’à présent par le poste-frontière israélien de Kerem Shalom, à quelques kilomètres de Rafah.
Même très restreinte pour l’instant, cette réouverture était attendue avec impatience notamment par les malades ou blessés qui espèrent recevoir des soins à l’étranger. Environ 200 malades, selon un responsable du ministère de la Santé de Gaza, attendaient dimanche de pouvoir passer en Égypte. « Plus j’attends, plus mon état empire et je crains que les médecins ne doivent m’amputer des deux jambes », a raconté Zakaria, un homme de 39 ans blessé en décembre 2024 dans un bombardement israélien.
« Le point de passage de Rafah est une bouée de sauvetage. S’il ouvre, nos vies changeront », a confié un autre blessé, Mohammed Nassir. « J’ai besoin d’une opération sérieuse qui n’est pas disponible à Gaza mais qui peut être réalisée à l’étranger. » Pour Asma Al-Arqan, une étudiante palestinienne, l’ouverture de Rafah est synonyme d’un avenir meilleur. « Il n’y a absolument aucun avenir à Gaza. Nous attendons l’ouverture du point de passage afin de pouvoir aller poursuivre nos études à l’étranger », a témoigné la jeune femme.
La réouverture totale prévue dans le plan de Trump
Les Palestiniens souhaitant retourner à Gaza seront autorisés à emporter un nombre limité de bagages, sans objets métalliques ni électroniques, et avec des quantités limitées de médicaments, selon l’ambassade palestinienne au Caire.
La réouverture devrait aussi permettre l’entrée à Gaza, à une date qui n’est pas connue, des 15 membres du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), chargés de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l’autorité du « Conseil de paix » lancé par Donald Trump.
La réouverture totale de Rafah est prévue par le plan du président américain Donald Trump, qui vise à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque du Hamas sur le sol israélien. Cette attaque a entraîné la mort de 1 221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.
Depuis cette date, au moins 71 795 Palestiniens ont été tués dans le petit territoire côtier par la campagne militaire israélienne de représailles, d’après le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas. Des chiffres jugés fiables par l’ONU.

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