
DIRECT. Guerre au Moyen-Orient : le baril de Brent s’envole à près de 125 dollars, Trump appelle à une coalition internationale pour permettre aux navires de traverser le détroit d’Ormuz
30 avril 2026/2026/04/30/69f303afbc173728032070.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
L’inflation en France s’élève à 2,2% sur un an en avril, poussée par la hausse rapide des prix de l’énergie – franceinfo
30 avril 2026En Iran, entre répression et crise économique, « chaque jour la situation empire », rapportent des Iraniens réfugiés en France
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Un regard de nos journalistes sur l'article « En Iran, entre répression et crise économique, « chaque jour la situation empire », rapportent des Iraniens réfugiés en France ».
Résumé des éléments principaux
Taghi, 80 ans et Manijeh 78 ans, un couple d’Iraniens installé à Créteil, dans le Val-de-Marne, vit en France depuis 43 ans. Taghi explique qu’il était un « opposant », d’abord au régime du Shah, puis au régime « islamiste » de l’ayatollah Khomeini. Deux mois après le début de la guerre, fin avril 2026, tous les deux sont inquiets pour l’avenir de l’Iran, alors que le black out se poursuit et qu’il est difficile d’avoir des nouvelles de leurs proches. « On avait très peu de contacts et de communications avec la famille, raconte Taghi. Mais depuis le cessez-le-feu, on est sûr qu’ils sont sains et saufs ».
Au début de la guerre, Taghi expliquait que ce qu’il souhaitait pour son pays c’est la démocratieOuverture dans un nouvel onglet. Deux mois plus tard, son regard est plutôt pessimiste. Il estime que le régime des Mollahs a été « vaincu » sur « le plan militaire », mais que « tant qu’il n’est pas tombé, il se sent vainqueur ». « Les vaincus, c’est le peuple », ajoute son épouse. « Sauf un miracle, si le peuple se soulève », ajoute Manijeh qui espère une révolution qui vienne du peuple iranien.
« La répression est encore plus féroce qu’avant ».
La situation est « catastrophique »
Kourosh, 49 ans, leur ami, a fui Téhéran il y a trois semaines, en passant par la frontière turque. Il témoigne de l’ampleur de la crise économique dans son pays. Le billet de car entre Téhéran et Istanbul était à 3 millions de tomans (l’ancienne monnaie iranienne, dont le terme est encore utilisé dans la vie de tous les jours par les Iraniens) avant le début de la guerre, il est désormais à 8 millions, soit près de trois fois plus cher. Le riz, qui est un aliment essentiel de la cuisine iranienne, a, lui aussi, presque triplé, passant de 240 000 tomans, à 700 000.
« À la boulangerie, on voit des personnes demander à d’autres de leur acheter un pain. »
Kourosh a aussi été le témoin de cette répression qui s’accentue. « Il y avait des postes de contrôles partout dans les rues », dit-il. Les tablettes, ordinateurs ou téléphones sont alors susceptibles d’être fouillés. En cas de refus, il est possible d’être arrêté ou molesté. Il revient aussi sur la télévision d’État iranienne qui diffuse des images de femmes non voilées qui se promènent dans les rues, qui sont, selon lui, de « la propagande ». « Même s’il y a des femmes non voilées dans les rues, pour entrer dans une administration il faut être voilé« , assure-t-il. Pour Kourosh, tout ceci n’est qu’un faux-semblant de liberté.
« Le but premier du gouvernement c’est de faire croire que tout est normal. Il veut masquer la réalité ».
Il n’a plus aucun espoir pour l’avenir de l’Iran. « C’est terrible de dire ça, mais chaque jour, ça empire dans tous les domaines », assure-t-il, jugeant la situation de son pays « catastrophique ». Quand on lui demande ce qu’il souhaite désormais, il répond « une vie normale, avec la liberté », pour lui, comme pour tout le peuple iranien.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

9999999