Disney au défi de la censure du clan Trump
30 avril 2026
Meryl Streep raconte pourquoi elle a d’abord refusé « Le Diable s’habille en Prada »
30 avril 2026Les agriculteurs sénégalais face à la pénurie d’engrais et à la hausse des coûts à cause du blocage d’Ormuz
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Selon nos experts, « Les agriculteurs sénégalais face à la pénurie d’engrais et à la hausse des coûts à cause du blocage d’Ormuz » mérite une attention particulière.
Ce qu’il est utile de savoir
La guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques se font également ressentir jusqu’en Afrique. Au Sénégal, des agriculteurs anticipent désormais une pénurie d’engrais, alors que les stocks s’épuisent et restent parfois bloqués dans le détroit d’Ormuz. La situation devient critique dans les zones où ces engrais sont essentiels, comme dans la région de Kayar.
Sous un préau, l’Association des producteurs maraîchers de Kayar (APMK) stocke ses derniers sacs d’urée. Cet engrais, répandu sous forme de billes dans les champs, est vital pour l’agriculture locale, mais les réserves sont sous tension : plus de 1 200 exploitations se disputent l’achat des rares quantités encore disponibles. « Même les fournisseurs ne te promettent pas la disponibilité de l’engrais à 100 %. Actuellement, le sac de 50 kilos est à 25 000 francs, alors que la semaine passée, on a acheté à 20 000. Et ça continue à grimper », explique le gestionnaire de l’association.
Cela correspond, donc, à une hausse de 7 euros en une semaine et de près de 15 euros par rapport à 2025. « Je suis inquiet, je ne sais pas ce que je vais faire au moment où les plantes auront besoin d’engrais. Je ne sais pas si j’en trouverai sur place et à quel prix », déplore Souleye Sow qui s’enfonce sur ses cultures d’aubergines.
« C’est une sorte de réveil aussi pour nos autorités »
Dans cette région, la terre, de nature sablonneuse, est exploitée toute l’année, sans répit. Néanmoins sans fertilisants suffisants pour la nourrir, le maraîcher redoute une situation intenable : « Si vous espérez une production de, par exemple, 20 tonnes à l’hectare, vous allez peut-être vous retrouver avec la moitié. Si tel est le cas, avec les coûts exorbitants des produits qui sont utilisés, vous allez vendre à perte. »
Le producteur allume sa motopompe, un engin utilisé comme système d’arrosage dans les cultures. Pour la faire fonctionner, il faut, toutefois, du gasoil, au même titre que pour l’engrais. Au Sénégal, ce produit, encore largement importé, commence lui aussi à manquer. Pour le gestionnaire de l’APMK, des leçons doivent être tirées : « C’est une sorte de réveil aussi pour nos autorités, pour pousser nos politiques à créer des usines pour produire l’engrais, dont l’agriculture sénégalaise a besoin, parce que les fluctuations mondiales, tu ne les maîtrises pas. »
Les acteurs locaux alertent : une crise dans le secteur agricole, qui fait vivre près de deux tiers de la commune, pourrait pousser certains jeunes à envisager d’autres projets, notamment celui de rejoindre l’Europe. Les côtes de Kayar sont d’ailleurs un critère de départ connu pour les migrations clandestines.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

9999999