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« Il y a du vrai quand on dit que TotalEnergies profite de la crise », reconnaît un économiste de l’énergie – franceinfo
30 avril 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Jérôme Guedj « fier » de Total et sceptique sur une taxation des superprofits ».
Récapitulatif des informations
Le député socialiste Jérôme Guedj défend le texte socialiste visant à taxer les superprofits dont le groupe pétrolier français TotalEnergies, dans le contexte de la flambée du prix du carburant depuis la guerre au Moyen-Orient. Mais le candidat à la présidentielle tient à rappeler, ce jeudi sur RMC, de son art de la « nuance » et se dit « fier » d’une entreprise comme Total.
Faut-il taxer les superprofits de Total? C’est ce que veulent les députés PS mais l’un d’eux tient à nuancer. Et pas n’importe lequel. La taxe, « c’est le seul outil disponible mais ce n’est pas mon outil préféré », avance Jérôme Guedj ce jeudi dans les Grandes Gueules, qui tient à rassurer sur sa capacité à « nuancer ». Dans ces conditions, il plaide pour taxer TotalEnergies qui vient d’annoncer des bénéfices records sur fond de hausse du prix du baril de pétrole.
Mais il veut faire appel au « patriotisme économique » de l’énergéticien car le député socialiste se dit « fier d’une boîte comme Total. Il peut y avoir des accords ou désaccords mais c’est une grande boîte française », assure-t-il sur RMC Story.
Pour rappel, une taxe sur les bénéfices exceptionnels des géants de l’énergie pourrait rapporter à l’Etat « 2 milliards » d’euros par an, ont estimé jeudi les socialistes qui ont déposé une proposition de loi en ce sens après l’annonce des résultats trimestriels en forte hausse de TotalEnergies.
« L’Etat et la puissance privée doivent mobiliser leurs outils »
L’initiative des socialistes intervient au lendemain de la numéro par TotalEnergies de résultats trimestriels en forte hausse: 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) de bénéfice net, soit 51% de plus sur un an, sur fond de flambée des prix des hydrocarbures en conséquence de la guerre au Moyen-Orient.
« L’idée c’est de dégager des ressources pour les finances publiques, mais pas pour les mettre dans la poche de l’État, mais pour augmenter le soutien qu’on va faire à ceux qui en ont le plus besoin », développe Jérôme Guedj sur RMC. « Pour l’instant, c’est des mesures trop spécifiques qui sont mises sur la table […] ça ne touche pas la grande majorité des Français ».
Pour sortir de cette crise énergétique, Jérôme Guedj en appelle donc à une sorte « d’union sacrée »‘ de la puissance publique et des entreprises privées. « Je pense que si l’Etat baisse les taxes, ce sera déjà un peu plus audible de redemander encore un effort à Total et aux organismes », assure-t-il. « C’est-à-dire que l’État et la puissance privée mobilisent leurs outils au service d’un intérêt commun qui est le soutien au pouvoir d’achat ».
« Le patriotisme, c’est un beau mot, ça me va bien »
Pas question donc de vilipender TotalEnergies. « On ne peut pas vouloir des grandes entreprises françaises et quand il y en a une qui existe, dire ‘vous êtes des profiteurs de guerre' », estime le candidat à la présidentielle. C’est « en appeler à tous à une forme de patriotisme économique, c’est ce qui va nous permettre de faire Nation. Voilà, un patriotisme fiscal, un patriotisme au regard de l’amour de ce pays. Voilà, c’est un beau mot, patriotisme, ça me va bien », se convainc le socialiste.
Toutefois, le groupe pétrolier pourrait « aller plus loin dans le plafonnement », qui est de 1.99€/L pour l’essence et 2,25€/L pour le diesel et « renier sur leurs marges importantes ». « Il ne faut pas qu’on se focalise que sur Total, Parce que ce n’est pas la totalité de la distribution d’essence dans le pays. Il y a les grands distributeurs, la grande distribution, l’air, les autres, etc », réaffirme encore Jérôme Guedj, qui le répète, il ne propose pas la « nationalisation de Total. Vous avez mesuré que je peux mettre de la nuance? ».
« Total, ce n’est pas Naturalia », ironise Charles Consigny
De la nuance au point d’être sceptique sur la faisabilité de mise en oeuvre du texte: « il faut être tout à fait honnête, même si le texte qu’on a préparé, il vole, il tient la route, c’est très compliqué à mettre en œuvre. Parce que qu’est-ce qu’on taxe ? Est-ce qu’on taxe les bénéfices qui sont faits en France ou est-ce qu’on taxe les bénéfices mondiaux? », s’interroge Jérôme Guedj. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé, mercredi, TotalEnergies à « redistribuer d’une manière ou d’une autre » ses éventuels profits « exceptionnels ».
Et pour Charles Consigny, la « nuance » de Jérôme Guedj ne suffit pas. « Je crains que Total ne serait pas Total s’il raisonnait comme ça en permanence, si vous voulez. C’est des boîtes qui deviennent des mastodontes internationaux parce que ce sont des entreprises très dures et qui pensent avant tout à rentabiliser leur activité », rappelle l’avocat des GG. « Total, ce n’est pas Naturalia (filiale du groupe Casino, NDLR), ce n’est pas un éco-système solidaire du canal Saint-Martin. C’est une énorme entreprise extrêmement brutale, implantée partout dans le monde, très agressive, avec des gens qui bossent comme des dingues dedans », énumère-t-il encore.
L’avocat décoche ensuite une flèche envers un prétendant à l’Elysée. « Ce n’est pas une entreprise que Raphaël Glucksmann pourrait présider », raille-t-il. Mais Charles Consigny n’a pas choisi Jérôme Guedj pour son exemple, qui est pourtant le seul des deux (pour l’instant) candidat déclaré à la présidentielle.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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