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30 avril 2026Pas de Suisse à 10 millions » : les citoyens helvétiques invités à se prononcer sur une loi pour « plafonner » le nombre d’habitants face à une immigration jugée « incontrôlée
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Quelques points clés à retenir concernant « Pas de Suisse à 10 millions » : les citoyens helvétiques invités à se prononcer sur une loi pour « plafonner » le nombre d’habitants face à une immigration jugée « incontrôlée ».
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Alors que la Suisse a dépassé les 9 millions d’habitants et qu’elle devrait atteindre les 10 millions vers 2040, le parti suisse d’extrême droite UDC propose une loi, soumise au vote populaire le 14 juin prochain, pour plafonner la population du pays sous les 10 millions. Un véritable « verrou démographique » qui pourrait faire tomber une partie des accords bilatéraux de la Confédération avec l’UE.
Le 14 juin 2026, les Suisses se prononceront sur l’initiative du parti d’extrême droite UDC intitulée « Pas de Suisse à 10 millions! (initiative pour la durabilité) », qui veut inscrire dans la Constitution helvétique que la population résidante permanente ne doit pas franchir la barre des 10 millions d’habitants avant 2050, quitte à dénoncer l’accord de libre circulation des personnes avec l’Union européenne, alors que le Conseil fédéral recommande clairement le non, rapporte 20Minutes.ch.
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2 millions de résidents en plus en 25 ans
La population suisse a franchi le seuil des 9 millions et a augmenté d’environ 2 millions de personnes depuis le début des années 2000, principalement sous l’effet de l’immigration permise par la libre circulation avec l’UE et l’AELE, en vigueur depuis 2002. Selon les scénarios de l’Office fédéral de la statistique, le cap des 9,5 millions d’habitants sera atteint dans la prochaine décennie et celui des 10 millions autour de 2040 dans le scénario de référence, avec une hausse marquée de la part des plus de 65 ans, rappelle la Confédération.
Aujourd’hui, environ 26 % des habitants sont étrangers, les deux tiers venant d’un pays européen (surtout d’Italie, d’Allemagne, du Portugal et de France), tandis que plus de 530 000 Suisses vivent dans l’UE grâce à ce même accord de libre circulation. Cette croissance se concentre sur le Plateau, entre le lac Léman et le lac de Constance, et alimente la pression sur le logement, les infrastructures de transport et l’aménagement du territoire, nourrissant un débat récurrent sur la « Suisse à 10 millions ».
Ce que prévoit concrètement l’initiative
Le texte UDC impose au Conseil fédéral (gouvernement) et au Parlement de prendre des mesures dès que la population résidante dépasse 9,5 millions de personnes, notamment en restreignant l’asile, le regroupement familial et l’accès à un séjour durable pour les personnes admises à titre provisoire. Si la limite de 10 millions devait malgré tout être franchie avant 2050, les autorités seraient tenues de négocier ou d’invoquer des clauses d’exception dans les accords internationaux qui favorisent la croissance démographique, puis, en dernier recours, de dénoncer ces accords, y compris celui sur la libre circulation des personnes avec l’UE.
Pour l’UDC, il s’agit de maîtriser une immigration jugée « incontrôlée » et de protéger les infrastructures, le marché du logement et les assurances sociales, tout en continuant à accueillir un volume limité de travailleurs qualifiés, de l’ordre de quelques dizaines de milliers de personnes par an. Le Conseil fédéral, lui, juge que l’initiative crée une insécurité juridique majeure, menace la voie bilatérale avec l’UE, la prospérité économique et la participation de la Suisse aux programmes européens, et recommande sans réserve son rejet le 14 juin.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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