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Capture d’écran X
La présentatrice de France 2 a pris au mot la proposition d’Eric Piolle de soumettre les parlementaires à des test de dépistages antidrogue.
POLITIQUE – « Bonjour, Élise Lucet pour Envoyé Spécial ». Cette phrase, redoutée par tout interlocuteur surpris par une apparition impromptue de la journaliste de France 2, a sans doute été entendue dans les couloirs de l’Assemblée nationale ce mardi 11 février.
« Vous savez ce que c’est ça ? Ce sont des tests de dépistage antistupéfiants. En fait, il suffit d’humidifier cette languette avec la salive et dix minutes après, on sait si vous avez pris du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, des amphétamines ou encore des ecstasys », présente Élise Lucet dans un extrait d’Envoyé Spécial partagé sur les réseaux sociaux pour introduire son passage du jour à l’Assemblée nationale.
Test à la main, dans la salle des Quatre Colonnes du Palais Bourbon, la présentatrice explique avoir voulu mettre à l’épreuve la proposition du maire de Grenoble, Éric Piolle. Celle de soumettre « tous les députés, les sénateurs, tous les ministres, à ces tests de dépistage ».
Les députés volontaires ont donc été sollicités par la journaliste pour mettre en application cette idée. « Ils ont dit ’oui’, pour la plupart », note-t-elle pour annoncer le sujet de son émission jeudi soir sur France 2. Parmi eux, la députée socialiste du Val-d’Oise Ayda Hadizadeh, qui a témoigné sur X de cette expérience peu commune. « Élise Lucet vient de me faire un test antistup à l’Assemblée. Et vous votre journée ? », a-t-elle commenté avec humour dans un premier post.
« Voir si le problème touche aussi les cercles de décisions »
Si l’élue s’est prêtée au jeu, elle ne semble toutefois pas entièrement convaincue par l’exercice, même si elle note un devoir d’exemplarité, « surtout quand nous devons faire preuve de sagesse et modération dans l’élaboration de nos lois ».
« Mais… C’est traiter l’écume des vagues et passer à côté de la marée : la drogue, c’est une question de dépendance, d’addiction. C’est donc une question de santé, de soins, de prise en charge. C’est tout notre regard sur la dépendance qu’il faut changer », affirme plutôt la députée socialiste. Ouest-France indique que le député et Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a également passé le test. Pour quel résultat ? Mystère, histoire de garder le verdict pour jeudi soir.
La proposition d’Éric Piolle, faite dans les colonnes du Dauphiné Libéré le 3 février, a pour ambition de « voir si le problème (de la drogue) touche aussi les cercles de décisions alors que ceux-ci sont censés lutter contre le trafic ». Rappelant qu’« il y a déjà eu des affaires de stups au Parlement », il proposait de réaliser des « tests salivaires, capillaires et d’urine à l’Assemblée et au Sénat, auprès des ministres, des élus et des personnels politiques ». Tout cela, « de façon anonyme, pour ne cibler aucune personne (… ) Ce serait bien de faire un point aujourd’hui », proposait-il. « Je suis prêt à me soumettre à tous les tests », lui avait d’ailleurs répondu le ministre de la Justice Gérald Darmanin, en première ligne dans la lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans l’Hexagone.
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