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30 avril 2026Après la Ligue des Droits de l’Homme, Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, s’en prend aux syndicats qui ont participé à la marche contre l’extrême droite
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Après la Ligue des Droits de l’Homme, Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, s’en prend aux syndicats qui ont participé à la marche contre l’extrême droite ».
Les points essentiels à retenir
En s’attaquant aux syndicats ayant manifesté contre l’extrême droite, le maire RN de Carcassonne Christophe Barthès franchit un nouveau cap. Après la Ligue des droits de l’Homme, ce sont désormais les organisations syndicales qui se voient privées de locaux municipaux, sur fond de règlement de comptes politique.
La scène s’est jouée en fin de conseil municipal, ce jeudi 30 avril, loin des délibérations techniques du vote du budget. Christophe Barthès, maire Rassemblement national de Carcassonne a profité des derniers instants de séance pour lancer une charge en règle contre plusieurs syndicats, en annonçant la suppression de la mise à disposition de locaux municipaux.
Le maire RN a pourtant pris soin de poser son vernis républicain : « Je défendrai toujours le droit fondamental de manifester. » Une précaution oratoire vite balayée par la suite. « Manifester, oui… profiter des largesses de ceux que l’on dénigre, c’est terminé », a-t-il appuyé, reprenant sa petite phrase devenue fétiche.
Dans sa ligne de mire : la CFDT, Sud Solidaires, la CGT et la FSU. Coupables, selon lui, de s’opposer « au choix exprimé par les Carcassonnais le 22 mars dernier ». Traduction : avoir manifesté contre l’extrême droite, ce mercredi 29 avril, une mobilisation organisée par le collectif jeunes Nous Carcassonne.
Les organisations concernées devront quitter leurs locaux « dès la semaine prochaine ». Des espaces que la Ville mettait jusqu’ici gratuitement à disposition, avec eau, électricité et chauffage inclus. « Plusieurs centaines de mètres carrés », insiste le maire, dénonçant des « largesses » financées « par l’argent des contribuables ». La CGT est particulièrement visée, avec un bâtiment estimé à 280 000 euros, occupé sans frais selon la municipalité.
Une décision qui s’inscrit dans une séquence plus large : lors du dernier conseil municipal du 9 avril, la municipalité RN avait annoncé supprimer la subvention de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme, et mis fin à la mise à disposition de ses locaux, après que l’association a attaqué l’arrêté antimendicité.
Une « mise au pas » dénoncée par l’opposition
Dans la salle, à la suite de cette annonce, les réactions scandalisées des conseillers municipaux d’opposition se sont fait entendre. À l’issue, le groupe d’opposition de gauche, Carcassonne Unie, a condamné « avec la plus grande fermeté » cette annonce visant à déloger les syndicats.
Dans un communiqué les élus dénoncent « une nouvelle fois », le « vrai visage » de l’extrême droite, évoquant « intimidations, mise au pas, exclusion », et une « restriction de tout ce qui pourrait constituer une forme de contre-pouvoir, pourtant essentiel en démocratie ».
Ils estiment que « Monsieur Barthès a peur de tout ce qui lui est différent » et assurent ne pas douter « qu’à l’instar de la LDH, ces syndicats recevront dès demain du soutien et de nouveaux adhérents en réaction à cette décision ».
Le 2e groupe d’opposition, 100 % Carcassonne a également réagi sur ses réseaux sociaux : « Le maire vient de franchir un cap grave cette après-midi lors du conseil municipal », déplore-t-il. Les élus dénoncent une « sanction politique assumée ».
Dans leur communiqué, ils déroulent : « On ne retire pas des moyens publics parce que des organisations s’expriment. On ne fait pas taire les oppositions quand elles dérangent. On ne confond pas autorité et intimidation. »
« Peut-on encore s’engager librement à Carcassonne sans subir de représailles ? », interrogent-ils, assurant qu’ils ne « laisseront pas faire ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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