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6 mars 2026Louis devait faire partie avec sa femme enceinte et sa fille des Français rapatrier jeudi soir dans un vol Air France. Sauf que ce vol n’a jamais pu atteindre sa destination pour l’embarquement. En effet, il a dû faire demi-tour au-dessus de l’Arabie Saoudite à cause de tirs de missiles dans la zone.
Ils pensaient enfin pouvoir rentrer en France après une semaine bloqués à Dubaï. Mais leur vol Air France, affrété par la France, pour rapatrier des ressortissants français, a dû faire demi-tour jeudi soir à cause de tir dans la zone.
Résultat, pas de départ pour Louis. Interrogé ce vendredi matin par RMC, il raconte ces dernières heures. “Moi, je suis venu pour des raisons professionnelles et on en a profité pour faire des vacances avec ma femme enceinte et ma fille. On avait des vols qui ont tous été annulés depuis une semaine. On a eu de la chance, l’ambassade nous a appelés pour nous parler de ce vol. On avait trois heures pour se rendre à l’aéroport. Ce n’était pas l’aéroport de Dubaï, s’en est un qui se situe entre Dubaï et Abou Dabi. Et sur la route ça commençait déjà sur les WhatsApp à nous dire ‘il y a des tirs’”, explique-t-il.
Une situation qui se confirme dans l’aéroport:
“A l’aéroport d’Abou Dabi, tout le monde était confiné. Au début, le vol était maintenu et finalement 1h30 après on nous dit que l’avion a dû faire demi-tour. Je l’ai traqué sur FlightRadar et il n’est même pas entré dans l’espace aérien des Émirats, il a fait demi-tour au-dessus de l’Arabie Saoudite”, appuie-t-il.
Il confirme avoir eu une « fausse joie et petit pic de stress ».
L’horaire de l’avion en question
S’il n’exprime aucune colère, Louis confesse une certaine confusion. “Ce qui est un peu frustrant, c’est qu’Emirates, une compagnie locale, fait décoller des avions. Depuis le début, ça fait une semaine, les tirs sont systématiquement aux mêmes horaires. C’est soit le matin très tôt, soit le soir après le ramadan. Donc quand on a vu l’horaire du vol qu’on nous avait proposé, on était un peu surpris. Après, il y avait sûrement une raison”, explique-t-il.
Selon le ministre des Affaires étrangères, 750 personnes ont déjà été rapatriées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Dont certains sont des personnes vulnérables. Mais Louis ne sait pas si c’est parce que sa femme est enceinte de six mois qu’ils ont été contactés par l’ambassade.
« Je ne sais pas si on est considéré comme vulnérables »
“Je ne sais pas si on est pris en charge parce que ma femme Alexandra, enceinte de six mois, est considérée comme vulnérable. Ce que j’ai vu hier soir, c’est qu’il y avait des personnes vulnérables. Il y avait plusieurs personnes âgées… Je ne pense pas que ce soit au petit bonheur la chance pour se faire rapatrier. Nous, on ne veut pas être rapatrié gratuitement comme on voit sur les réseaux sociaux. Nous ce qu’on veut, c’est payer un billet d’avion et rentrer en sécurité”, assure-t-il.
Il témoigne que beaucoup de gens sont dans la même situation que sa famille. Et certains tentent de trouver des solutions coûte que coûte. “Certains ont pu partir, beaucoup via Oman. Nous on a décidé de ne pas le faire parce que c’est 7 heures de route. En plus, les prix ont explosé. Avant ça coûtait autour de 300 euros pour s’y rendre en taxi, aujourd’hui, c’est plus autour de 2000 euros”, pointe-t-il.
Ils attendent donc désormais l’affrètement d’un nouveau vol qui pourra les rapatrier en France.

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