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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Le vaccin contre la crédulité ».
Résumé des éléments principaux
Pourtant, des dispositifs de vaccination infantile sont remis en cause ici et là.
Cela a déjà des effets mesurables : la rougeole réapparaît là où la vaccination faiblit, et les infections graves à méningocoque augmentent de nouveau. Si la France, pays de Pasteur, n’est plus clairement documentée comme le pays le plus méfiant du monde, elle demeure l’un des pays européens où la défiance vaccinale est élevée, avec une réticence désormais concentrée sur le vaccin Covid-19 dont la science la plus récente montre pourtant à la fois l’efficacité et la non-dangerosité.
Mais comment expliquer cette forme d’ingratitude ?
Les facteurs sont nombreux. Certains sont historiques, les balbutiements de la campagne H1N1 de 2009, par exemple, ont marqué un tournant chez nous, la recherche sociologique l’a montré. Mais on ne peut négliger la diffusion de désinformation par les antivaccins particulièrement virulents et actifs sur les réseaux sociaux. Ils font partie de ce que la science des mondes numériques nomme les superdiffuseurs d’informations. Il faudrait ajouter la malinformation parfois relayée par les médias conventionnels eux-mêmes. C’est-à-dire des informations vraies mais trompeuses. Ainsi, on entend régulièrement les témoignages d’individus victimes d’une coïncidence entre le moment de la vaccination et le déclenchement d’une maladie neurodégénérative, par exemple.
La science met ensuite des années à démontrer qu’il n’y pas de lien de causalité mais le mal est fait car une histoire personnelle, surtout dramatique, a beaucoup plus d’impact sur notre cognition que des statistiques. De la même façon, insister, pour hameçonner l’attention, sur les accidents vaccinaux – qui hélas sont bien réels – sans les mettre en regard du nombre – sans commune mesure – de vies sauvées, installe dans nos cerveaux sociaux, qui ont tendance à surestimer spontanément les faibles probabilités de risque, l’idée de la dangerosité du meilleur atout de santé public dont nous disposons.
Mais tout de même, tant de vie sauvées. Pourquoi ne s’en souvient-on pas ?
C’est qu’il y a des progrès dont le succès organise l’oubli. La vaccination appartient à cette catégorie paradoxale : plus elle protège, moins nous voyons ce dont elle nous protège. La variole ne fait plus peur par plus que la poliomyélite a quitté l’imaginaire angoissé des parents… Bref, nous confondons l’invisible avec l’inexistant. Il y a des millions de personnes qui, dans un monde où le vaccin n’existerait pas, nous aurait quittés mais ils ne le sauront jamais.
C’est donc une paresse de nos intuitions qui explique en partie cette ingratitude vaccinal. Alors comment faire ? Il existe justement un remède possible : le changement de son esprit critique et celui-ci est sans aucun effet secondaire.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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