EN DIRECT – Moyen-Orient: l’administration Trump peut-elle continuer la guerre sans l’aval du Congrès?
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « EN DIRECT – Moyen-Orient: l’administration Trump peut-elle continuer la guerre sans l’aval du Congrès? ».
Résumé rapide
Ce vendredi 1er mai, Donald Trump étudie la possibilité de mener de nouvelles frappes contre l’Iran afin de contraindre Téhéran à négocier un accord, alors que le délai prévu par la loi américaine le contraint à stopper sa guerre ou demander au Congrès de l’approuver. En cas de nouvelles attaques américaines, Téhéran a promis des « attaques douloureuses et prolongées ». En parallèle, au Liban, les hostilités ont continué en dépitde la trêve annoncée et prolongée par le président Trump.
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Ce qu’il faut retenir
► Téhéran a menacé jeudi 30 avril qu’il répondrait par des « attaques douloureuses et prolongées » contre des positions des États-Unis dans la région si Washington décide de reprendre ses bombardements contre l’Iran, alors qu’un projet de frappes devait être étudié dans la journée par Donald Trump. Le président américain est confronté ce vendredi à l’expiration du délai par la loi pour stopper sa guerre ou demander au Congrès de l’approuver.
► L’Iran a réaffirmé sa volonté de contrôler le détroit d’Ormuz, déplorant également le blocus maritime américain, que le président Pezeshkian a qualifié de « contraire aux lois internationales […] et voué à l’échec ». Les Américains ont subi une « défaite honteuse », a, lui, estimé le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit jeudi 30 avril. Une situation à même de compliquer les efforts de l’administration Trump pour mettre sur pied une coalition destinée à rouvrir la navigation dans cette voie cruciale pour l’approvisionnement mondial en énergies.
► Si la trêve entre les États-Unis et l’Iran a été prolongée sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan.
►L’armée israélienne continue de bombarder le sud du Liban. Plus de 2 500 personnes ont été tuées dans le pays depuis qu’Israël a lancé début mars une nouvelle campagne militaire aérienne et terrestre, disant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien, et au moins 28 personnes sont mortes ce 30 avril, selon l’Agence nationale d’information libanaise.
Israël aurait envoyé un système de défense laser aux Émirats pour se protéger contre les missiles iraniens
Israël aurait dépêché des systèmes d’armement sophistiqués, dont un laser de pointe, aux Émirats arabes unis afin de les aider à se défendre contre les missiles iraniens, affirme le Financial Times, qui cite deux sources proches du dossier. Cela constitue l’un des premiers exemples de coopération majeure en matière de défense entre les deux pays— qui n’entretenaient pas de relations diplomatiques avant les Accords d’Abraham de 2020 — et a illustré « l’intérêt d’être l’ami d’Israël », déclare un responsable régional au quotidien britannique.
D’après deux autres sources, un système de surveillance aurait également été transféré aux Émirats, conçu pour détecter les incursions de drones à une distance pouvant atteindre 20 km.
Après deux mois de guerre, 913 bateaux commerciaux recensés dans le Golfe
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s’élevait à 913 le 29 avril, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, selon l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine.
Malgré le blocage, des bateaux sont parvenus à sortir: leur nombre dans le Golfe, qui s’élevait à 1 114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran, a baissé de 18%, selon le recensement. Mercredi matin, plus de 270 pétroliers étaient présents dans le Golfe, ainsi que près d’une vingtaine de méthaniers (transportant du gaz naturel liquéfié ou GNL), et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Les membres de l’Asean s’inquiètent de la situation au Moyen-Orient
Les ministres de l’Économie des pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) ont déclaré dans un communiqué commun que la guerre au Moyen-Orient représente une menace croissante pour la sécurité énergétique internationale et pourrait ralentir de manière significative la croissance de la région.
« Nous avons exprimé notre profonde inquiétude face aux perturbations actuelles sur les principales voies maritimes, en particulier dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ un quart des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) par voie maritime, dont plus de 80 % sont destinés à l’Asie », écrivent-ils.
Le secrétaire général de l’ONU alerte sur les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz
Dans un message publié sur son compte X, le secrétaire général de l’ONU a déclaré que « les conséquences de la crise au Moyen-Orient s’aggravent de façon dramatique d’heure en heure »,, appelant au dialogue et à « des solutions qui nous éloignent du précipice ».
« La restriction des droits et libertés de navigation dans la zone du détroit d’Ormuz perturbe les marchés de l’énergie, des transports, de l’industrie manufacturière et de l’alimentation, et étouffe l’économie mondiale », ajoute Antonio Guterres.
Un sénateur démocrate américain déclare qu’une éventuelle «frappe militaire imminente» contre l’Iran est possible
Le sénateur démocrate américain Richard Blumenthal a déclaré lors d’une interview sur la chaîne de télévision américaine CNNqu’« une frappe militaire imminente était tout à fait envisageable », d’après ce qu’il a pu retenir de certaines réunions d’information et d’autres sources. Il ajoute que cette situation est « profondément inquiétante, car cela pourrait bien mettre en danger la vie de fils et de filles américains et entraîner des pertes humaines massives ».
🔎 Trump peut-il poursuivre la guerre sans l’aval du Congrès?
L’administration Trump doit obtenir un vote favorable du Congrès si elle veut continuer ses opérations militaires au Proche-Orient. Aux termes de la loi sur les pouvoirs de guerre, un président américain ne peut pas décider d’une intervention militaire d’une durée supérieure à 60 jours sans l’aval du Congrès. Mais dès jeudi, le ministre américain de la Défense a lancé l’idée que le cessez-le-feu changeait la donne, et que compte tenu de la situation actuelle du conflit, la Maison Blanche n’avait pas l’obligation d’obtenir l’aval des parlementaires. Ce sera l’enjeu des débats au Congrès aujourd’hui.
Écoutez les explications de notre correspondant à Washington, Vincent Souriau :
Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la guerre au Moyen-Orient pour la journée de ce vendredi 1er mai. Si vous avez manqué les événements de la veille, vous pouvez retrouver l’historique complet dans notre direct précédent :
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