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1 mai 2026Dans son cabinet de Narbonne, elle tatoue les crânes dégarnis pour redonner confiance aux hommes et aux femmes
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Dans son cabinet de Narbonne, elle tatoue les crânes dégarnis pour redonner confiance aux hommes et aux femmes ».
Ce qu’il est utile de savoir
Alice Da Costa est coiffeuse de métier et artiste peintre. Également spécialisée dans le tatouage médicalisé, elle ouvre un cabinet dédié à la tricopigmentation : elle tatoue le cuir chevelu pour imiter l’apparence des cheveux.
Dans la discrète rue Voltaire en centre-ville de Narbonne, le cabinet « Touch d’Artist » a vu le jour. Loin du salon de tatouage traditionnel, on vient ici pour lutter contre ses complexes et retrouver confiance en soi. Les hommes en particulier, mais les femmes aussi, confient à Alice Da Costa leur problème d’alopécie ou de calvitie. En effet, à 63 ans, cette coiffeuse de métier, qui est aussi artiste peintre dans l’âme, s’est spécialisée dans la tricopigmentation : une technique de tatouage qui imite l’apparence des cheveux. Elle excelle aussi dans le tatouage médicalisé et la dermopigmentation : elle rend aux seins opérés leurs aréoles mammaires et redonne de la couleur aux peaux brûlées ou marquées par des cicatrices.
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J’ai compris que la beauté n’est pas un caprice
« Le pigment, la couleur, la lumière sur une toile, c’est ma vie ! », lance Alice Da Costa. Mais en tant que coiffeuse professionnelle, l’artiste a aussi été touchée par la détresse des femmes et des hommes dont la chevelure s’appauvrit. « J’ai constaté qu’ils perdaient un peu d’eux-mêmes. Leur regard changeait, leur confiance s’effritait, et ça m’a bouleversée. J’ai compris que la beauté n’est pas un caprice. Alors je me suis dit que mon art ne servait pas seulement à embellir des toiles, mais qu’il pouvait embellir un être. De plus, avec mon passé de coiffeuse, je connais le cheveu et la morphologie. Je peux donc redessiner une ligne de cheveux, camoufler une calvitie ou densifier une chevelure ».
« Mon art sert à réparer les personnes »
Alice Da Costa a suivi plusieurs formations, de tatouage d’abord, puis de tricopigmentation. Elle a surtout pris le temps de peaufiner son savoir-faire avant d’ouvrir son cabinet. « À 63 ans, beaucoup me disent que c’est l’âge de lever le pied. Moi je pense que c’est l’âge de donner du sens à mon art. Car on ne s’arrête pas de créer, on crée autrement. Aujourd’hui, je suis passée de la toile à la peau et mon art sert à réparer les personnes pour qu’elles se sentent mieux ».
Concrètement, Alice Da Costa peut restituer l’impression d’un crâne rasé, ou redonner de la densité aux zones dégarnies. « La tricopigmentation est une technique de micro-tatouage médical qui permet d’apporter du pigment au cuir chevelu : on ne paraît plus chauve. On reconstitue les cheveux point par point, poil par poil, avec une précision extrême. On imite ainsi l’apparence des follicules capillaires et le rendu ressemble à la naissance d’une barbe. On peut aussi redensifier la couleur sur des parties clairsemées : on ne voit plus le cuir chevelu à travers la lumière et on a l’impression d’avoir beaucoup de cheveux, cela donne un aspect beaucoup plus volumineux. On utilise exclusivement des pigments bio résorbables aux normes européennes, sans métaux lourds. Ils sont conçus pour s’estomper avec le temps et ne pas changer de couleur ».
« Les hommes souffrent, tous ne s’habituent pas à la calvitie »
Pour les plus douillets, « la piqûre est moins profonde que celle d’un tatouage classique, car on pique en superficie pour déposer les pigments dans le derme : je l’ai testé moi-même, ça ne fait pas mal », rassure l’artiste.
Au-delà d’une activité professionnelle rémunératrice, Alice Da Costa voit dans la tricopigmentation comme le tatouage médicalisé une façon « d’aider les autres ». Si les femmes parlent plus ouvertement de leurs blessures, « les hommes sont plus pudiques, mais ils souffrent aussi et tous ne s’habituent pas à la calvitie. Alors si la tricopigmentation peut aider quelqu’un à se regarder dans un miroir et sourire à nouveau, je suis la plus heureuse du monde ».
La tricopigmentation permet en outre de cacher des cicatrices au niveau de la barbe ou des moustaches. Elle s’adresse aux personnes qui souffrent de calvitie, d’alopécie, de pelade, ou suite à une transplantation, une pathologie voire un traitement médical. Rens. : 06 38 26 18 47, https://www.artiste-alicedacosta.fr/
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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