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Un regard éditorial sur « Le soft power de la Chine en Afrique » pour mieux comprendre l'article.
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La suppression par la Chine des droits de douane sur les importations en provenance de 53 pays africains, qui entre en vigueur aujourd’hui, est un coup de maître en matière de soft power.
À première vue, cette politique constitue une opportunité majeure d’accès au marché pour le continent et positionne Pékin comme un allié de confiance, contrastant fortement avec Washington, qui a imposé des droits de douane de manière punitive. Il s’accompagne également d’un avertissement : l’omission de l’Eswatini sur ses relations diplomatiques avec Taiwan rappelle que le franchissement des lignes rouges de Pékin a des conséquences.
Mais au-delà des gros titres, la réalité est qu’il est peu probable que la nouvelle approche chinoise change de manière tangible à court ou moyen terme.
Le continent avait un déficit commercial avec la Chine de 102 milliards de dollars en 2025 — une hausse de 65% sur un an. Les exportations africaines vers la Chine sont dominées par les minéraux et les matières premières, tels que les minerais métalliques et le pétrole brut ; La domination mondiale de Pékin dans le traitement des matériaux nécessaires à la transition énergétique et aux infrastructures numériques a stimulé les achats de cuivre et de cobalt en provenance du continent. Mais les exportations chinoises vers l’Afrique consistent principalement en produits manufacturés, qui ont une valeur plus élevée.
L’élimination des droits de douane ne suffit pas à apporter des changements significatifs à cet égard. Au lieu de cela, les pays africains devront s’industrialiser pour améliorer leur balance commerciale, ce qui, comme je l’ai déjà écrit, nécessitent un accès à l’énergie et une volonté politique. Des réformes sont nécessaires pour réduire les formalités administratives autour de questions telles que le contrôle des changes et la santé et la sécurité. Comme l’a souligné l’économiste du développement Linda Calabrese dans un compte-rendu du groupe de réflexion britannique ODI Global, les barrières non commerciales « sont souvent plus subtil et difficile à résoudre que les tarifs douaniersmais ils peuvent augmenter considérablement le coût et la complexité de l’exportation.
Les pays africains accueilleront probablement favorablement la réduction des tarifs douaniers, et ils devraient le faire. Mais la magnanimité de Pékin ne transformera pas l’économie du continent. Cela va être beaucoup plus difficile.
Source : www.semafor.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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