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En 2022, avec le début de la guerre en Ukraine, les tarifs de l’électricité avaient explosé en France. Avec le conflit qui s’installe au Moyen-Orient faut-il craindre le même cas de figure?
La guerre au Moyen-Orient va-t-elle provoquer une flambée des prix de l’électricité comme la guerre en Ukraine en 2022? C’est peu probable. En 2022, l’envolée des prix de l’électricité était due à trois chocs simultanés.
D’abord la flambée des prix du gaz à cause de la guerre, alors que l’Europe avait peu de stocks. Ensuite, les règles de fonctionnement du marché de l’électricité européen où le prix du MWH est fixé par le prix de la dernière centrale appelée pour équilibrer l’offre et la demande. La plupart du temps une centrale à gaz. Enfin, la faible disponibilité du parc nucléaire français, dont la production était au plus bas depuis 30 ans, ce qui nous obligeait à importer.
La bonne nouvelle est que nous sommes beaucoup mieux armés aujourd’hui pour affronter une augmentation des prix. Le prix de l’électricité en Europe dépend toujours des prix du gaz, qui a quand même bien augmenté en une semaine mais moins qu’en 2022. Le gaz pour l’instant n’a augmenté que de 40%, 10 fois moins qu’en 2022.
Les stocks de la France sont au plus haut
L’Europe a plus de stocks qu’à l’époque. Et même si les prix de marché augmentent, les prix payés en France sont désormais beaucoup plus encadrés. Depuis cette année, notamment si les prix s’envolent, ça profitera à EDF qui devra restituer une partie de ses profits aux consommateurs.
Par ailleurs, nous ne sommes plus importateurs d’électricité comme en 2022 mais exportateurs. Le parc nucléaire tourne à plein régime, assure 75% de nos besoins complétés par un parc hydraulique dont les barrages sont remplis à plus de 60%. Cette souveraineté nous isole mécaniquement de la volatilité du gaz.
En 2022, les particuliers avaient été protégés, mais les entreprises avaient pris très cher. Aujourd’hui tout le monde est mieux protégé. Les ménages sont majoritairement au tarif réglementé (20 millions), et il n’y aura pas de révision avant août. Ce tarif réglementé a été étendu aux petites PME (artisans, commerçants…) et beaucoup d’entreprises ont renégocié des contrats pluriannuels à prix fixe.

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