
Les Iraniens « veulent conclure un accord, mais je ne suis pas satisfait de la proposition », déclare Donald Trump
1 mai 2026
« Il y a beaucoup de désaccords, beaucoup de discordes, beaucoup de problèmes » avec l’Iran, déclare Donald Trump
1 mai 2026EN DIRECT – 1er mai : plus de 300.000 manifestants en France, environ 100.000 à Paris, selon la CGT
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « EN DIRECT – 1er mai : plus de 300.000 manifestants en France, environ 100.000 à Paris, selon la CGT ».
Éléments essentiels
Sébastien Lecornu appelle un boulanger verbalisé pour lui assurer qu’il «ne payera pas l’amende», rapporte Europe 1
Après que RMC a rapporté ce matin qu’un boulanger de l’Isère avait été verbalisé par l’inspection du Travail pour avoir ouvert son commerce ce vendredi 1er mai 2026, l’intéressé aurait reçu un appel du premier ministre qui lui aurait assuré qu’il ne devrait payer l’amende de plus de 5000 euros dont il est redevable.
«Je viens d’avoir le Premier ministre au téléphone, il vient de m’appeler. Il m’a dit que de toute façon, les amendes, il n’y aurait pas de suite et qu’on ferait en sorte que les amendes soient annulées», a-t-il affirmé au micro d’Europe 1 en début d’après-midi.
L’enfarinage d’Olivier Faure préparé par «plusieurs mouvements de l’extrême gauche révolutionnaire»
En fin de matinée, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste a été pris à partie par des manifestants puis enfariné lors du traditionnel défilé du 1er mai.
Une source policière indique au Figaro que cette action a été «préparée et coordonnée par plusieurs mouvements de l’extrême gauche révolutionnaire». Aucune personne n’a été interpellée.
«Le grand mal français est que le travail ne paie pas assez», affirme Bruno Retailleau
En ce 1er mai, le président des Républicains Bruno Retailleau explique sur X avoir «tenu à venir à la rencontre des commerçants», à l’occasion de ce qu’il rappelle être «la fête du travail», tout en estimant qu’«on devrait célébrer le travail tous les jours en France ».
Dans la continuité, il pointe ce qu’il décrit comme «le grand mal français», jugeant que «le travail ne paie pas assez» et qu’il y a trop d’écart entre le salaire brut et le salaire net». Une situation à laquelle il dit vouloir s’attaquer directement, affirmant : «je veux y mettre fin».
«Libérez Maduro!»: la marche du 1er mai s’achève avec d’ultimes slogans antifascistes
La marche du 1er-Mai se termine dans le calme et sans débordement sur la place de la Nation. Les slogans antifascistes «Siamo tutti antifascisti», ou encore «La jeunesse emm**» se font entendre. Certains se couchent ou s’assoient sur l’herbe. L’ambiance est plutôt détendue.
Le cortège arrive sur la place de la Nation aux cris de «Libérez Maduro!», le président vénézuélien capturé après une opération militaire américaine début janvier 2026. Il est accusé notamment de narcoterrorisme.
Axel Chouvel, à Paris.
1er-Mai : plus de 300.000 manifestants en France, environ 100.000 à Paris, selon la CGT
Plus de 300.000 personnes ont manifesté, vendredi dans toute la France, pour la défense du 1er-Mai férié et chômé et pour des hausses de salaires, dont environ 100.000 à Paris, selon un décompte de la CGT.
De nombreux artisans boulangers et fleuristes ont fait travailler leurs salariés avec le soutien du gouvernement et en dépit de la loi qui l’interdit et des protestations des syndicats.
1er-Mai : des contrôles dans les commerces, mais «aucun incident», affirme Sébastien Lecornu
Des contrôles ont été effectués, vendredi, dans les commerces de proximité ouverts pour ce 1er-Mai, fête du Travail, mais «aucun incident ne nous est remonté», a déclaré le premier ministre Sébastien Lecornu à quelques journalistes dont l’AFP.
«Les contrôles, c’est normal. Y compris parce qu’il y a des conditions, notamment le volontariat du salarié, et ça c’est pas négociable», a dit le chef du gouvernement au retour d’un déplacement en Haute-Loire, au cours duquel il s’est rendu chez un fleuriste et dans une boulangerie. Il n’a pas pu préciser à ce stade le nombre de ces vérifications. Le gouvernement avait assuré que les boulangeries et fleuristes employant du personnel pourraient ouvrir vendredi, malgré la persistance d’un flou juridique.
Opposants à Donald Trump, aux milliardaires, aux policiers… La manifestation parisienne à la croisée des luttes
Au sein du cortège, on repère des représentants d’Indivisible, un groupe d’action politique américain fondé contre la politique de Donald Trump. Mary, 53 ans, prof d’anglais en France, est là pour dénoncer «la classe des ultra-riches qui captent une grande partie des ressources pour son profit propre».
Le slogan «débarrassons-nous des milliardaires» est de façon générale très répandu ce 1er mai. «Quand on dit qu’on veut se débarrasser d’eux, on parle bien sûr d’un système, explique Arnaud, un éditeur de 44 ans, syndiqué à l’Unsa. «La classe moyenne est en train de disparaître et les gens n’ont pas l’air de se sentir concernés par cette injustice sociale, ils ont l’air de penser que la politique ne peut plus rien face aux intérêts économiques.»
Axel Chouvel / Le Figaro
Si les slogans anti-police n’ont pas beaucoup résonné lors de la marche du 1er-mai, on tombe tout de même par hasard sur tag menaçant envers les forces de l’ordre au niveau de la station de métro Rue des boulets : «Une balle, un keuf.»
Madeleine Meteyer et Axel Chouvel, à Paris.
«Travailler le 1er mai se normalisera, et ce jour deviendra un jour comme les autres», dénonce une manifestante
Anne, 57 ans, est cadre commerciale. «Je travaille dans une grosse entreprise d’agroalimentaire, la première mondiale. Je vous laisse deviner laquelle», plaisante-t-elle.
Militante CGT et habituée de la marche du 1er mai, «cette année est spécialement symbolique parce qu’on essaie de nous retirer ce 1er mai chômé, non travaillé et payé.»
Elle est particulièrement remontée contre le gouvernement qui a «encouragé presque l’inégalité et l’illégalité», ce qu’elle trouve honteux. Elle ne croit pas non plus au volontariat des salariés que propose le futur projet de loi. «Travailler le 1er mai se normalisera, et deviendra un jour comme les autres. C’est un enchaînement que l’on connaît trop bien!», tance la manifestante.
Au moins 200 «black blocks» à Paris, 500 à Nantes
Selon une source policière au Figaro, au moins 15.000 personnes participent au cortège parisien. 200 «black blocks» ont été comptabilisés en tête de cortège. De premiers cris «ACAB» [NDLR: All cops are bastards] ont été entendus.
À Nantes, 4500 personnes déambulent dans le centre-ville, parmi lesquelles se trouvent 500 «black blocs». Selon une source policière, un CRS a été blessé à la tête.
Enfin, à Lyon, 6500 manifestants ont été comptabilisés, avec «quelques éléments radicaux» dans le cortège.
«Détruire le sionisme, abattre l’impérialisme », tonnent des organisations antifascistes
Les slogans antifascistes se font entendre lors de la manifestation du 1er mai à Paris. «Détruire le sionisme, abattre l’impérialisme!», ont tonné Unité communiste et Reconstruction communiste, deux organisations indépendantes du PCF.
«Notre projet, en réalité, peut se résumer en un mot : la protection» : à Mâcon, Marine Le Pen défend un protectionnisme «mesuré et intelligent»
À Mâcon, Marine Le Pen a également pris la parole. Devant ses partisans, elle célèbre «ce jour sacré» du 1er mai, qu’elle décrit comme «une fête nationale», où «la nation toute entière rend hommage à ceux qui travaillent ou ont travaillé, celles et ceux qui contribuent à faire de la France une grande puissance». Un hommage, insiste‑t‑elle, «à ceux qui se lèvent tôt comme à ceux qui veillent la nuit».
La patronne du RN a voulu renvoyer dos à dos deux modèles économiques : «Entre l’interdit socialiste et le laisser‑faire de l’ultralibéralisme, nous sommes les défenseurs d’une vraie liberté économique.» Et de vitupérer contre «cette jungle réglementaire française et européenne» devenue, selon elle, «par son excès, un véritable bidonville normatif». Marine Le Pen a défendu un État stratège qui, «filière par filière, dans des cadres pluriannuels», définirait «des objectifs concertés, avec à la clé un accompagnement possible et surtout une sécurité juridique et fiscale».
«Notre projet, en réalité, peut se résumer en un mot : la protection», poursuit‑elle. Une protection qui, «en matière économique, se décline par un mot tabou : le protectionnisme. Mesuré et intelligent, dicté par les nécessités du temps et qui s’applique par filières, par exemple les filières stratégiques.» Pour le reste, promet‑elle, «là où les entreprises françaises ont intérêt à la liberté totale du commerce, eh bien, elle s’appliquera».
En conclusion, la cheffe du RN assure vouloir concilier, sans dire “comment”, liberté d’entreprendre et solidarité nationale : «C’est un projet où l’entreprise est défendue parce qu’elle porte une part de l’intérêt national, mais, en contrepartie, l’entreprise, par l’impôt, contribue à financer le pays.»
Pancartes anti-milliardaires, drapeaux palestiniens… Les images du lancement de la manifestation parisienne du 1er mai
La tête de cortège a démarré timidement la marche. Des personnes se revendiquant Gilets jaunes sont présentes. Un slogan contre la guerre y est aussi visible : «Non à leurs guerres, oui à la révolution» avec un symbole anarchiste clairement lisible. D’autres arborent des revendications contre les grandes fortunes de la France: « Notre problème, c’est les milliardaires », peut-on lire sur certaines pancartes.
Gabriel Attal tacle Jean-Luc Mélenchon : «Les caméras qui vous diffusent ont été installées par des travailleurs qui travaillent le 1er mai»
Gabriel Attal est d’humeur taquine. Réagissant sur le réseau social X à une retransmission vidéo du discours du leader des Insoumis place de la République, à Paris, l’ancien premier ministre a écrit : «Le micro dans lequel vous parlez, la scène sur laquelle vous vous tenez, l’organisation du meeting depuis lequel vous vous exprimez, les caméras qui vous diffusent, ont été installés par des travailleurs qui travaillent le 1er mai. Vous êtes-vous assuré qu’ils sont bien payés double aujourd’hui ?»
Dans son discours, Jean-Luc Mélenchon affirmait que «M. Attal et le RN s’en sont pris au 1er mai pour dominer le grand nombre et l’obliger à travailler sans augmenter les salaires».
Manifestations du 1er mai: deux journalistes du média identitaire «Frontières» ont été chassés du cortège de Paris
Deux journalistes du média identitaire «Frontières» ont été chassés du cortège, escortés vers les camions des CRS et par une vingtaine de personnes au son de «à bas l’État, les flics et les fachos», ou du slogan «Siamo tutti antifascisti!» («Nous sommes tous antifascistes!»). «Vous ne pouvez pas nous interdire d’être là, c’est un pays libre», a déclaré l’un des deux hommes qui filmaient.
«En 2027, faut que ça change, que Mélenchon soit élu» : à Paris, les manifestants en soutien de LFI
Madeleine Meteyer / Le Figaro
«Je suis là par tradition et pour que la vie change» raconte Sylvie au Figaro. Secrétaire – au chômage depuis huit ans – la sexagénaire vient chaque année manifester pour le 1er mai. Avec une ASS (allocation de solidarité spécifique) de 584 euros, Sylvie trouve la vie chère. Locataire d’un HLM à 500 euros, elle se fait aider pour son fils. Alors, espère en soufflant cette militante communiste puis désormais insoumise, «en 2027, faut que ça change, que Mélenchon soit élu».
Madeleine Meteyer, à Paris
«Est-ce qu’ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ?» : Jean-Luc Mélenchon appelle à ne pas se laisser faire par la «bande» du gouvernement
Il fait chaud, l’air sent la fumée des saucisses grillées et les manifestants suivent avec attention le discours de Jean-Luc Mélenchon, retransmis par tous les haut-parleurs. Le chef des Insoumis dénonce la proposition de loi de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal au sujet du 1er mai, qui vise à en faire une journée de travail comme les autres pour les fleuristes et les boulangers, dans un premier temps.
«Est-ce qu’ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ?, s’interroge Jean-Luc Mélenchon. Qu’est-ce qui se passe pour qu’on ait soudain besoin que les fleuristes et les boulangers travaillent le 1er mai ?»
Il appelle à ne pas se laisser faire par la «bande» du gouvernement : ce qu’elle veut faire pour le 1er mai, «elle l’a déjà fait pour le travail le dimanche». «Qui aura la liberté, dans son entreprise, de dire non à son patron ? Ceux qui n’ont jamais lu leur contrat de travail, qui précise que c’est un contrat de subordination. (…) L’argument du choix libre n’existe pas.»
Madeleine Meteyer, à Paris
«Casse-toi, sale traître» : Olivier Faure enfariné à Amiens lors des manifestations du 1er mai
Selon Ici Picardie, le Premier secrétaire du Parti socialiste a été enfariné par deux hommes masqués. L’un d’eux portait un foulard avec une faucille et un marteau.
Cette après-midi, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a apporté son soutien à Olivier Faure dans un post sur X. «Tout mon soutien cher à
@faureolivier. Ces méthodes sont inacceptables et ne font que diviser la gauche en ce 1er mai qui doit nous rassembler», a écrit Emmanuel Grégoire.
Jean-Luc Mélenchon revendique le 1er mai comme un «jour de lutte» pour les travailleurs
«Chez nous, jamais rien ne tourne rond», a envoyé le leader de La France insoumise en préambule de son discours face à la foule réunie à Paris en début d’après-midi. «Le 1er mai, normalement, on se rassemble et on vient porter les considérations du moment. C’est un moment pour faire avancer les progrès sociaux.»
Jean-Luc Mélenchon a ensuite défendu «la bataille pour le temps libre», en s’appuyant sur la symbolique du triangle rouge qu’il porte sur son col de veste : «8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos».
«Les voilà qui nous parlent du 1er mai comme de la fête du travail. Ce n’est pas la fête du travail. Le travail est le propre des êtres humains, mais il ne faut pas confondre le travail et le travail salarié», a-t-il déclaré en référence aux femmes et hommes aux foyers. «Le 1er mai, c’est une journée de lutte, depuis le premier jour. Et pas autre chose.»
Attal et Lecornu dans une boulangerie le 1er-Mai : Marylise Léon (CFDT) dénonce de la «politique spectacle»
Alors que plusieurs dirigeants politiques ont visité des commerçants qui ont fait le choix d’ouvrir ce vendredi, la déléguée générale de la CFDT a dénoncé ce qu’elle qualifie de «politique spectacle».
Cinq commerces contrôlés par l’inspection du travail à la mi-journée, selon Sébastien Lecornu
Lors d’un déjeuner de travail «libre» avec des entreprises du bâtiment, le premier ministre a dressé le bilan des contrôles menés par l’inspection du Travail ce vendredi. «On a trois boulangeries contrôlées. Il y a peut-être une bonne raison pour laquelle elles sont contrôlées. Et deux fleuristes.»
Un chiffre quasiment anecdotique qui justifie une prise de recul sur ces dernières semaines, pour le premier ministre. «Comme d’habitude : dix jours de vie politico-médiatique complètement hors sol pour un truc qui n’est pas un problème», a souligné Sébastien Lecornu.
La «cacophonie gouvernementale a laissé libre cours à la délinquance patronale», affirme Sophie Binet
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a fustigé la normalisation du travail de certains salariés le 1er mai, qualifiant les pratiques des entreprises de «délinquance patronale». La «cacophonie gouvernementale a laissé libre à la délinquance patronale», a ainsi dénoncé vendredi la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, interrogée sur l’ouverture de commerces en ce 1er-Mai, peu avant le départ de la manifestation parisienne.
«Ce n’est pas le vol du 1er-Mai qu’il faut mettre à l’ordre du jour du Parlement. C’est un grand plan pour l’augmentation des salaires», a-t-elle expliqué alors que le gouvernement veut modifier la loi pour permettre aux artisans boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés ce jour-là, ce que nombre d’entre eux le font déjà.
En Haute-Loire, Sébastien Lecornu rencontre des responsables du secteur du bâtiment
Tristan Quinault-Maupoil / Le Figaro
À l’entreprise Grimaldi de Brives-Charensac, Sébastien Lecornu échange avec treize responsables du bâtiment. Des plateaux de charcuterie et de fromage ont été installés au milieu de l’entreprise. «Ils sont très contents d’échanger avec toi», dit Laurent Wauquiez.
«Sébastien, il vient d’un territoire comme nous, il connaît les réalités de terrain. Ici, on se dit tout. Il n’y a pas de manière», insiste le député de Haute-Loire, qui a offert un bâton de pèlerin au Premier ministre. Celui-ci prévient : «J’attends beaucoup du déjeuner pour affiner deux ou trois décisions.»
Tristan Quinault-Maupoil, en Haute-Loire
«Je ne vois pas pourquoi on devrait paralyser le pays» : le 1er mai, un jour comme un autre pour le commerce de proximité
S’ils ont obtenu une dérogation pour travailler ce vendredi, beaucoup de commerçants ne comprennent pas l’imbroglio politique qui a agité l’Hexagone ces dernières semaines. Le gouvernement a finalement, mi-avril, accordé le droit à certains commerçants, dont les boulangers, de lever le rideau et de mobiliser leurs salariés ce 1er mai.
Un texte de loi devait sécuriser durablement cette possibilité pour une partie des commerces, mais il n’a pas pu être adopté dans les temps, faute d’accord entre députés et sénateurs. À défaut, les commerçants qui ont souhaité ouvrir et dont les salariés étaient volontaires doivent se contenter d’un bricolage politique, sans «aucune instruction en quoi que ce soit auprès des inspecteurs du travail», comme l’a précisé le ministre du Travail mercredi.
«Les inspecteurs du travail sont libres de faire des contrôles», a-t-il assuré en Conseil des ministres. Certains commerçants semblent en avoir déjà fait les frais, à l’image d’un artisan boulanger de Bourgoin-Jallieu, entendu au micro de RMC ce vendredi matin et qui assure avoir été sanctionné par l’inspection du travail. L’année dernière, ses confrères vendéens qui avaient subi le même sort ont finalement été relaxés. Mais le flou demeure, comme la colère des commerçants.
«En deux jours, on fait deux tiers du chiffre du mois de janvier», lance une fleuriste à Sébastien Lecornu
À Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire, le premier ministre est en déplacement dans la Haute-Loire aux côtés de Laurent Wauquiez. Après avoir acheté du muguet, les deux hommes ont un peu échangé avec la commerçante. «Nous sommes ravis d’être ouverts, avec un grand sourire», explique-t-elle à Sébastien Lecornu, guidé par le député LR du département, Laurent Wauquiez. Ce dernier tient à offrir du muguet au Premier ministre. «Le brin vendu avec la rose, c’est parfait», lance Sébastien Lecornu.
«Ça valait le coup d’ouvrir», se félicite la fleuriste. Et Laurent Wauquiez d’ajouter que le chef du gouvernement «s’est beaucoup battu pour ça». Même si le sujet de l’ouverture des commerces le 1er mai a été «un peu trop utilement politisé», souffle Sébastien Lecornu, bousculé ces derniers jours par la proposition de loi de Gabriel Attal visant à élargir les ouvertures de commerces. Un texte très contesté par la gauche, obligeant le gouvernement à renoncer à faire adopter un cadre légal applicable dès ce vendredi.
Tristan Quinault-Maupoil pour le service politique, à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire)
«On ne devrait pas être sanctionné quand on veut travailler», martèle Gabriel Attal
Réagissant sur son compte X à la verbalisation d’un boulanger par des inspecteurs du travail dans l’Isère – une élément de nos confrères de RMC -, l’ancien premier ministre Gabriel Attal affirme qu’«on ne peut pas laisser les artisans verbalisés payer les pots cassés du flou juridique qui subsiste».
«Si notre proposition de loi avait été adoptée, il n’y aurait pas de verbalisation aujourd’hui», ajoute le député des Hauts-de-Seine, secrétaire général de Renaissance. Face à la fronde des syndicats, le gouvernement a retiré la proposition de loi qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels.
Une lettre de la Direction générale du Travail datée de mardi, consultée par l’AFP, appelle à rappeler aux agents chargés des contrôles le «contexte» particulier de ce 1er mai, avec une loi en préparation pour les artisans boulangers et fleuristes. «Il faudra donc que les artisans verbalisés aujourd’hui voient leur amende annulée grâce à une mesure d’amnistie dans le projet de loi à venir sur le 1er mai. C’est tout à fait possible de le faire. On ne devrait pas être sanctionné quand on veut travailler», conclut Gabriel Attal.
Gabriel Attal au Figaro : «Le droit du travail empêche trop souvent le droit au travail»
«Il devrait être mieux valorisé et mieux payé» : Bruno Retailleau veut faire du travail une «priorité nationale»
La ville de Cholet, dans le Maine-et-Loire, n’est pas simplement la ville de naissance de Bruno Retailleau. Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, a choisi la principale commune des Mauges, qu’il connaît bien, pour exprimer sa vision du travail en ce jour symbolique du 1er mai. Cette déambulation dans les vastes et lumineuses Halles de la commune, place du Huit mai, en présence du président de l’association des commerçants, est une occasion d’insister sur l’urgence économique.
«Le 1er mai est une belle fête. Je suis venu pour saluer ceux qui travaillent ce jour-là et pour dire que le travail devrait être mis à l’honneur chaque jour dans notre pays. Il devrait être non seulement mieux valorisé mais aussi mieux payé», confie le sénateur de la Vendée au Figaro, avant de rejoindre la cité de la région Pays de la Loire, deuxième ville du département après Angers. Pour le parlementaire, le modèle social français repose principalement sur les travailleurs et ceux-ci en «portent une lourde charge».
«On passe pour des gens qui exploitent leurs salariés», déplore un fleuriste parisien
Pierre-Loeiz Thomas
Sur le parcours de la manifestation parisienne prévue dans l’après-midi entre la place de la République et la place de la Nation, Kevin ne décolère pas. «Ils nous cassent les pieds chaque année avec leur débat», s’énerve ce fleuriste dont les plantes envahissent le trottoir du boulevard Voltaire.
«Tous ces débats, ça détruit notre image, on passe pour des gens qui exploitent leurs salariés. Les miens me demandent de travailler parce que c’est le seul jour où ils sont très bien payés», jure le gérant, prenant à témoin son employé occupé à sortir des pots. «Ils sont en train de détruire tous les petits commerces, continue le gérant. Mon producteur de muguet, il est dépité. Plusieurs fleuristes ont été découragés d’ouvrir et ne lui ont rien commandé.»
Kevin a lui aussi hésité avant de sortir ses plantes aujourd’hui. Le fleuriste a finalement ouvert «à perte», assure-t-il, «parce que le 1er mai, c’est la joie. Et puis ça nous permet de nous faire connaître auprès de nouveaux clients.»
Pierre-Loeiz Thomas, à Paris
«Ça fait tourner l’économie, autant ouvrir !», affirme un primeur à Paris
À 10h00, alors que les files sont déjà longues devant les boulangeries du 6e arrondissement de Paris, un primeur a également ouvert ses portes, rue Notre-Dame-des-Champs, comme tous les 1er mai. «C’est normal, je ne vois pas pourquoi on devrait paralyser le commerce ce jour-là. C’est un jour de travail comme un autre et ça fait tourner l’économie, autant ouvrir», souffle Ryan, 20 ans, le fils du gérant.
Ce vendredi, deux salariés de son père sont à ses côtés pour servir les clients qui se pressent devant les barquettes de fraises ou flânent, en ce jour férié, devant les bouquets de fleurs. Conformément à la loi, il a décidé de doubler le salaire de ses employés pour cette journée du 1er mai.
Enguerrand Armanet, à Paris
Turquie: plusieurs dizaines d’arrestations à Istanbul pour le 1er mai
Kemal Aslan / REUTERS
Plusieurs dizaines de manifestants rassemblés à l’occasion des célébrations du 1er mai à Istanbul ont été arrêtés vendredi matin par la police turque, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Deux groupes en particulier ont été visés dans deux quartiers distincts de la rive européenne alors qu’ils affichaient leur volonté de se diriger vers l’emblématique place Taksim, haut lieu de la contestation en Turquie et entièrement verrouillée depuis la nuit.
«Que le 1er mai soit un jour pleinement chômé pour les inspecteurs du travail !», lance David Lisnard
Candidat à l’élection présidentielle, le maire de Cannes David Lisnard estime que pour «fêter le travail» en ce vendredi 1er mai, il faut «laisser travailler les gens qui le veulent».
«Je propose aussi : que le 1er mai soit un jour pleinement chômé pour les inspecteurs du travail ! Sinon, pour toute la société et sortir de l’absurdité actuelle du 1er mai, la solution est simple : laisser la liberté. Ceux qui veulent travailler travaillent et sont mieux payés», écrit l’ancien membre des Républicains dans un post sur son compte X.
INFO LE FIGARO – Sébastien Lecornu se rend en Haute-Loire avec Laurent Wauquiez pour rendre visite à des commerces ouverts
Ian Langsdon / REUTERS
Le Figaro a appris que le premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce vendredi en Haute-Loire pour une visite à l’invitation du député LR du département, Laurent Wauquiez. Ils visiteront des commerçants ouverts aujourd’hui, quelques jours après une controverse sur les règles applicables en ce jour férié.
«L’année dernière, nous n’avions pas voulu prendre de risques» : au Mans, une boulangerie fait le pari d’ouvrir en ce 1er mai
Place Washington, Le Mans, 7h00. Sur cette place commerçante de la ville préfecture de la Sarthe, les premiers commerces à ouvrir leurs portes sont les boulangeries. 1er mai ou pas, le pain quotidien porte bien son nom. «On a toujours ouvert le 1er mai, pour nous c’est normal», explique Marina, patronne de la boulangerie Aux douceurs de Washington. Une salariée est mobilisée, le sourire aux lèvres, ce qui suffit amplement pour faire tourner la boutique.
Ce vendredi 1er mai a toutefois un goût particulier. «L’année dernière, nous n’avions pas ouvert, avec toutes les rumeurs qui couraient sur les contrôles intempestifs de l’inspection du travail… C’était exceptionnel, mais nous n’avions pas voulu prendre de risques», explique l’artisan. Cette année, un courrier en bonne et due forme adressé à la Fédération des boulangers la rassure, malgré l’absence de loi.
Tous ses confrères n’ont pourtant pas eu le temps de s’organiser. À deux pas, la boulangerie La Tentation garde son rideau baissé. «Ils ont beaucoup plus de salariés que nous», explique Marina, dont la taille du commerce lui a permis de réagir vite. Comme la décision du gouvernement a été prise très tard, La Tentation a préféré donner une réponse à ses salariés pour ce jour plutôt que de les faire patienter en attendant Matignon.
Enguerrand Armanet, au Mans (Sarthe)
«Pour moi, c’est un jour normal», confie le gérant d’une boucherie du 13e arrondissement de Paris
Pierre-Loeiz Thomas
Dans les rues désertées du 13e arrondissement, une enseigne a déroulé son store au milieu des rideaux de fer baissés. Dans sa boucherie-rôtisserie, Joeffrey désosse un lapin. Quand on lui demande ce qu’il pense du débat sur le travail le 1er mai, le jeune homme réplique: «Moi j’ai le droit, je suis le gérant. Pour moi, c’est un jour normal. Et puis tout ce que j’ai, c’est du périssable, il faut que je l’écoule sinon ça se perd.»
À ses côtés, une employée s’empresse de rappeler qu’elle est là par volontariat tout en continuant de remplir les vitrines réfrigérées.
Dans cet établissement de la rue de Tolbiac, la journée commence doucement. « Il est tôt là encore, on a servi personne, continue Jeoffrey, toujours un couteau à la main. C’est comme le week-end, les gens devraient passer à partir de 11h ».
Pierre-Loeiz Thomas, à Paris
François Ruffin se dit «partisan de traditions» : «Le 1er mai, c’est un jour chômé»
Député de la Somme, François Ruffin estime que ne pas travailler le 1er mai est une «tradition» dont la France a «besoin». «La société a besoin de rites, de traditions, et moi je suis partisan de traditions. Le 11 novembre et le 8 mai, on célèbre nos anciens combattants. On se repose le dimanche. Le 1er mai, c’est un jour chômé, et on manifeste pour le travail», a expliqué le président de Debout la France et candidat à une primaire de la gauche pour la présidentielle ce vendredi matin au micro de BFMTV/RMC.
Marylise Léon (CFDT) fustige des «attaques frontales» contre le 1er mai
À Paris, un cortège partira de la place de la République à 14H00, vers la place de la Nation, avec notamment les cheffes de file de la CFDT, Marylise Léon et de la CGT, Sophie Binet. «Cette année, on a souhaité marquer le coup», assure la première au micro de France Info ce vendredi matin. «C’est une année particulière, où on a connu des attaques frontales contre le 1er mai. […] Pour la CFDT, c’est un symbole important.»
Sur le flou réglementaire autour de l’ouverture des commerces, Marylise Léon estime que «les professions de la boulangerie et les fleuristes doivent passer par des accords de branche pour pouvoir définir les modalités d’ouverture et notamment les modalités de volontariat». Et cela ne doit concerner «que l’artisanat» et «uniquement ces deux branches professionnelles».
«Attal, Bardella, Retailleau et tous leurs amis» veulent «voler» la journée du 1er-Mai «aux travailleurs», déplore Sophie Binet (CGT)
Secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a de nouveau fustigé ce vendredi matin la proposition de loi portée notamment par Gabriel Attal et qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels, la qualifiant de «catastrophique». «Beaucoup de députés ont toujours des problèmes avec les droits des travailleurs et des travailleuses et veulent nous voler cette journée qui n’est pas comme les autres», a-t-elle déploré au micro de France Inter. La proposition de loi a finalement été écartée devant la fronde des syndicats.
Sophie Binet a par ailleurs rappelé que le 1er-Mai n’est pas la «fête du travail», mais une «journée internationale de lutte pour les travailleurs et les travailleuses». «Gabriel Attal, Bardella, Retailleau et tous leurs amis ont fait une insulte à cette histoire ouvrière», ajoute-t-elle. «Le problème des boulangers, ce n’est pas de travailler le 1er mai, c’est leur facture d’énergie qui explose, c’est le prix des matières premières et du blé qui augmente considérablement, et c’est le dumping organisé par la grande distribution, les franchisés, les markets, etc.»
Travail le 1er mai : Manuel Bompard trouve «assez stupéfiant» que le gouvernement «donne à demi-mot des consignes pour désobéir à la loi»
CHARLOTTE SIEMON / AFP
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, espère que l’inspection du travail fera «respecter la loi» ce vendredi 1er mai en sanctionnant les employeurs qui décideraient d’ouvrir leur commerce malgré l’interdiction. «Le 1er mai est un jour férié et chômé. Les salariés ne peuvent pas être contraints à venir travailler», a rappelé le député des Bouches-du-Rhône au micro d’Ici Provence.
Devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement a écarté une proposition de loi qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels. Le premier ministre Sébastien Lecornu a promis «une instruction» destinée «à l’ensemble des services de l’État» pour que ces commerçants puissent faire travailler leurs salariés, sur la base du volontariat. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a assuré mercredi n’avoir donné aucune instruction aux inspecteurs du travail de ne pas verbaliser les boulangers et fleuristes qui feraient travailler leurs équipes mais appelé à «l’intelligence collective».
«Je trouve assez stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi. Normalement, son rôle est de faire respecter la loi», s’indigne Manuel Bompard. Le député LFI estime que «l’essentiel» des salariés n’ont «pas envie» de travailler le 1er mai, et que «si vous commencez à ouvrir la possibilité pour les employeurs, le volontariat ne sera pas respecté, car il sera très difficile pour un salarié de refuser ou de dire à son patron qu’il ne souhaite pas venir travailler».
L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Le travail, c’est la santé»
L’affaire du 1er Mai constitue un extraordinaire cas d’école pour qui s’intéresse aux blocages français. Le ministre du Travail pense, à juste titre, que le meilleur moyen de résoudre ce dilemme serait de « faire confiance à l’intelligence collective ». Un esprit logique songerait aussitôt à modifier la loi actuelle, restrictive et d’une complexité sans nom, pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de travailler, sous réserve d’être volontaire et payé double, puis de valider ce donnant-donnant dans des accords d’entreprise.
Employeurs et employés y trouveraient leur compte, l’« intelligence collective » triompherait. Par on ne sait quelle gymnastique intellectuelle, c’est l’inverse qui prévaut : le principe de l’interdiction demeure, mais les inspecteurs du travail sont « invités » à la tolérance, donc à contourner la loi, sans aucune garantie pour les commerçants. Une réglementation kafkaïenne doublée d’une insécurité juridique plutôt que la liberté pour tous, il fallait y penser.
Travail, pouvoir d’achat, démocratie… Les thèmes de la mobilisation de ce vendredi
Près de 320 manifestations sont prévues en France, avec un peu plus de 100.000 personnes attendues, a précisé jeudi soir le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez sur France Info TV. À Paris, un cortège partira de la place de la République à 14H00, vers la place de la Nation, avec notamment les cheffes de file de la CFDT, Marylise Léon et de la CGT, Sophie Binet.
Les débats autour du travail le 1er-Mai et la hausse des prix des carburants gonfleront-ils les cortèges, malgré l’adossement de ce 1er-Mai à un week-end et les vacances scolaires encore en cours pour certains ? Outre la défense du caractère chômé du 1er-Mai, les syndicats appellent à se mobiliser pour le pouvoir d’achat, sur fond de reprise de l’inflation, et pour la démocratie, à un an de la présidentielle.
Le secrétaire général de l’Unsa Laurent Escure entend préserver le «cadre démocratique, condition sine qua non de la défense des travailleurs» alors que «la loi du plus fort» s’impose à l’international. Pour le numéro deux de la CFDT Yvan Ricordeau, le 1er-Mai a une «tonalité importante cette année», en raison «des velléités de le remettre en cause».
Restaurants, boulangers, fleuristes… Qui a vraiment le droit d’ouvrir ce 1er mai ?
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Travaillera ou travaillera pas ? Ce 1er mai, en théorie le seul jour de l’année intégralement «férié et chômé» selon le Code du travail, promet d’être particulier, en pleins débats sur l’élargissement des possibilités de faire travailler des salariés ce jour-là. Le Figaro rappelle les règles en vigueur aujourd’hui et ce qui pourrait changer cette année, puis à partir de 2027.
L’ultra gauche en embuscade, les forces de l’ordre sur le qui-vive
Cela ne devrait pas être le «grand soir» mais ce rendez-vous du 1er mai est annoncé sous tension. Si la plupart des cortèges syndicaux devaient se dérouler dans une ambiance familiale et conviviale, plusieurs villes risquent à nouveau d’être le théâtre de tensions provoquées par la mouvance d’ultragauche, déjà en embuscade. C’est notamment le cas à Lyon, où près de 8000 manifestants sont attendus, à Toulouse ou encore à Strasbourg, où les services spécialisés redoutent que des émeutiers, parmi lesquels des « étudiants très politisés », passent à l’action. «Au-delà des revendications classiques sur le temps de travail, sur les salaires ou encore la réforme des retraites, les plus énervés vont, une fois encore, chauffer les esprits avec des mots d’ordre beaucoup plus vindicatifs », redoute un haut fonctionnaire.
Fustigeant la « montée de l’extrême droite » au nom de l’antifascisme et portant l’antimilitarisme ou encore l’anti-impérialisme en étendard, les professionnels de l’émeute pourraient tenter de passer à l’action, notamment pour s’en prendre au mobilier urbain et affronter les forces de l’ordre. De black blocs, composés de plusieurs dizaines de casseurs habillés en noir, pourraient se former. À Toulouse, à Nantes ou à Rennes, policiers et gendarmes seront sur le qui-vive, tout comme à Brest ou Saint-Brieuc où des activistes sont susceptibles de se mobiliser autour de « noyaux solides » pour commettre des dégradations sur leur passage.
Bonjour à toutes et à tous
Bienvenue dans ce direct consacré à la journée du vendredi 1er mai 2026. Ce jour férié hautement symbolique s’annonce particulier cette année après des semaines de débat houleux sur le sujet.
Le gouvernement a écarté une proposition de loi portée notamment par l’ancien premier ministre Gabriel Attal qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels.
Les syndicats veulent défendre dans leurs cortèges ce seul jour férié obligatoirement chômé pour les salariés.
Les publications apparaîtront ici
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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