
l’Iran envisagerait d’utiliser des dauphins porteurs de mines pour percer le blocus américain dans le détroit d’Ormuz
2 mai 2026
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2 mai 2026Analyse : L'équipe examine cette actualité et partage son avis global.
Un résumé concis de « Trump, “pas satisfait”, rejette la dernière offre de négociations de l’Iran » selon notre équipe.
À retenir
Donald Trump a balayé vendredi les conditions posées jeudi soir par l’Iran pour relancer les négociations de paix. “À l’heure qu’il est, je ne suis pas satisfait par ce qu’ils offrent”, a déclaré le président américain à Washington, avant de s’envoler pour la Floride pour le week-end.
La nouvelle proposition iranienne, transmise aux médiateurs pakistanais, faisait pourtant “un pas en direction des États-Unis, en offrant de discuter des conditions posées par Téhéran pour l’ouverture du détroit d’Ormuz, parallèlement aux garanties américaines de cesser leurs attaques et de lever le blocus des ports iraniens”, rapporte The Wall Street Journal.tr
“Auparavant, l’Iran exigeait que les États-Unis lèvent leur blocus comme condition préalable à toute négociation, et qu’ils s’accordent sur les modalités de la fin de la guerre avant d’aborder la question de la gestion future du détroit ainsi que celle de son programme nucléaire”, rappelle le titre américain.
Cette nouvelle proposition prévoyait ensuite “d’examiner les questions relatives au dossier nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions américaines”, ont précisé au journal économique des sources proches du dossier.
« En finir une bonne fois pour toutes » avec l’Iran
“La réponse iranienne indique que la diplomatie n’est pas totalement gelée”, veut croire Axios. Elle intervient alors que “Trump maintient le blocus naval américain et envisage de nouvelles actions militaires contre l’Iran”.
Interrogé sur la suite des opérations, le président américain a une nouvelle fois préféré les menaces à la nuance. “Il y a plusieurs options”, a-t-il déclaré aux journalistes. “Voulons-nous y aller, les pilonner sans relâche et en finir avec eux une bonne fois pour toutes, ou voulons-nous tenter de conclure un accord ? Telles sont les options”.
Selon Axios, il a toutefois précisé qu’il préférerait “ne pas reprendre les bombardements”.
Donald Trump a d’ailleurs déclaré vendredi la “fin des hostilités” dans la guerre contre l’Iran dans une lettre adressée au Congrès, soixante jours après avoir officiellement informé les élus du début de l’offensive, le 2 mars – les bombardements avaient débuté le 28 février.
“La loi américaine exige que l’administration obtienne l’approbation du Congrès dans ce délai [de soixante jours] pour poursuivre la guerre, sous peine d’y mettre fin”, rappelle El País.
“Par ce message, Trump estime avoir rempli son obligation légale et défend la thèse, déjà avancée par son administration, selon laquelle la guerre a pris fin avec l’accord de cessez-le-feu du 8 avril, que le président avait initialement déclaré applicable pour quelques semaines, puis prolongé indéfiniment”, explique le quotidien madrilène.
La missive semble cependant purement circonstancielle, personne ne doutant au Capitole que si Donald Trump veut reprendre les bombardements, il ne demandera l’autorisation à personne, et encore moins au Congrès. Vendredi, il assurait même – après avoir envoyé son courrier aux présidents des deux chambres – que cette obligation d’autorisation du Congrès était “anticonstitutionnelle”.
L’Allemagne punie
Al-Jazeera a parlé au général Mark Kimmitt, ancien secrétaire d’État adjoint américain, qui n’a aucun doute sur le action que si l’Iran “n’est pas disposé à conclure un accord, les États-Unis reviendront à l’usage de la force militaire”.
Mais pour l’ancien diplomate, après le rejet de la dernière proposition iranienne, “il serait sage d’attendre que quelques autres propositions aient été mises sur la table avant de tirer la moindre conclusion”. Il pense que Donald Trump “accordera un peu de temps aux Iraniens”.
En revanche, le locataire de la Maison-Blanche ne fait preuve d’aucune patience envers l’Allemagne et son chancelier Friedrich Merz : le Pentagone a annoncé vendredi le retrait d’Allemagne, d’ici un an, de 5 000 militaires américains, sur les 36 000 présents dans le pays.
“Cette annonce intervient au lendemain des menaces du président américain de réduire les effectifs des troupes américaines en Allemagne, et de ses critiques à l’égard du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait déclaré que les États-Unis avaient été “humiliés” par l’Iran”, observe la Deutsche Welle.
Des parlementaires, dont la sénatrice Jeanne Shaheen, se sont élevés contre la décision, qui vise une fois encore un pays allié membre de l’Otan, et sabote les intérêts des Américains et des Européens pour des “rancœurs mesquines”.
Autre décision semblant pointer vers une punition pure et simple de Berlin pour les propos de M. Merz : Donald Trump a également annoncé vendredi “une augmentation des droits de douane sur les voitures et les camions provenant de l’Union européenne, une mesure qui touchera l’Allemagne le plus durement”, note le diffuseur allemand.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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