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6 mars 2026À quelques jours du premier tour des élections municipales, l’Observatoire régional de la parité relève que les femmes demeurent très minoritaires à la tête des listes dans la course aux mairies. Selon ses données, elles ne conduisent que 18 % des listes dans l’Aude et 20 % en Occitanie.
À Carcassonne comme à Narbonne, aucune femme ne conduit de liste pour les élections municipales. Dans les deux principales villes du département, toutes les candidatures sont portées par des hommes. Une situation qui illustre un déséquilibre plus large, puisque selon les données publiées le 2 mars par l’Observatoire régional de la parité, les femmes restent très minoritaires à la tête des listes dans la région comme dans le département.
À Carcassonne, les cinq listes en lice sont menées par Christophe Barthès, Gérard Larrat, Alix Soler-Alcaraz, Jihed Tayebi et François Mourad. Même constat à Narbonne, où les six listes sont conduites par Nicolas Sainte-Cluque, Bertrand Malquier, Jean-Luc Maury, Laurent Fabas, Alain Peyre et Frédéric Falcon.
Dans les autres villes de plus de 10 000 habitants du département, les femmes restent également très minoritaires à la tête des candidatures. À Limoux, deux hommes, Pierre Durand et Maxime Bot, s’affrontent pour la mairie. Même configuration à Castelnaudary, où Jean-Baptiste Mouton et Philippe Greffier sont candidats.
Moins de 20 % des têtes de liste sont des femmes
La situation est légèrement différente à Lézignan-Corbières. Sur quatre listes en présence, une seule est conduite par une femme, Sophie Birkener, tête de liste de « Lézignanais de cœur », face à trois candidats masculins. Au total, dans l’Aude, 102 des 568 listes recensées dans les 433 communes sont conduites par des femmes, soit 18 % des têtes de liste, toujours selon l’Observatoire régional de la parité.
Dans les communes de plus de 1 000 habitants et de moins de 10 000 habitants, on compte 22 femmes têtes de liste. Certaines communes font toutefois figure d’exception, comme à Peyriac-Minervois, où les trois listes en présence sont conduites par des femmes. Mais dans l’ensemble, la majorité des femmes qui mènent une liste dans l’Aude le font dans les communes de moins de 1 000 habitants.
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La situation observée dans l’Aude reflète une tendance régionale. En Occitanie, seulement 20 % des listes sont conduites par des femmes, selon l’Observatoire régional de la parité. Sur les 6 317 listes candidates recensées dans les 4 446 communes de la région, 1 264 seulement sont menées par des femmes, contre près de 80 % par des hommes. Une proportion qui laisse présager une progression limitée du nombre de femmes maires à l’issue du scrutin, puisque dans la plupart des cas, c’est la tête de liste victorieuse qui devient maire.
Plus de vingt-cinq ans après les premières lois sur la parité, notamment celle du 6 juin 2000 visant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, ce déséquilibre reste marqué. Car si les listes doivent désormais être paritaires, la loi ne garantit pas pour autant l’accès des femmes à la tête des candidatures. Or, pour l’Observatoire régional de la parité, « quand la démocratie vacille, il faut la stimuler face aux extrêmes. Et cela passe par le contrat paritaire de plus de femmes maires à la tête des communes, bases du système démocratique en France et Europe », souligne l’organisme dans son communiqué.

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