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2 mai 2026Reuters.com
2 mai 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Destination, budget, logement… Ce que prévoient les Français pour leurs vacances d’été ».
Points clés à connaître
L’inflation va-t-elle pousser les Français à revoir leur copie pour les vacances d’été? Si une grande majorité veut toujours partir, les budgets vont parfois être resserrés, les destinations raccourcies et des nouvelles pratiques pourraient être adoptées, comme celle du camping. Explications avec Leslie Rival, secrétaire générale de l’Alliance France Tourisme.
Les Français profitent d’un week-end prolongé de trois jours, et ce ne sera pas le seul au mois de mai. Une opportunité pour certains de s’accorder de courts congés, malgré un contexte économique et international incertain.
Au pied de la tour Eiffel, les visiteurs sont nombreux à savourer cette parenthèse. Virginie, en congé avec sa famille, reconnaît toutefois devoir faire des choix pour les prochaines escapades : « Avec le prix du carburant, on ne peut pas se permettre de faire tous les week-ends qu’on veut, donc on sélectionne forcément. On fait celui-là et on verra par la suite. »
« On va se calmer, moins de restaurants, moins de tout »
Même prudence du côté de Nathalie, venue de Savoie : « On fait celui-là mais on n’en fera peut-être pas d’autres car tout coûte très cher. » Eric, originaire de Bretagne, a lui aussi consenti quelques dépenses exceptionnelles pour ce week-end, mais prévoit de se restreindre ensuite : « On va se calmer un peu : moins de restaurants, moins de tout. »
Le contexte économique, marqué par l’inflation et les tensions internationales, pèse sur les décisions. À Paris, Eli préfère ainsi des loisirs de proximité : « Rester ici mais surtout profiter des parcs, des forêts autour. » Comme beaucoup, il a également revu ses projets estivaux : « On prévoyait de partir un peu loin en avion mais avec la situation, on va rester en France, c’est censé être plus abordable. »
Le week-end de la Pentecôte prisé
Selon une étude de l’Alliance France Tourisme publiée fin avril, les réservations pour ces week-ends prolongés restent dynamiques, malgré une inflation de 2,2 % sur un an en avril. Les vacances de Pâques ont bénéficié d’une météo favorable, tout comme le week-end du 1er mai.
« Les Français ont été nombreux à partir le 1er mai, la météo s’y prêtait. Les destinations balnéaires attirent beaucoup les Français, qui ont un grand besoin de changer les idées et de profiter de ces trois jours pour se reposer un petit peu », souligne ce samedi sur RMC Leslie Rival, secrétaire générale de l’Alliance France Tourisme. Elle note également le succès des parcs d’attractions, notamment Disneyland. Traditionnellement, le week-end de la Pentecôte constitue un temps fort avant l’été. « Nous avons de bonnes réservations pour cette période », précise-t-elle.
Budget resserré pour les vacances estivales
Pour les grandes vacances, l’envie de partir reste forte : 70 % des Français l’envisagent. Mais les réservations se font plus tardives. « On observe un peu d’attentisme dans les réservations, en raison du contexte international et de la situation politique. Ils préfèrent prendre leur temps pour réserver », explique Leslie Rival.
L’étude met en évidence une évolution des comportements. Près de 41 % des Français privilégient des destinations proches, pour des raisons de sécurité et de budget, avec la France en tête. Au total, plus de 70 % devraient rester dans l’Hexagone cet été.
Les contraintes financières sont bien présentes. Le budget moyen s’élève à 1 530 euros, en baisse d’environ 150 euros sur un an. Un tiers des Français prévoit moins de 1 000 euros de dépenses, tandis que 40 % tablent sur un budget compris entre 1 000 et 2 000 euros. Dans ce contexte, 86 % affirment qu’ils puiseront dans leur épargne pour pouvoir partir.
Le camping tire son épingle du jeu
Les inégalités se creusent également : 84 % des catégories aisées envisagent de partir cet été, contre seulement 58 % des catégories modestes. Globalement, 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit neuf points de moins qu’en 2025, et seuls 37 % se disent certains de concrétiser leur projet.
Face à ces contraintes, les solutions alternatives se développent. Les séjours chez des proches et le camping séduisent de plus en plus. « Le tourisme en camping est en forte hausse : nous enregistrons plus de 10 % de croissance, pour atteindre environ 30 % des séjours », indique Leslie Rival.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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