
À Paris, la librairie centenaire Shakespeare and Company plus moderne que jamais
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L’indemnité carburant pour les « travailleurs modestes grands rouleurs » publiée au Journal officiel – franceinfo
2 mai 2026Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Le travail ne permet plus d’envisager d’améliorer son existence ».
Ce qu’il faut observer
Anne de Guigné, journaliste au Figaro et invitée ce samedi sur RMC au micro d’Anaïs Matin, a travaillé sur le synthèse au travail des Français. Selon elle, bon nombre de travailleurs sont découragés. La raison? Un salaire qui ne permet plus d’améliorer ses conditions de vie, le rejet de l’autorité pour les plus jeunes, le télétravail…
« Les Français veulent-ils encore travailler? »: telle est la question du livre publié par Anne de Guigné, journaliste au Figaro et invitée ce samedi sur RMC au micro d’Anaïs Matin. « C’est un livre pour comprendre pourquoi, en France, il y a une difficulté particulière autour du travail. Quand on regarde les indicateurs, globalement les Français travaillent un peu moins que les autres, et il y a davantage de difficultés au travail : désengagement, absentéisme, malaise, découragement », expose-t-elle.
« Le travail est fortement ponctionné »
» Aujourd’hui, travailler au quotidien ne vous assure pas forcément une fin de mois facile, et surtout ne permet plus d’envisager une véritable amélioration de son existence. Pendant les Trente Glorieuses, en une quinzaine d’années, on pouvait doubler son niveau de vie avec un salaire « lambda », sans être cadre. Aujourd’hui, l’augmentation du niveau de vie est très lente : il faudrait environ 80 ans de travail pour le doubler, ce qui le rend presque inaccessible », poursuit la contributeur.
Le problème, selon elle, est que le travail ne paie plus, en raison du système social français « C’est décourageant de s’investir pleinement dans son travail si l’on sait que, quoi qu’il arrive, rien ne va vraiment changer dans son quotidien. Le système semble grippé. Le travail est fortement ponctionné pour financer la sphère sociale, qui coûte de plus en plus cher. Aujourd’hui, il y a plus de retraités et moins d’actifs, ce qui crée un déséquilibre : le travail est davantage sollicité. »
« Cela pourrait être une première piste de réflexion : revoir la structure des prélèvements », expose Anne de Guigné
« C’est bien de développer d’autres activités, mais il existe quand même un certain détachement vis-à-vis du travail. Pendant le confinement, on l’a vu : beaucoup ont été payés sans travailler autant. En France, la baisse du temps de travail est souvent présentée comme l’ultime progrès social. Pourtant, les Français ne sont pas fainéants », rassure la reporter.
Cette nouvelle perception du travail aurait été accéléré depuis la période de la crise sanitaire du covid-19, théorise également Anne de Guigné. « Chacun, en étant chez soi, a davantage réfléchi à son travail. Il y a aujourd’hui une grande remise en question du travail, notamment du contrat de travail, qui reste assez hiérarchique en France. Cela devient un repoussoir pour beaucoup de jeunes. »
L’autorité au travail est parfois « insupportable pour les jeunes »
« L’école et l’éducation ont changé : quand on arrive dans le monde du travail, c’est parfois la première fois qu’on a un chef formel qui donne des ordres, et cela devient insupportable pour beaucoup de jeunes. Ils demandent de l’indépendance, mais les organisations ont du mal à s’adapter à cette demande d’autonomie. »
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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