
un pétrolier détourné au large du Yémen et conduit vers la Somalie
2 mai 2026Reuters.com
2 mai 2026Déplacement du marché de plein vent non alimentaire à Carcassonne : « On va tuer notre activité »
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Déplacement du marché de plein vent non alimentaire à Carcassonne : « On va tuer notre activité » ».
Les points essentiels à retenir
Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé, jeudi 30 avril en fin de conseil municipal, sa volonté de déplacer le marché textile du boulevard Barbès. Ce samedi 2 mai, sur le marché en question, les commerçants ne cachaient pas leur inquiétude.
« Je ne comprends pas. Ils veulent vous déplacer. Mais pourquoi ? Déjà que le centre-ville est mort. » Devant un étal de sous-vêtements, ce samedi matin, une cliente du marché de plein vent vient d’apprendre la nouvelle, en discutant avec Christine, une commerçante. Le marché textile et non alimentaire vit-il ses derniers moments sur les contre-allées du boulevard Barbès ? Christophe Barthès, le maire d’extrême droite de Carcassonne, a en effet exprimé sa volonté de le déplacer, ce jeudi 30 avril en fin de conseil municipal. Peut-être pour aller sur le square Chénier ou les abords du canal, entre la gare et la Sernam.
Le sujet a bien entendu alimenté les conversations entre chalands et camelots, ce samedi 2 mai. « On a appris ça dans l’Indépendant », soupire Ilyes Bennadji. « On n’a pas été informés. Mais on n’est pas des dominos, on est des commerçants quand même. On a discuté avec nos clients qui ont peur de cette éventualité. Si on déménage vers la gare ou le square Chénier, on ne va pas les retrouver. » Tous les commerçants interrogés sont ainsi unanimes : « Il ne faut pas diviser le marché, le séparer. On doit rester dans le prolongement des fruits et légumes sinon on va tuer notre activité. C’est notre zone de chalandise », confie Chloé de la boutique Chloé d’Aude Cosmétique. Même son de cloche chez Evelyne Baland : « On n’est pas d’accord. Aucun d’entre nous ne veut ça. On est bien ici. Si on est à Chénier ou vers la gare, les gens qui viennent pour les maraîchers ne se déplaceront pas là-bas. On le sait, on l’a vu ailleurs, dès qu’on coupe les légumes du textile, cela ne marche pas », se désespère-t-elle. « Il faut qu’il y ait les deux, sinon, ce n’est plus un marché », surenchérit Samuel Caragol. « Ce n’est bon pour personne », notent Jean-Louis et Christine.
Cela ne peut pas être une décision unilatérale
Quant à la justification du gain de places de stationnement et d’amélioration de l’organisation du marché, les commerçants estiment qu’on peut mieux gérer l’espace existant. « On peut gagner de l’espace, et gagner des places de parking, sans nous déplacer », avance Ilyes Bennadji. « Il faut former les placiers », souligne Olivier Dechappe. Beaucoup, en comparant avec Narbonne où il y a « plus de rigueur » dans l’organisation, trouvent qu’il faudrait commencer par ça.
Georges Ghaly, le président du syndicat des commerçants de marché de l’Aude, s’étonne de son côté de « ne pas avoir été contacté ». « Cela ne peut pas être une décision unilatérale. Tout changement doit être discuté avec le syndicat sinon je vais faire intervenir le service juridique de la Fédération nationale. » Et de rappeler qu’un marché a besoin de « stabilité sur le long terme ». « C’est très long de retrouver une clientèle. S’ils le déplacent, ils vont casser le marché et les gens iront ailleurs. » La question de l’emplacement du marché est une question qui revient à intervalles réguliers dans l’actualité carcassonnaise depuis la rénovation du square Gambetta en 2014 et les aménagements de la place Carnot en 2021.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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