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6 mars 2026Emmanuel Macron se félicite de l’interception d’un nouveau navire de la flotte fantôme russe
NICOLAS MAETERLINCK / Belga via AFP
Les autorités belges et françaises ont saisi samedi 28 février au soir le navire « Ethera » de la flotte fantôme russe.
Opération conjointe. Emmanuel Macron s’est félicité ce dimanche 1er mars de l’interception d’un nouveau navire de la « flotte fantôme » russe, dans la nuit de samedi à dimanche, par les forces spéciales belges avec le soutien de la marine française.
« Coup dur pour la flotte fantôme : en mer du Nord, nos hélicoptères de la Marine nationale ont contribué cette nuit à l’arraisonnement par les forces belges d’un pétrolier sous sanctions internationales », a-t-il déclaré sur le réseau social X peu après l’annonce de cette arrestation par le vice-Premier ministre belge, Maxime Prévot.
« Les Européens sont déterminés à couper les sources de financement de la guerre d’agression de la Russie en Ukraine en faisant respecter les sanctions », a ajouté le président français.
« Appliquer » les sanctions
Bruxelles va saisir le bateau, baptisé « Ethera », après son arrivée au port, a précisé Maxime Prévot, qui a remercié les forces spéciales belges pour leur « professionnalisme et courage exceptionnels ». Le vice-Premier ministre a par ailleurs confirmé que l’opération avait été menée aux côtés des partenaires du G7, nordiques et baltes de la Belgique, et en coordination avec la France
Le ministre de la Défense belge, Theo Francken, avait, de son côté, indiqué dans un message précédent que le pétrolier était « escorté vers le port de Zeebruges, où il sera saisi ».
La Russie a utilisé une flottille de pétroliers vieillissants, à la propriété opaque, pour contourner les restrictions imposées à ses lucratives exportations de pétrole brut après son invasion de l’Ukraine en 2022. L’Union européenne a placé des centaines de ces navires sur liste noire afin d’affaiblir la capacité de financement de guerre de Moscou.
L’ampleur de cette armada est difficile à évaluer « avec précision », avait expliqué Julien Vercueil, économiste à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), dans une interview à l’AFP en octobre. S’appuyant sur « l’estimation la plus forte » proposée par la Kyiv School of Economics, ce spécialiste de l’économie russe évoquait « près de 600 navires ». D’autres spécialistes estiment les effectifs encore plus élevés, comme l’amiral Benoît de Guibert, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui parlait en juillet d’« environ 900 navires ».
« Les sanctions n’ont de sens que si elles sont appliquées. Aujourd’hui, nous les avons appliquées », a conclu Maxime Prévot, suggérant que le navire saisi aurait pu naviguer sous un faux pavillon.

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