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Nos rédacteurs considèrent que « Comment LFI a préparé le terrain avant une nouvelle candidature de Jean-Luc Mélenchon » est un article à suivre.
Ce qu’il est utile de savoir
• Le suspense porte uniquement sur la date d’annonce, prévue lors d’une réunion du mouvement ce 3 mai ou début juin.
• Les Insoumis misent sur son expérience et sa dynamique électorale passée.
Un suspense soutenable. Alors que la précampagne présidentielle accélère, à moins d’un an désormais du premier tour, la France insoumise s’apprête à désigner son candidat. Deux cases sont surlignées dans le calendrier de la direction : ce dimanche 3 mai, et le mardi 2 juin, dates des prochaines réunions de « l’intergroupe parlementaire » du mouvement.
C’est au cours de l’une d’entre elles que la petite centaine d’élus (les députés, les eurodéputés et les maires LFI) proposera le nom de son représentant pour 2027, après débat et selon « la méthode du consensus. » Voilà pour l’incertitude. Elle concerne le moment de l’annonce, et rien d’autre. Sauf improbable séisme, c’est bien le nom de Jean-Luc Mélenchon qui sortira du chapeau.
Difficile effectivement d’imaginer autre issue, tant le fondateur de la machine insoumise, et ses dirigeants actuels, ont tout fait pour préparer le terrain à cette nouvelle aventure. À 74 ans, il s’agira de sa quatrième candidature à l’Élysée. « Comme François Mitterrand et Jacques Chirac », glissait encore Manon Aubry, samedi 2 avril, sur franceinfo, manifestement rodée aux premiers éléments de campagne.
Bompard n’a « pas d’autres noms à soumettre »
De fait, personne ne conteste la place de Jean-Luc Mélenchon, qui avait pourtant appelé à être « remplacé » après sa dernière tentative, au sein de La France insoumise. Encore moins depuis 2024. L’autre présidentiable, François Ruffin (qui semblait un temps avoir les faveurs du patriarche), a pris la tangente après les « purges » des voix dissidentes lors des législatives anticipées. Il est lui-même candidat à l’Élysée, avec son parti « Debout ! ». Quant à la direction actuelle du mouvement, aucun doute n’existe.
« Je n’ai pas d’autres noms à vous soumettre », expliquait encore Manuel Bompard mi-avril, jugeant « évident que Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui le meilleur candidat pour la France insoumise. » Il est « le seul aujourd’hui qui est en mesure de qualifier la gauche au second tour, et même de battre l’extrême droite », martelait encore le coordinateur LFI.
Même tonalité du côté de Rima Hassan, une autre des personnalités identifiées par le grand public. « La France insoumise est le seul mouvement à gauche qui est véritablement prêt, avec le travail de terrain, à l’échelle du programme, et à l’échelle de l’incarnation », expliquait-elle fin avril, dans le podcast « Paroles d’honneur », évoquant Jean-Luc Mélenchon comme « une figure qui peut supporter ce qu’il y a supporter et qui peut changer la donne ».
Dans les sondages, l’ancien ministre de Lionel Jospin (2000-2002) est certes donné dans le duo de tête à gauche, avec Raphaël Glucksmann (entre 10 et 12 %). Mais il est loin pour l’instant d’Edouard Philippe et ses quelque 20 %, synonymes de qualification au second tour face au Rassemblement national.
Mélenchon « prêt » contre « ceux qui bavardent »
Qu’importent ces rapports de force actuels, et les polémiques à répétition qui abîment encore sa cote d’adhésion, les partisans de Jean-Luc Mélenchon parient sur la même dynamique qui l’avait propulsé à 19,58 % en 2017, puis 21,95 % en 2022. Soit largement en tête à gauche, et à un cheveu du duel final.
Le principal concerné semble en tout cas fin « prêt » à livrer bataille, l’un des nouveaux éléments de langage en terres insoumises. Même impatient. « On a moins d’un an » avant le premier tour, a-t-il ainsi rappelé, vendredi, lors d’un échange avec la presse, après le défilé parisien du 1er mai. Si l’on prend en compte « les deux mois d’été où il ne va pas y avoir d’activité politique féroce. Plus, la Coupe du monde de foot », a-t-il ajouté, « il faut vraiment se mettre au travail maintenant ».
Perché sur le camion de la France insoumise, il a également livré un discours résolument offensif, avec une clôture tournée vers 2027 : « Il y a ceux qui s’en vont, ceux qui bavardent, et ceux qui sont prêts. Nous sommes prêts, tous autant que nous sommes ici. » Quelques jours plus tôt, sur son blog, il glissait une phrase sur « sa vie publique » qui « n’est pas près de s’arrêter. » Le terrain est dégagé, l’atterrissage est pour bientôt.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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