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6 mars 2026Mort de Quentin Deranque : les mains ensanglantées, le regard hagard… Le jeune militant identitaire avait-il participé à la bagarre ? De nouvelles vidéos font surface
Alors que neuf personnes liées à l’ultragauche sont désormais mises en examen dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, une vidéo montrant le jeune militant identitaire peu après son lynchage, le 12 février, fait surface. Il est décédé deux jours plus tard des suites d’un grave traumatisme crânien.
De nouvelles images publiées jeudi 5 mars par l’Humanité montrent un homme, Quentin Deranque selon le quotidien, peu après la violente bagarre qui a opposé des soutiens du collectif Némésis et des antifascistes à Lyon le 12 février.
Ce jour-là, le militant nationaliste de 23 ans avait été frappé par plusieurs personnes, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d’un grave traumatisme crânien, il décédait deux jours plus tard.
Sur les images, celui qui est identifié comme Quentin porte un pantalon noir, une doudoune bleue et une cagoule. Ses mains sont tachées de sang, comme celle d’un ami qui l’accompagne. Il se trouve alors rue Victor Lagrange, à Lyon, sur les lieux même où il a été frappé par plusieurs individus. L’air hagard, il ne prononçait pas un mot.
La vidéo était enregistrée à 18 h 07, quelques minutes après la rixe.
Alors que l’un des passants leur conseille de partir s’ils veulent éviter des problèmes avec la police, et qu’un autre leur recommande de se rendre à l’hôpital, les deux hommes, hésitant sur la conduite à tenir, faisaient le choix de marcher pendant près de 2 km, franchissant le Rhône, puis la Saône, jusqu’à un arrêt de bus. Là, l’état de Quentin se dégradait. C’est vers 19 h 40, plus d’1h40 après les violences, qu’il était pris en charge par les pompiers.
Le jeune homme proche de la droite identitaire avait-il participé à la bagarre ? Sur une nouvelle vidéo publiée ce vendredi, une personne portant les mêmes vêtements que sur la vidéo précédente, est aperçue poings serrés, en première ligne de la violente confrontation.
Deux nouvelles mises en examen ce vendredi
Les 17 et 18 février, onze personnes étaient interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d’avoir participé aux violences, les quatre autres de les avoir aidées à se soustraire à la justice.
Six hommes suspectés d’avoir porté des coups à Quentin Deranque étaient mis en examen pour « homicide volontaire » et un pour « complicité ». Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire.
Âgés de 20 à 26 ans, ils sont, selon une source proche du dossier, « connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde », un mouvement d’ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin 2025. Deux étaient des collaborateurs du parlementaire.
Mercredi 4 mars, deux autres hommes, soupçonnés d’avoir participé aux violences contre le militant d’extrême droite étaient également arrêtés, deux semaines après la première vague d’interpellations.
Âgés de 22 et 26 ans, ils étaient interpellés dans la région lyonnaise et dans l’Aube et placés en garde à vue notamment pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs ». Ce vendredi, le parquet de Lyon indique qu’ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
La sous-direction antiterroriste (SDAT) est cosaisie des investigations.

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